jeudi, juin 20, 2013

Travail au Noir (point en 2013)



Emmanuel Garessus, excellent journaliste du Journal « le Temps » de Genève publiait dans la parution du 19 juin dernier une recension d’un travail de l’Institut of Economic Affairs, (http://www.iea.org.uk) sur le travail au Noir dans le monde.

Comme nous le savons tous ici, « Un problème posé, c’est déjà la moitié de la solution qui est trouvée ».

Dans cet ouvrage, les principales causes de cet état de fait sont analysées dans le monde. Dans certains endroits, c’est déjà la difficulté d’enregistrer son activité qui est en cause, mais bornons-nous à essayer de voir ce qui est en cause en France.

Cette étude montre que dans l’UE la cause majeure est dans l’ordre, la lourdeur des impôts et des taxes, puis la morale fiscale, la qualité des institutions publiques et enfin la réglementation du marché du travail. Tout est dit.

Et on voit bien d’ailleurs en France où dans le régime des auto-entrepreneurs, la plupart de ces freins étaient levés, ce fut (parce qu’il est à craindre que ce statut fasse long feu), un vrai engouement. Mais qui a montré que des millions de français étaient prêts à se prendre en charge sans assistance de l’Etat pour gagner leur vie. Et que du travail il y avait, pour autant que son coût ne soit pas obéré par des charges le rendant impossible.

Qualité des institutions publiques en France d’abord parce que les politiciens en font un total et obligatoire outil de redistribution. Et il en va ainsi, dans ce dévoiement, pour la totalité des aides de l’Etat, que ce soit pour le logement, les allocations familiales, la sécurité sociale ou autres retraites. Toutes les charges sociales qui alourdissent en France le coût du travail seraient bien moins importantes si les ayant droits n’étaient que les cotisants. Et « les vaches seraient mieux gardées ».

Si l’Etat français – lui qui prône la transparence sur bien d’autres sujets moins pertinents - inscrivait dans un chapitre budgétaire tout ce qu’il doit payer aux « sans droits », déjà du fait de ses largesses démagogiques (avec l’argent des autres), les choses seraient plus claires et ceux qui continueraient à voter pour eux pourraient se targuer de participer à un vrai choix démocratique.

Mais avec tout cela se dessine, d’abord à l’intention de ceux qui ne l’avaient pas encore compris, les solutions pour demain. Baisse du coût du travail en ne lui imputant qu’une protection sociale qu’à ses ayant droits. Ceci va mécaniquement avoir l’avantage de permettre l’embauche de plus de personne et réduire la contrepartie du travail au noir correspondant. La baisse des impôts quant à elle, ne pourra être mise en œuvre que par une baisse des besoins de l’Etat, ce qui passe immanquablement par une optimisation des services rendus par ces institutions et leur mise en concurrence. Ce sera aussi 2 millions de fonctionnaires en moins au bas mot, mais qu’est-ce, ce retour à plus de normalité et d’efficience face aux millions de chômeurs en France, ce que ne rendent pas d’ailleurs les statistiques que l’on nous sert. Et que l’on ne vienne pas me dire que cela fera 2 millions de chômeurs de plus puisque et le coût du travail baissant, les impôts et la mise en concurrence vont accroître de facto l’activité économique d’une manière notable. Mais au seul bénéfice de ceux qui, pouvant travailler, travaillent.

Si défense de la démocratie il doit y avoir en France, celle-ci se manifestant comme on le voit par un vote « avec des mouvements physiques » comme le travail au noir ou l’adhésion au statut d’auto-entrepreneur ou bien plus grave pour ceux qui le peuvent par une expatriation des forces vives et entrepreneuriales de la France, comment faire pour rétablir un juste équilibre de toute cette activité économique en France ? Simplement en mettant en place des structures qui vont répondre à tous ces freins énoncés plus haut et qui feront que demain, les français vont trouver un intérêt certain et personnel à travailler sur le territoire français. Et ce faisant, vont faire repartir d’une manière radicale la machine économique de la croissance.

Et pour parfaire cette partition et ramener des milliers de milliards d’euros dans les caisses de nos banques pour le bienfait de cette même activité économique française, il faut faire repartir la confiance des épargnants et des capitalistes français pour qu’ils soient encore plus nombreux à financer notre économie. Une seule chose à faire, qui est peut être une rengaine chez moi, établir ou rétablir, je ne sais, un véritable secret bancaire en France et déjà vis à vis du Trésor Public !

Quel formidable « moment » de démocratie cela serait. Si personne n’avait intérêt à frauder le fisc, déjà parce qu’il trouverait son compte dans les contreparties de ses impôts, cela serait bien à un vote d’adhésion auquel on assisterait. Ce ne sera pas, comme la montré cette gestion dans le milieu bancaire suisse, la porte ouverte aux blanchiments d’argent délictueux auquel on assisterait.

Et cela serait aussi remettre l’individu-citoyen au centre de notre société, place qu’il n’aurait jamais dû quitter. Au delà de toute idéologie, c’est aussi la seule solution « économique » qui marche. Qui peut, au fil de siècles d’Histoire, justifier du contraire ?

lundi, avril 08, 2013

La Démocratie contre la Liberté. par Damien Theillier



1614 mots - Temps de lecture : 4 - 6 minutes

« Il y a une différence entre démocratie et liberté.
La liberté ne se confond pas avec la possibilité de voter.
Elle doit être jugée en considérant la quantité de sujets sur lesquels nous ne votons pas. »
John T. Wenders

L’affaire Cahuzac pourrait nous faire penser que si les choses vont mal dans nos démocraties, c’est parce que des hommes mauvais sont au pouvoir. Changeons donc les hommes et tout ira mieux. Le problème serait de nature uniquement morale. Cette thèse a le mérite de la simplicité mais elle est fausse.

Posons-nous la question suivante : Et si les difficultés de nos sociétés (chômage, inflation, dette) n'étaient pas dues à la méchanceté de certains hommes, ni à la faillite de l’économie de marché (gouvernée par la « cupidité » de certains hommes) mais à la défaillance structurelle de nos institutions politiques ? Telle est l’hypothèse iconoclaste de Dépasser la démocratie, un livre de deux hollandais, Frank Karsten et Karel Beckman, qui vient d’être traduit en français par Benoît Malbranque sous l’égide de l’Institut Coppet. Selon eux, c’est la démocratie elle-même qui produit le déclin de la civilisation, au sens d’un affaiblissement généralisé des idées de liberté et de responsabilité.

La démocratie est née à une époque où l’État était relativement faible. Un siècle et demi de démocratie a néanmoins conduit à une expansion considérable de l'État dans tous les pays démocratiques. Elle a également conduit à la situation dans laquelle nous ne devons pas seulement craindre l'État, mais aussi nos concitoyens, qui sont en mesure de nous asservir par les urnes. Bien entendu, si la démocratie consistait à garantir les libertés individuelles, elle serait une chose souhaitable. Mais malheureusement, ce n’est pas le cas. Il semble bien que la démocratie ne produise pas le maximum de liberté compatible avec l’ordre social mais tout au contraire le maximum de servitude compatible avec l’ordre social.



Les auteurs montrent en effet qu’un système de choix collectifs fondé sur des votes à la majorité des voix ne permettra jamais de dégager des solutions à long terme aux problèmes soulevés par la vie en société. Au contraire, il produira de plus en plus de dépenses publiques et de contrôles sur les individus. En effet, la démocratie est un système politique dans lequel les candidats achètent des voix au moyen de promesses de biens publics et de subventions. Ils cherchent à maximiser le nombre de leurs électeurs en adaptant l’offre de biens publics à la demande des groupes de pression. « Ce qui règne en démocratie n'est pas « la volonté du peuple » mais la volonté des hommes politiques, elle-même guidée par les groupes de lobbyistes professionnels, les groupes d'intérêts et les activistes. » (Dépasser la démocratie)

Dans notre société, la croyance aveugle en la démocratie n'est pas si évidente. Il s'agit en fait d'un phénomène assez récent. Cela pourra apparaitre comme une surprise pour beaucoup de lecteurs, mais les pères fondateurs des États-Unis — des hommes comme Benjamin Franklin, Thomas Jefferson et John Adams — étaient sans exception opposés à la démocratie. De même, le système politique que Benjamin Constant, Jean-Baptiste Say et Frédéric Bastiat appelaient de leurs vœux était une république constitutionnelle limitée, restreinte à la protection des droits individuels. Dans un tel système, la règle de la majorité s'applique uniquement à la sélection des représentants. Mais la majorité n'a rien à dire sur les principes fondamentaux régissant la société comme le gouvernement. Elle n'a pas le pouvoir de demander ou d’obtenir la violation des droits individuels.

À l’origine bien sûr, le rôle des institutions démocratiques était de limiter et de contrôler l'État. Malheureusement, la démocratie est devenue un instrument de contrôle de la sphère privée. Les totalitarismes du XXe siècle étaient le résultat de l'emprise du pouvoir politique sur les individus et de la sphère publique sur la sphère privée. Or la démocratie du XXIe siècle s’inscrit dans la continuité de ce modèle. Pas de manière sanglante, ni de façon abrupte. Mais graduellement, petit à petit. C’est un totalitarisme « soft », d’autant plus insidieux qu’il est supportable et procure l’illusion de la sécurité.

Ce livre est construit en trois parties


Dans la première partie, il étudie notre foi en ce dieu de la démocratie parlementaire. Comme toute religion, la démocratie a son ensemble de croyances — des dogmes qui semblent être des faits indiscutables pour tout le monde. Ceci est présenté sous la forme d’une liste de 13 mythes populaires sur la démocratie :


Mythe 1. Chaque vote compte.

Mythe 2. Dans une démocratie, le peuple gouverne.

Mythe 3. La majorité a raison.

Mythe 4. La démocratie est politiquement neutre.

Mythe 5. La démocratie mène à la prospérité.

Mythe 6. La démocratie est nécessaire pour assurer une juste distribution des richesses et pour venir en aide aux pauvres.

Mythe 7. La démocratie est nécessaire pour vivre tous en harmonie.

Mythe 8. La démocratie est nécessaire pour créer un sentiment de communauté.

Mythe 9. La démocratie signifie la liberté et la tolérance.

Mythe 10. La démocratie favorise la paix et aide à lutter contre la corruption.

Mythe 11. Dans une démocratie, les gens obtiennent ce qu'ils désirent.

Mythe 12. Nous sommes tous favorables à la démocratie.

Mythe 13. Il n'y a pas de (meilleure) alternative.

Dans la seconde partie, les auteurs décrivent les conséquences pratiques du système démocratique. Ils montrent pourquoi la démocratie mène inévitablement à la stagnation économique et quels sont les éléments qui la rendent inefficace et injuste. « Il est temps pour les gens d’ouvrir les yeux sur le fait que la démocratie ne conduit pas à la liberté ni à l'autonomie. Elle ne résout pas les conflits et elle ne libère pas les forces productives et créatives. Bien au contraire. La démocratie crée des antagonismes et des restrictions. Les aspects centralistes et compulsifs de la démocratie provoquent un chaos organisé, alors que la liberté individuelle et la dynamique du marché désorganisé provoquent un ordre spontané et la prospérité. »

Dans la troisième partie, ils posent les bases d’une alternative à la démocratie, un système politique basé sur l’autodétermination de chaque individu, caractérisé par la décentralisation, la gestion locale et la diversité. Dans une société libre, la règle principale serait de ne commettre ni fraude, ni violence, ni vol. Tant que les gens s'en tiennent à cette règle, ils pourraient offrir tous les services, y compris ceux qui sont aujourd’hui considérés comme des « services publics ». Ils pourraient également créer comme ils l’entendent leurs propres communautés — monarchiste, communiste, conservatrice, religieuse ou même autoritaire, pour peu que leurs « clients » adhérent volontairement et pour peu qu'ils laissent les autres communautés tranquilles. En fait, une société idéale et libre serait semblable au modèle sur lequel est basé Internet. Avec Internet, seules quelques règles s’appliquent. Elles sont simples à respecter. Pour le reste, chacun peut participer à sa guise.


Dans une société libre, le vote est un mécanisme approprié pour la sélection de ses représentants politiques mais non, comme le veut la démocratie, de ses principes éthiques et politiques. Il faut donc limiter le pouvoir du gouvernement à une seule fonction : la protection des droits individuels. C'est le vrai sens de la liberté, tel qu’il a été si bien compris et exposé par Frédéric Bastiat au XIXe siècle.

L’approche libertarienne de la démocratie

Dépasser la démocratie a été écrit dans une perspective libertarienne. Le libertarianisme est une philosophie politique fondée sur la propriété de soi, c'est-à-dire sur le droit que chaque individu a sur son propre corps et sur sa vie, et donc sur les fruits de son travail. L'alternative à l’autogouvernement est que les gens décident de la vie et du travail des autres (ou — mais cela est tout à fait irréaliste — que tout le monde décide pour tout le monde). Selon le libertarianisme, une telle situation est injuste. Il est basé sur le principe que les individus n'ont aucune obligation de se sacrifier pour le collectif, comme c'est le cas dans les systèmes socialistes, fascistes ou démocratiques.

Pour les libertariens, la liberté individuelle (propriété de soi) ne signifie pas le « droit » au travail, à l'éducation, aux soins de santé, au logement ou à quelque autre bien, étant donné que ces « droits » impliquent pour les autres le devoir de fournir ces prestations. Si une personne est obligée de se sacrifier pour les autres, ce n'est pas la liberté, mais l'esclavage. La liberté signifie que chacun a le droit de faire ce qu’il souhaite avec sa vie et ses biens, tant qu'il n'interfère pas avec la vie et la propriété d'autrui. En bref, les libertariens sont contre l’initiation de la force physique.

En définitive, ce que montre ce livre, c’est que la ligne de clivage qui séparait jadis les partisans de la monarchie et ceux de la démocratie s’est déplacée. Où passe-t-elle désormais ? De nos jours, le véritable clivage est celui qui oppose les défenseurs de l’association volontaire aux défenseurs du collectivisme forcé, ceux qui ont confiance en la capacité des individus à s’organiser librement par eux-mêmes et ceux qui pensent que le collectivisme social-démocrate est la fin de l’Histoire. Toute la troisième partie de Dépasser la démocratie est justement consacrée à l’élaboration des grandes lignes de cette alternative à la démocratie : « Nous croyons que l'État-nation et la démocratie qui va avec sont des institutions du XXe siècle, pas du XXIe siècle. Le chemin vers l'autonomie et l’autogouvernement continuera, mais il ne passera pas par les larges démocraties. Il passera par la décentralisation et par l'organisation des personnes en plus petites unités administratives, conçues par les gens eux-mêmes. »



Lire l’introduction du livre

Mythes 1 et 2

Voir le site : http://depasserlademocratie.fr


mercredi, avril 03, 2013

La leçon Cahuzac



J’essaye de regarder plus loin que le chiffon rouge que les médias se plaisent à agiter devant nos yeux. Je ne suis pas Médiapart et n’ai pas d’informations sensationnelles à sortir de mon chapeau. Je n’essaye qu’à mettre bout à bout et au fil des années, toutes les informations que les médias finissent par « sortir ».

Et tout ceci me conduit à voir dans cette affaire un plus grand scandale encore que ne peut l’être le mensonge de Cahuzac ou encore la « possession d’un compte non déclaré en Suisse.

Quand en mars 2007 dans une interview du journal Coopération distribué en Suisse chaque semaine par millions d’exemplaires gratuitement, Nicolas Tenzer, haut fonctionnaire de l’Etat français s’exprime sur son libéralisme, le journaliste lui demande s’il est seul à penser ainsi dans le microcosme des anciens de l’ENA, voici ce qu’il répond :

« Vous êtes plutôt seul en France à parler ainsi ? Non, de nombreux hommes politiques, ainsi Dominique Strauss Kahn ou François Hollande, partagent mes convictions, mais en … privé !
Pourquoi pas en public ? En France, on est dans la conservation. Si les idées libérales ont tant de mal à être entendues, cela tient plus aux élites et aux groupes qui dominent le pays, qu’au pays lui-même ! Prenez le secteur de la fonction publique, j’ai pu constater dans des groupes de travail que les refus de réforme, de fluidité, de mise en concurrence, d’ouverture d’accès aux postes tenait plus à des blocages de grands corps de l’Etat qu’à des pressions d’organismes syndicaux !
La France est impossible à réformer, alors ? Pour qu’elle le soit, il faudrait que chacun renonce à tirer parti pour soi du coté obscur du système. Pour l’instant, chacun essaie de maximiser ses petits avantages et ses privilèges. Résultat, confirmé par tous les sondages: un sentiment extraordinairement fort d’injustice et d’inégalité. D’où des réflexes antilibéraux très marqués. »

Encore à la fin 2010 dans l’affaire des vols de données de la banque HSBC, Nicolas Sarkozy et son Ministre du Budget, Woerth, clamaient haut et fort qu’ils allaient utiliser les listings volés et que détenaient Eric de Montgolfier, procureur de la République à Nice et ceci pour pourchasser les fraudeurs du fisc français. On venait de parler dans les journaux suisses qu’un notaire genevois détenait des preuves que Nicolas Sarkozy, au moment de l’affaire Karachy, avait ouvert lui même des comptes cachés sur la place de Genève à cette époque. Rien de bien nouveau à l’encontre de Me Sarkozy qui justement avait commencé sa carrière d’avocat en ouvrant des comptes off-shore pour ses clients.

Alors quand lors d’une fin de semaine d’un des mois d’automne, le Président de la Confédération Rudolf Merz, avait pris l’avion pour Paris une mallette sous le bras, pour ma part je savais à l’avance, l’objet de sa mission. Et le fait fut là le lundi matin qui suivit. La France annonçait renoncer à utiliser des fichiers volés dans le cadre des procédures fiscales à l’encontre de certains de ses ressortissants ayant mis de l’argent sur des comptes en Suisse. Dans les semaines qui suivaient Eric Woerth n’était plus Secrétaire d’Etat au budget.
Maintenant quand nous apprenons que M. Jerôme Cahusac possède un compte occulte en Suisse depuis 1992, je ne m’en offusque pas plus que cela de la part d’un homme brillant et intelligent. C’est une réaction normale de « bon père de famille » que de protéger son patrimoine des griffes d’un fisc toujours plus gourmand dans un Etat dont les comptes et la raison d’être sont à l’agonie.

Alors qu’est-ce qui m’offusque le plus aujourd’hui et au contraire de ce j’entend jusqu’à la nausée dans tous les médias ? C’est que les oligarchies au pouvoir en France, tant de l’UMP que du PS et depuis plus de trente ans, savent bien que le collectivisme de cet étatisme est létal pour la France et pour les français, mais comme il continue à profiter à tous nos politiciens mercenaires de ce pays où la Fonction Publique tient tous les citoyens en esclavage, ils y trouvent bien mieux leurs comptes.

Et comme promouvoir moins d’Etat et plus de liberté aux gens de faire la France par eux-mêmes leur est par définition moins profitable personnellement, ils ne font rien dans ce sens. Faut-il jeter la pierre à ces mercenaires ? Non, c’est aux électeurs, même s’ils sont bernés pour la plupart, qu’il faut imputer une telle gabegie. Et si le chemin du retour n’est pas pour demain tant le ver ronge profondément le fruit, c’est bien,

Tout le sentiment même de Démocratie qu’il faut accuser et récuser. Une mystification.

dimanche, mars 03, 2013

Le seul chemin pour demain !



Par Ayn Rand en 1944. Traduction de Sébastien Dazy, Institut Coppet

Cela montre bien que la pseudo alternative gauche-droite n'est là que pour nous leurrer et que la philosophie de vie n'est qu'entre individualisme et collectivisme. Ayn Rand toujours aussi bonne analyste de la société.

"La plus grande menace pour l’humanité et la civilisation est la propagation de la philosophie totalitaire. Sa meilleure alliée n’est pas la dévotion de ses adeptes, mais la confusion de ses ennemis. Pour la combattre, nous devons la comprendre.
Le totalitarisme est un collectivisme. Collectivisme signifie la sujétion de l’individu à un groupe – qu’il soit une race, une classe ou un État n’a pas d’importance. Le collectivisme soutient qu’un homme doit être enchaîné à l’action collective et à la pensée collective au nom de l’intérêt du « bien commun ».
Tout au cours de l’histoire, aucun tyran n’accéda jamais au pouvoir sans prétendre représenter « le bien commun ». Napoléon « servit le bien commun » de la France. Hitler est en train de « servir le bien commun » de l’Allemagne. Des horreurs qu’aucun homme n’oserait envisager pour son propre intérêt égoïste sont perpétrées en toute bonne conscience par les « altruistes » qui se justifient au nom du bien commun.
Aucun tyran n’a jamais perduré longtemps par la seule force physique. Les hommes ont été réduits en esclavage avant tout par des armes spirituelles. Et la pire d’entre elles est la doctrine collectiviste qui prétend que la suprématie de l’État sur l’individu constitue le bien commun. Aucun dictateur ne pourrait s’élever si les hommes gardaient comme une foi sacrée la conviction qu’ils ont des droits inaliénables dont ils ne peuvent être dépossédés par aucune cause quelle qu’elle soit, par aucun homme quel qu’il soit, pas plus un malfaiteur qu’un supposé bienfaiteur.
Ceci est le principe de base du concept d’individualisme opposé à celui de collectivisme. L’individualisme soutient que l’homme est une entité indépendante avec un droit inaliénable à la poursuite de son propre bonheur, dans une société où les hommes échangent les uns avec les autres en égaux.
Le système américain est fondé sur l’individualisme. S’il est question de survivre, nous devons comprendre les principes de l’individualisme et les appliquer comme nos critères de jugement à l’égard de toute question d’ordre public, et de chaque problème auquel nous sommes confrontés. Nous devons avoir un credo positif, une foi pure et cohérente.
Nous devons apprendre à rejeter comme une abomination la conception selon laquelle le bien commun est servi par l’abolition des droits individuels. Le bonheur général ne peut pas venir de la souffrance générale et de l’auto-immolation. La seule société heureuse est celle des individus heureux. On ne peut pas avoir une forêt saine à partir d’arbres pourris.
Le pouvoir d’une société doit toujours être limité par les droits inaliénables et fondamentaux de l’individu.
Le droit à la liberté signifie le droit d’un homme à l’action individuelle, au choix individuel, à l’initiative individuelle et à la propriété individuelle. Sans le droit à la propriété privée, aucune action indépendante n’est possible.
Le droit à la poursuite du bonheur signifie le droit d’un homme de vivre pour lui-même, de choisir ce qui constitue son propre bonheur privé et personnel et de travailler à sa réalisation. Chaque individu est le seul et unique juge dans ce choix. Le bonheur d’un homme ne peut pas lui être prescrit par un autre homme ou par un groupe d’autres hommes.
Ces droits sont la possession inconditionnelle, personnelle, privée et individuelle de chaque homme, qui lui sont accordées par le fait de sa naissance et qui lui sont inaliénables. Telle était la conception des fondateurs de notre pays, qui ont placé les droits individuels au-dessus de toutes les revendications collectives. La société ne peut être qu’un agent de la circulation médiateur des relations des hommes les uns avec les autres.
Depuis le début de l’histoire, deux antagonistes se tiennent face à face, deux types opposés d’hommes : les Actifs et les Passifs. L’Homme Actif est le producteur, le créateur, l’auteur, l’individualiste. Son besoin premier est l’indépendance – pour penser et travailler. Il ne veut pas et ne recherche pas le pouvoir sur les autres hommes – il ne peut pas non plus travailler sous aucune forme de contrainte. Tous les types de bons travaux – de la pose de briques à l’écriture d’une symphonie – sont faits par l’Homme Actif. Les degrés de l’habileté humaine varient, mais le principe fondamental reste le même : le degré d’indépendance et d’initiative d’un homme détermine son talent en tant que travailleur et sa valeur en tant qu’homme.
L’Homme Passif se trouve à tous les niveaux de la société, dans les manoirs comme dans les bidonvilles, et sa marque d’identification est sa crainte de l’indépendance. C’est un parasite qui s’attend à être pris en charge par les autres, qui veut suivre des directives, obéir, se soumettre, être réglementé, être instrumentalisé. Il accueille positivement le collectivisme, qui élimine toute possibilité qu’il pourrait avoir de penser d’ou agir de sa propre initiative.
Quand une société est basée sur les besoins de l’Homme Passif, elle détruit l’Homme Actif ; lorsque l’Homme Actif est détruit, l’Homme Passif ne peut plus être pris en charge. Mais quand une société est basée sur les besoins de l’Homme Actif, il porte les Hommes Passifs par son énergie et les élève comme il s’élève, comme il élève la société dans son ensemble. Cela a été le modèle de tous les progrès de l’humanité.
Certains humanistes réclament un État collectif en raison de la pitié qu’ils ont pour l’homme incompétent ou pour l’Homme Passif. Ils souhaitent exploiter l’Homme Actif pour son bien. Mais l’Homme Actif ne peut pas agir sous la contrainte. Et une fois qu’il est détruit, la destruction de l’Homme Passif suit automatiquement. Par conséquent, si la pitié est la première considération des humanistes, alors au nom de la pitié, s’il n’y a aucune autre raison, ils devraient laisser l’Homme Actif libre d’agir, afin d’aider le Passif. Il n’y a pas d’autre moyen pour l’aider sur le long terme.
L’histoire de l’humanité est l’histoire de la lutte entre l’Homme Actif et le Passif, entre l’individuel et le collectif. Les pays qui ont produit les hommes les plus heureux, avec les meilleurs standards de niveau de vie et les plus grandes avancées culturelles, ont été les pays où les pouvoirs du collectif – du gouvernement, de l’État – étaient limités, et où l’individu avait la liberté d’action indépendante. À titre d’exemples : l’essor de Rome, avec sa conception juridique, basée sur les droits du citoyen, bien supérieure au barbarisme collectiviste de son temps. L’essor de l’Angleterre, avec un système de gouvernement fondé sur la Magna Carta, contre l’Espagne collectiviste et totalitaire. L’essor des États-Unis, à un degré de réalisation inégalé dans l’histoire – par la grâce de la liberté individuelle et de l’indépendance que notre Constitution a donné à chaque citoyen contre le collectif.
Alors que les hommes s’interrogent encore sur les causes de l’ascension et de la chute des civilisations, chaque page de l’histoire nous crie qu’il n’y a qu’une seule source de progrès : l’Homme Individuel en action indépendante. Le collectivisme est l’ancien principe de la sauvagerie. L’intégralité de la vie d’un sauvage est régie par les chefs de sa tribu. La civilisation est le processus de libération de l’homme de l’emprise des hommes.
Nous sommes maintenant confrontés à un choix : aller de l’avant ou revenir en arrière.
Le collectivisme n’est pas le « Nouvel Ordre de Demain ». Il est l’ordre du plus sombre obscurantisme du passé. Il existe pourtant bel et bien un Nouvel Ordre de Demain. Il appartient à l’Homme Individuel, le seul créateur de tous les lendemains dont l’humanité a jamais bénéficié."

jeudi, février 07, 2013

Qui a signé le contrat social ?


par Georges Kaplan

Je suis comme Voltaire, je n’aime pas Rousseau. Je n’aime pas Rousseau parce que je ne lui trouve ni qualités morales – un type qui abandonne ses cinq enfants à l’assistance publique pour continuer à mener sa vie de parasite ne mérite que mon mépris –, ni qualités intellectuelles – son Contrat social ne mérite même pas le titre flatteur de théorie ; c’est, au mieux, de la démagogie ; un vœu pieux ; un vague « on n’a qu’à faire comme si… » Mais laissons là M. Rousseau et sa vie misérable, et parlons plutôt de ce contrat social.

Pour qu’un tel contrat existe, il faudrait, quant au fond, que nous en connaissions les clauses et, pour la forme, que nous l’ayons signé ; au moins implicitement.

Le fond de la chose.

Commençons par le fond. Si j’en crois Élisabeth Lévy, qui semble, une fois n’est pas coutume, être d’accord avec M. Hollande, ce contrat serait matérialisé par l’impôt en tant qu’« instrument de la redistribution ». Fort bien. Ainsi donc, pour Élisabeth, notre contrat social se caractériserait par un impôt (fortement) progressif destiné à pourvoir à cette « passion française » (comme nous le rappelle Daoud Boughezala) pour l’égalité des conditions matérielles. C’est-à-dire que notre contrat social serait le Manifeste du parti communiste de Karl Marx et Friedrich Engels. Après tout, là où nous en sommes, pourquoi pas ? Il est bien possible qu’Élisabeth ait raison ; il semble en tout cas que son interprétation de la chose soit parfaitement en phase avec celle de notre personnel politique, d’un extrême à l’autre de l’hémicycle, et avec celle de l’opinion publiée (1).

Ce qui me pose problème ici, c’est que si notre contrat social est le manifeste de MM. Marx et Engels, alors, pardon, mais je refuse obstinément et avec la dernière vigueur d’être engagé par ce texte. Pas un mot, pas même une virgule. Pour moi, le contrat social de la nation française, c’est la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 ; ce texte manifestement tombé en désuétude qui consacre l’égalité en droits - c’est-à-dire devant la loi – et le principe d’un impôt « également réparti entre tous les citoyens en raison de leurs facultés » (i.e. cette idée dangereusement extrémiste d’une flat tax) dont l’objet est de financer l’entretien de la force publique et les dépenses d’administration (et pas un simulacre de solidarité).

Et donc voilà : manifestement, Élisabeth et moi n’avons signé le même contrat et je suspecte qu’il existe à cet instant précis autant d’interprétations de la chose en question que de lecteurs de cette phrase. Naturellement, c’est un problème ; cela signifie que nous avons tous une interprétation différente de ce pacte qui est supposé définir nos droits et nos devoirs ; les règles fondamentales de notre vie commune. Ainsi, je pose la question : quelle consistance peut bien avoir un contrat qui lie des signataires qui ont tous des interprétations différentes de ses clauses ?

Encore faudrait-il que nous l’ayons signé.

Ce qui m’amène tous naturellement à mon deuxième point ; la condition de forme : j’espère ne choquer personne en affirmant qu’un contrat n’est valide que s’il a été librement signé par les parties qu’il engage. C’est le b.a.-ba. Un contrat qui définit nos droits et nos devoirs sans que nous ayons eu, à aucun moment, l’occasion de le signer ou de n’en rien faire ; un contrat qui s’impose à nous du simple fait de notre naissance ; un contrat dont on nous impose l’exécution avec pour seules alternatives l’exil ou le trépas ; c’est un contrat de servage, d’esclavage ou, plutôt et pour parler justement, ce n’est pas un contrat du tout.

Or voilà, je ne sais pas pour vous, mais il se trouve qu’en ce qui me concerne, c’est tout à fait le cas : je n’ai pas signé ce contrat, il ne s’impose à moi que parce que je suis né français et les seuls moyens dont je dispose pour y mettre fin sont la fuite ou la mort. Permettez-moi d’insister sur ce dernier point : si vous êtes partisan du contrat social de MM. Marx et Engels – taux d’imposition prohibitif, règlementation invasive, interventionnisme et redistribution à tous les étages – sachez que moi, je ne le suis pas. Je n’y consens pas et la seule raison qui fait que j’obtempère, c’est que vous m’y forcez ; c’est le prix que vous exigez pour me laisser vivre dans le pays de mes ancêtres.

Élisabeth écrit qu’« il en va de l’impôt comme du contrat social : ils n’existent pas sans coercition, et pas non plus sans consentement. » Je répondrais sur le contrat social comme Murray Rothbard répondait sur l’impôt : il suffirait de laisser chacun décider librement s’il souhaite ou non payer l’impôt qu’on lui réclame pour démontrer qu’au regard du taux et des contreparties, il y a là beaucoup de coercition et bien peu de consentement.

Le refonder ou cesser d’en parler.

Alors voilà, au risque de choquer les bonnes âmes : un contrat que personne n’a signé et dont personne ne connait les clauses, n’existe tout simplement pas. Laissez-moi dire les choses bien nettement : nous n’avons pas de contrat social. Voilà bien longtemps que la DDHC de 1789 a cessé d’être notre Bill of Rights (2), que nos gouvernants s’assoient dessus et que nos concitoyens s’en moquent comme d’une guigne. Il suffit, pour s’en convaincre, de considérer les motifs qui ont amené notre Conseil constitutionnel à invalider la taxe « lutte des classes » de M. Hollande : dans ce texte en contradiction totale avec et l’esprit et la lettre de la DDHC, ils n’ont trouvé qu’un obscur point de détail à ronger.

Et pourtant, Dieu sait que nous aurions besoin d’un contrat social. Si ceux qui nous ont précédés ont prit tant de soins à rédiger notre DDHC, le Bill of Rights américain, la Pétition des droits anglaises ou la Grundgesetz allemande (3), ce n’est pas pour tuer le temps mais bel et bien que ces hommes qui avaient connu l’arbitraire étaient bien placés pour mesurer à quel point tout pouvoir, fût-il démocratique, doit avoir des limites.

Voilà la véritable nature du contrat social : c’est un ensemble de principes qui définit les droits du citoyen en tant qu’individu et, par là même, les limites du pouvoir ; c’est la loi fondamentale qui s’impose au pouvoir lui-même. C’est de ces textes que naissent les nations de citoyens par opposition aux peuples de sujets ; c’est pour les défendre que des générations d’hommes ont risqué leur vie et l’on si souvent perdue ; c’est un de ces textes, la DDHC de 1789, qui formait le socle de notre patrie jusqu’à ce que nous l’abandonnions pour poursuivre les fantasmes de M. Rousseau.

« Les Français vont instinctivement au pouvoir ; ils n’aiment point la liberté ; l’égalité seule est leur idole. Or l’égalité et le despotisme ont des liaisons secrètes. (4) » Peut être un jour ferons-nous enfin mentir Chateaubriand. Peut-être un jour cesserons-nous de vouloir faire de notre République un république sociale ; ce « mot ambigu, notait Hayek, qui a acquis le pouvoir de vider les noms qu’il qualifie de leur signification. » Peut-être un jour arrêterons-nous de poursuivre la chimère égalitariste (5) et reprendrons-nous possession de notre liberté. Mais d’ici là, de grâce, cessez d’invoquer le contrat social.



1. Point Winston Churchill : « il n’existe rien de tel qu’une opinion publique ; il n’existe qu’une opinion publiée. »
2. Les dix premiers amendements de la Constitution des États-Unis ; probablement le meilleur texte constitutionnel, le meilleur contrat social jamais écrit à ce jour.
3. Grundgesetz für die Bundesrepublik Deutschland, la loi fondamentale allemande adoptée en 1949.
4. François-René de Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe.
5. « En général, en France, on abandonne trop volontiers la liberté, qui est la réalité, pour courir après l’égalité, qui est la chimère. C’est assez la manie française de lâcher le corps pour l’ombre. » Victor Hugo à sa femme, le 6 juillet 1836.

dimanche, janvier 27, 2013

Il n’y a de richesses que d’homme !


(Jean Bodin 1529-1596 en Anjou)
C’est tous les jours que l’actualité nous permet de vérifier cet aphorisme. La loi des nombres a voulu que ce soit pour le 100ème article de mon blog de libertarien. Je m'en félicite.

Ce matin encore dans l’actualité chinoise relatée sur BFM par des yeux de journalistes français, on nous parle des chinois en Afrique. Et l’image qui nous en est donnée, une fois de plus, est tellement superficielle que l’on peut se demander s’il existe le moindre sens critique et d’intelligence chez cette classe de la population qui, pourtant, entend bien nous donner des leçons.

Les chinois en Afrique au 21ème siècle, ce ne sont pas les chinois des lendemains des indépendances. Ceux-là sont bien vite partis s’apercevant qu’ils ne pouvaient rien faire des africains, surtout de leurs élites ivres de leurs nouvelles « émancipations». Maintenant, ils viennent, bâtissent des routes et des ponts et emportent leurs matières premières pour les transformer soit en Chine soit dans d’autres pays manufacturiers. Au dire de ces journalistes, ces africains modernes contesteraient de plus en plus ce modèle économique qui reviendrait ni plus ni moins qu’à un pillage de leurs ressources.

Mais peut-on appeler ressources des richesses minières ou sylvestres ? Qu’est le pétrole sans le moteur à explosion ? Rien si ce n’est une boue noire. Qu’est le bois précieux sans ébénistes ni clients demandeurs de produits finis et mis en valeur. Les africains en particulier ont ces ressources mais qu’en font-ils, que peuvent-ils en faire ? Rien, car le modèle économique de leurs mises en valeurs sont devant leurs yeux et l’Histoire montre qu’ils ne peuvent rien en faire.

Parce que pour mettre en valeur des ressources, qu’elles soient humaines ou minières, il faut deux choses : du capital et de l’esprit d’entreprise. Les africains n’ont, ni ne peuvent avoir, ni l’un ni l’autre. C’est contraire à leurs valeurs ancestrales. Cela n’a rien à voir avec le degré d’intelligence que l’on peut trouver chez certains d’entre eux, cela dépend seulement de l’environnement africain. Pour avoir du capital il faut déjà qu’il y ait un cadastre rendant opposable à tous les droits de propriétés, comme l’a brillamment démontré le péruvien Hernando De Soto et la capacité à mobiliser ce capital en le donnant en garantie.

Ensuite l’esprit d’entreprise, ceux qui pourraient l’avoir, formés hors de l’Afrique savent bien qu’il n’y a rien à faire pour eux dans leurs pays et ils restent bien souvent après leurs formations dans les pays qui les ont formés. Il aurait fallut que ces formations se fassent dans leurs pays pour avoir la chance d’en conserver quelques uns sur place. Mais ces élites sont recrutées alors par les tenants des pouvoirs en place et dans la nomenklatura de ces Etats, quel intérêt pour eux d’entreprendre dans le privé ? En Afrique les gens vivent au jour le jour. Et en fonction de ce qu’il gagne l’africain donnera à manger à 10 ou à 100 des siens selon ses moyens. Ne pas le faire c’est être mis au ban de son clan et plus bien souvent, de la part de ceux qui n’ont rien à perdre. Comment accumuler du capital dans ces conditions ? Et avec quelle pérennité quand le droit de propriété varie avec les tenants du pouvoir.

Pour l’Afrique une seule voie d’un début de mise en valeur sur place, passera immanquablement par le retour des colons. Par la création d’écoles et la formation à des métiers de transformation de leurs ressources sur le moyen terme. Qui veut y retourner pour s’y coller ? Les dirigeants de ces pays le veulent-ils seulement ? Dans tous les attendus de cette problématique. Ce ne sera pas demain la veille je le crois. Surtout quand tout ce que les médias déversent sur ces pays c’est que le colon est un exploitant de « leurs masses laborieuses ».

Cette vision très simple du problème africain nous montre bien que sans les hommes, rien ne se fait. Non seulement des hommes mais aussi le système de valeurs chrétien qui va responsabiliser le travail de chaque individu. La création de richesse et avec les moyens de communications du monde entier est simple à analyser, pour voir les peuples qui s’enrichissent et qui créent de la croissance et ceux qui végètent avant de régresser. Il y faut bien sur de la formation, mais aussi du travail et donner à chacun selon son mérite. L’expérience française de ces 30 dernières années et son paroxysme de 2013, va montrer in situ que faire travailler les individus pour le bien des autres ne peut pas marcher. Le réveil sera douloureux, mais il faut en passer par là pour que cela rentre bien dans la majorité des têtes. Quel ouvrage prophétique que celui d’Ayn Rand en 1957.
Si vous n’avez pas encore lu « La Grève », merveilleuse traduction de l’anglais d’ « Atlas Shrugged », faites-le, car vous le ferez tôt ou tard pour mieux voir où va la France.

Soit le pouvoir d’un Etat quel qu’il soit, va s’appuyer sur le génie entrepreneurial de certains d’entre ses citoyens en leur donnant une juste récompense, soit il va devoir se passer d’eux et mourir. Et sa population avec lui. Jean Bodin, il y a bientôt 500 ans savait déjà cette évidence que semblent avoir oubliée tous ceux qui, en France en particulier, briguent nos suffrages et l’honneur de diriger nos vies. Et comme notre pays n’est pas « riche » de ces hommes là, nous descendons tous les jours un peu plus dans l’enfer social. Qui va pouvoir leur apporter la lumière ?

samedi, décembre 22, 2012

Les bourgeois à la lanterne ! et après ?...


J’arrive de France après une bonne séquence sur l’exil fiscal de Gérard Depardieu et trouve dans ma boîte aux lettres le journal genevois « Le Temps » qui relaye le débat américain sur le fait qu’il faille taxer ou non les « plus riches ». Il y est question de « justice fiscale », d’égalité des citoyens mais aussi de solidarité et de patriotisme. Drôle de façon d’aborder ce problème qui ne tient pourtant qu’en une seule cause : le déficit de l’Etat !

Et je vous avoue franchement que cette « chasse aux riches », sport national français, me met mal à l’aise. Rien d’autre que l’envie ou la jalousie ne peut suggérer dans la plus grande partie de la population cette haine. Car qu’ont fait à tous ces prolétaires et autres français moyens, les Bernard Arnaud, Liliane Bettencourt et autres Gérard Depardieu ? Ont-ils tous, en quelques matières que ce soient, des dettes envers tous ces loups qui espèrent de toutes leurs tripes la curée à leur encontre ?

Comment faire comprendre à leur grande majorité de tous ces forts en gueule qu’ils sont manipulés et par qui ? J’ai imaginé que dans le village de Néchin, une fois par an, les habitants soient conviés à une agape qui va réunir sans souci de classe (un petit club Méditerranée quoi !) la plupart de ses habitants. Ce repas de fête devant être payé par chacun des convives. Bien sur que ce jour là Monsieur Mulliez s’est déplacé, tout comme Gérard Depardieu, pour ne citer qu’eux deux.

Monsieur Mulliez pourrait dire, car ses moyens financiers le lui permettent, qu’il prend la totalité de ces frais de bouche à sa charge. Mais ne serait-ce pas faire preuve d’une certaine condescendance de sa part, surtout dans ce grand moment où la distance sociale devait disparaître ? Monsieur Toutlemonde qui est venu autour de la table sachant avoir à payer son repas, refuse de voir Monsieur Mulliez payer pour son repas qu’il est bien encore capable de prendre en charge. Au milieu de la salle, Gérard qui fait connaissance avec ses nouveaux voisins, plusieurs verres dans le nez, fait étalage de la plus grande des truculences. Chacun veut l’approcher et lui faire signer un autographe pour la petite voisine qu’il fait bien rire.

Vient le moment de l’addition et le restaurateur qui pense avoir bien régalé tout son monde encaisse les prix des repas. Chacun paye ses 20 euros (nous sommes en Belgique) et se félicite de cette belle journée où il a pu rencontrer et parler avec des représentants de familles, somme toute, comme vous et moi dans la plus parfaite convivialité de voisinage. Demain, les salutations que tous ces gens se rendront avec un vrai sourire vont participer d’un certain bonheur commun.

Imaginons que le restaurateur ait à ce moment là, corsé l’addition à 50 euros par personne par exemple. Il est bien certain qu’un malaise se serait invité à la fête et l’aurait terni. Est-ce pour autant qu’un seul d’entre eux aurait simplement imaginé « faire payer les riches » ? Non ils auraient par contre tous trouvé que le restaurateur avait abusé d’eux et de la confiance qu’ils avaient mis en lui en venant à ces agapes.

Il en va ainsi de l’Etat français et de la place des citoyens. Là où le bas blesse, c’est dans la relation qu’ont ces citoyens et leurs voisins que la vie a fait riches. Pourquoi cette vindicte et cette haine contre eux, abondamment relayée par les médias. Pourquoi ces débats parlementaires pour savoir s’il importe, dans les budgets de demain, les faire payer plus. C’est bien déjà là semer la haine contre eux et dans ces conditions, les défendre contre une nouvelle taxation spoliatrice devient un combat d’arrière-garde. Car il y a là de toutes les façons les prémisses pour une taxation future. Il faut pourtant y renoncer si nous voulons être heureux demain et agir pour au contraire que la population débatte de l’intérêt d’avoir des riches autour de soi.

En effet même si cette taxe est repoussée aujourd’hui, le simple fait de poser le problème en ce sens va faire que dans l’esprit du public, se poser déjà la question va contribuer à légitimer cette manœuvre. Il suffira quand le public sera prêt de légaliser l’opération par une loi sans qu’aucun ou du moins la majorité comprenne que l’Etat ou du moins ses suppôts sont en train de tuer la poule aux œufs d’or ! Mais au bénéfice de qui bon Dieu ? Certainement pas à celui de la majorité des citoyens, car sinon les français devraient être les mieux nantis du monde vu le niveau des prélèvements actuels. Même déjà, certains politiciens en mal d’honnêteté, avouent volontiers que même si les 100 personnes les plus riches de France se voyaient confisquer la totalité de leurs avoirs (ce qui du moins pour eux ne peut se faire qu’une seule fois) cela ne résoudrait en rien le problème de l’année 2 ! Mais ils voient là quelque part une certaine « justice » fiscale.

Parfois (je dis malheureusement parfois) les dealers condamnés se voient confisquer la totalité de leurs avoirs. Faire payer à des milliers de personnes en 2012, plus de 100% de leurs revenus annuels, signifie-t-il que ces contribuables aient volé quoique ce soit ? Parce que si les Bernard Arnaud ou autre Gérard Depardieu ont détourné de l’argent public ou simplement ont fraudés le fisc, qu’on le dénonce publiquement et qu’on leur fasse rendre gorge ! Mais est-ce le cas ? Depardieu aurait participé à des films subventionnés par l’Etat français ? A-t-il extorqué ses cachets vis à vis d’affaires publiques donc ? Pourquoi l’Etat d’abord subventionne les films, pourquoi l’Etat accepte-t-il le système des intermittents du spectacle dont certains bénéficiaires n’ont d’ailleurs aucune vergogne à hurler contre l’exil de Depardieu ? N’est-ce pas là une nouvelle facette de la gabegie de l’Etat et d’œuvrer au dévoiement du bon sens individuel que devraient encore avoir les citoyens, simplement déjà pour bien voter ?

Alors pourquoi cet ostracisme de la part de l’Etat vis à vis des riches ? Que cache-t-il ? Pourquoi alimenter cette haine contre eux alors qu’on le voit bien, tous tant qu’ils sont n’ont jamais extorqué contre quiconque la moindre once de leur fortune et bien au contraire, sinon ils seraient en prison. Tout ce qu’ils gagnent, ceux qui contribuent à leurs recettes, qu’ils soient sportifs, acteurs ou sociétés commerciales entre autres, leur a été accordé d’une manière volontaire. Que ce soient des spectateurs, des téléspectateurs ou de simples clients des Auchan ou autres magasins de luxe entre autres. Ce n’est malheureusement pas le cas des impôts et taxes imposés par des lois et prélevés avec l’appui de la force publique. Sauf de s’exiler.

Les citoyens, car quand « le riche s’appauvrit, le pauvre meurt » n’ont donc aucun intérêt à haïr les riches. Déjà Adam Smith (1723-1790) énonçait que ce ne sont pas les riches qui sont le problème mais l’accès à la création de richesses qu’il importe de chérir. Alors à qui profite tous ces débats de savoir s’il importe ou non de faire encore plus payer les riches ? Bien sur que j’ai la solution. Réfléchissez-y de votre coté ou lisez quelques uns des articles précédents.

Merci de m’avoir lu. Pour la Liberté.

samedi, décembre 08, 2012

Parlons de fédéralisme utile

Bruno Frey lauréat du Prix Röpke pour ses travaux sur l’Europe

par Emmanuel Garessus, éditorialiste au journal Le Temps

L’économiste a créé un concept d’UE à plusieurs vitesses, une approche basée sur la résolution de problèmes concrets plutôt qu’un modèle centraliste
Bruno S. Frey, l’un des économistes suisses les plus connus et réputés à l’étranger, a été récompensé du Prix Röpke 2012 jeudi soir à Zurich.
Décerné par l’Institut Libéral en l’honneur du professeur à HEI Genève (de 1937 à 1966) et inspirateur du modèle d’économie de marché en Allemagne, Bruno S. Frey est récompensé, vingt ans après le non à l’EEE, pour ses idées en faveur d’une Europe de la diversité qui contraste avec l’UE actuelle. Professeur à l’Université de Warwick et fondateur du Center for Research in Economics (CREMA) de l’Université de Zurich, le chercheur a toujours critiqué le modèle centraliste de l’Union européenne. Bruno S. Frey, connu pour ses travaux sur l’économie du bonheur et de l’art, est d’ailleurs coauteur avec Georg Rich, ancien chef économiste de la BNS, du livre «franc suisse ou euro» (1999) où il détaillait les défauts structurels de la monnaie unique.
Dans son allocution, Bruno S. Frey a proposé une approche totalement décentralisée et flexible, une UE fondée sur la concurrence des régions, et non l’harmonisation. «Il existe une alternative à l’UE actuelle», a-t-il expliqué aux 150 personnes présentes.
Son modèle s’inscrit dans une sorte d’Europe à la carte. La recherche de solutions aux problèmes concrets doit être le point de départ de la construction européenne. A cette fin, il a développé le concept d’entités politiques endogènes (EPE) selon lequel seules les entités politiques les plus petites (cantons, communes, quartiers) peuvent gérer un problème au moindre coût. Il se fait l’avocat d’une Europe de bas en haut et non centralisée. «Pour résoudre les problèmes touristiques du lac de Constance, les décideurs de la région, Suisses, Autrichiens et Allemands doivent se réunir, débattre et trouver un consensus. Ce n’est ni à Berlin, ni à Berne, ni à Bruxelles de s’en occuper», a-t-il expliqué. De même pour les nuisances sonores de l’aéroport de Zurich. Les EPE doivent être organisées démocratiquement et légitimées.
Bruno S. Frey s’insurge contre une UE organisée en Etats nations, sur la base de structures territoriales. «Pourquoi faudrait-il qu’un Etat candidat à l’adhésion soit obligé de reprendre intégralement les 170 000 pages de lois de l’acquis communautaire? C’est une forme d’arrogance de croire qu’il s’agit d’une vérité absolue», a-t-il affirmé.
Son idée des EPE offrirait aussi une réponse aux désirs d’autonomie des Basques, Catalans ou Irlandais. Ainsi qu’aux besoins de coopération avec la Turquie.
De facto, l’EPE de Bruno S. Frey se réfère à l’Europe des origines, celle de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) et sa logique de paix et de coopération économique.

vendredi, novembre 30, 2012

Fiscalité des entreprises: cessons de crier au loup!

Par Vincent Simon, responsable de projet à Economie Suisse.

Ce débat dans lequel Vincent Simon intervient est à mon avis capital dans la problématique économico-politique. C'est en Suisse celui actuel de Genève qui souhaite imposer, sous la pression de Bruxelles, toutes ses entreprises au taux de 13%. Celui aussi du canton de Vaud, qui dit tout ce qu'apporte en terme économique les quelques dizaines d'entreprises exonérées de taxes. Il raisonne là, non pas en recettes fiscales directes, mais en apports économiques indirects qui sont bien plus considérables. C'est bien sur le même débat que celui actuel en France, du pouvoir socialiste qui pense, bien à tord, que les riches ne servent à rien et que ce ne sont pas les entrepreneurs qui créent des emplois mais l'Etat par une gestion "éclairée" et donc qu'il importe que la "collectivité" encaisse une part de plus en plus grande de leurs profits. C'est bien à ce problème de savoir qui crée la richesse des Nations qu'il importe que les citoyens se posent et y apportent des réponses au delà des clichés que véhiculent les vulgates collectivistes.

" La deuxième réforme de l’imposition des entreprises suscite beaucoup d’irritation depuis deux ans. On l’accuse de provoquer des pertes fiscales abyssales. Le Conseil des Etats examinera lors de la session d’hiver des motions remettant en question la nouvelle législation. 
Il n’y a pourtant pas urgence à revenir sur cette réforme, d’autant qu’elle a eu des effets positifs qu’il s’agirait d’analyser aussi.
Lorsqu’une réforme fiscale est mise en discussion en Suisse, le scénario est inévitablement le même: on craint les «cadeaux fiscaux injustes», la «menace sur la solidarité» ou l’«appauvrissement de l’Etat». Une des difficultés réside dans le déséquilibre même des prévisions qui peuvent être faites. D’un côté, il est assez facile d’analyser l’effet statique d’une réforme, en partant de l’idée qu’une baisse d’impôt d’un montant «x» équivaut mécaniquement à une baisse des recettes fiscales d’un montant «y». De l’autre côté, il est impossible de prédire précisément les effets positifs générés par une baisse d’impôt au travers, notamment, de l’augmentation des investissements ou du nombre d’implantations de nouvelles entreprises. Ce déséquilibre explique la difficulté à «vendre» une réforme face aux tenants du statu quo, qui ont beau jeu de ne parler que de pertes.
Rappelons-nous à titre d’exemple la première réforme fédérale de 1997 (qui a amélioré les conditions-cadres des holdings): à l’époque, la Confédération annonçait des pertes fiscales de plus de 400 millions de francs. Mais elle comptait aussi sur l’amélioration de l’attractivité de la Suisse pour combler la différence. Quelques années après l’entrée en vigueur de la nouvelle loi, on cherchait en vain les pertes fiscales dans les comptes. En vain, car les recettes en provenance des entreprises avaient au contraire fortement augmenté, passant de 3,7 milliards en 1997 à 5,9 milliards en 2001. La raison en était simple à comprendre: la réforme avait entraîné l’installation en Suisse de nombreuses holdings.
Dans le cadre de la 2e réforme de l’imposition des entreprises, c’est surtout l’introduction du principe de l’apport de capital (PAC), entré en vigueur en 2011, qui suscite la critique. En résumé, les apports de capital, par exemple les agios, peuvent désormais être remboursés en franchise d’impôt, alors qu’auparavant ils étaient imposés comme des bénéfices (qu’ils ne sont pas). Il a été reproché au Conseil fédéral d’avoir grossièrement sous-estimé les diminutions de recettes fiscales auxquelles il fallait s’attendre. Des demandes sont pendantes au parlement pour questionner la réforme.
Le reproche concernant les recettes fiscales mérite plusieurs réponses. Tout d’abord, il ne faut pas confondre perte fiscale avec diminution des recettes. Avant la réforme, les restitutions d’apport de capital étaient peu nombreuses, du fait même qu’elles faisaient l’objet d’une fiscalisation anticonstitutionnelle dissuasive. Désormais exonérées, ces restitutions atteignent des dizaines de milliards de francs. Mais on ne devrait pas pour autant parler de pertes, car on ne peut pas perdre plus que ce que l’on gagnait précédemment. Et c’était peu de chose.
Certes, les sociétés peuvent aujourd’hui substituer le versement de tout ou partie de leurs bénéfices imposables par des versements d’apports non imposés. S’il en va ainsi, le fisc enregistre une diminution temporaire de ses recettes. Mais il n’y a pas de tour de passe-passe qui permettrait de faire disparaître ces bénéfices de la circulation. Ils seront imposés à leur tour ultérieurement.
Le PAC était propice aux exagérations. Les médias et les opposants à la réforme s’en sont donné à cœur joie: on a évoqué des milliards de pertes, et même le chiffre énorme de 47 milliards de francs!
Plus sérieusement, les estimations relatives aux effets sur les recettes restent entachées d’incertitudes. Ainsi, pour 2011, année d’introduction du PAC, la Confédération inscrivait au budget de l’impôt anticipé un recul de 1,2 milliard de francs… pour constater en fin d’année qu’il n’en était rien. Pour l’impôt sur le revenu, Berne évaluait les diminutions de recettes à environ 300 millions de francs par an, dont un tiers pour la Confédération. Ces 100 millions de francs, ce n’est certes pas rien, mais il n’y a pas de quoi crier au loup non plus.
Et pourtant il y a malaise! Non pas tant en raison de ces diminutions de recettes, mais bien plutôt parce que les comptes fédéraux continuent heureusement d’afficher des chiffres noirs, au lieu d’être dans le rouge comme on pourrait s’y attendre au vu de toutes ces annonces. L’an passé, la Confédération a enregistré un excédent de 1,9 milliard de francs; rebelote en 2012, avec 1,4 milliard de francs selon les dernières projections.
Il y a malaise aussi dans la mesure où l’on ne prend pas en compte les aspects positifs des réformes. La 2e réforme de l’imposition des entreprises, comme la 1re, a amélioré l’attractivité de notre pays et suscité l’implantation de nombreuses sociétés. Celles qui se sont établies en Suisse après le vote de 2008 n’ont pas seulement amené des apports de capital à hauteur de 200 milliards de francs, mais aussi un nouveau substrat fiscal.
La 2e réforme de la fiscalité des entreprises ne met pas en péril les finances publiques. Il n’y a pas d’urgence à intervenir. Le Conseil fédéral lui-même, dans une réponse à une interpellation socialiste, souligne la difficulté de recueillir les données adéquates et la nécessité d’une période d’observation assez longue. En conclusion, il serait bon que le parlement se donne le temps de tirer un bilan et, surtout, que ce bilan évalue les effets positifs de la réforme en termes de substrat fiscal, d’emplois et de croissance.

vendredi, octobre 12, 2012

Les Diafoirus mènent la France dans le mur !


Arnaud Leparmentier dans le Monde du 19 septembre 2012, traitait de docteurs Diafoirus tous ceux qui, de la Commission européenne au FMI en passant par la BCE voulaient imposer aux Etats en déficit de trop grandes rigueurs. Ils allaient tuer le malade et conduire ces pays à la récession, aggravant chômage et misères.

C’était sans compter avec les décisions qui sont intervenues depuis avec le pouvoir socialiste sur la taxation du capital au même titre que le travail et les fameuses taxes sur les transactions financières qu’ils se félicitent d’avoir fait voter.

Mais ne se rendent-ils pas compte, ces ignares de l’économie, qu’ils sont en train de saigner à mort le malade. Qui va enfin leur dire qu’ils n’ont aucune légitimité à jouer ainsi aux apprenti-sorciers avec la prospérité de la France ?

Car si l’on pouvait défendre qu’une sage gestion passait par ne pas dépenser plus que ses recettes, l’on pouvait dans le même temps discuter de la rapidité dans la mise en place de la rigueur. Et bien sûr des dépenses sur lesquelles il importait d’agir en priorité. Car cette rigueur étatique pouvait se traduire de différentes façons quand il s’agit principalement de ne plus voir sa souveraineté entamée par une dette qui n’est plus remboursable.

A ce point d’ailleurs, il faut aussi dénoncer la manœuvre. Ce sont bien ces mêmes dirigeants qui nous font croire qu’ils luttent pour diminuer notre dette et garder des marges de manœuvres souveraines et qui œuvrent encore plus fort et contre les peuples pour que la France se fasse absorber dans une fédération bureaucratique. Car leurs intérêts est bien que nous soyons, demain, dirigés par Bruxelles et non que nous regagnions des parts de souveraineté. Cela tend bien à prouver que la France ne sortira de ce mauvais pas qu’avec des politiciens qui seront contre cette Europe là. A qui profite leur crime ?

Mais où pour moi la saignée va-t-elle être fatale ? C’est quand maintenant ils s’attaquent au Capital. Car tout comme ces docteurs Diafoirus, imposteurs du temps de Molière, le capital c’est ni plus ni moins que « le sang de l’économie ». N’en sont-ils pas conscients. Alors quand je les vois, non seulement contents, de « charger la mule française » de charges iniques afin de favoriser – même si c’est à court terme – leurs mandants de la nomenklatura de la Fonction Publique, quand je les vois maintenant s’attaquer au sang de l’économie, j’hurle mon désespoir.

Parce que sans capital, l’entreprise n’existe plus ! Et personne ne peut soutenir que le moment de stupeur passé, les détenteurs de capitaux ne vont pas fuir la France pour se mettre à l’abri. L’instinct de survie existe chez toutes les espèces animales. Qui plus est dans une espèce pensante. Non content de taxer d’une manière spoliatrice ceux qui, par leur travail – que reconnaît le marché – obtiennent des rémunérations importantes, ils taxent jusqu’à plus soif, l’épargne des français qui pourtant a déjà payé l’impôt.

Mais qui peut demain avoir envie de mettre ses compétences au service d’entreprises sur le territoire français ? Qui peut demain, à part ceux qui n’ont rien et qui profitent gratuitement de tout, avoir intérêt à épargner. Qui peut demain accepter de risquer de voir la CSG - qui sous Rocard a commencé à 1% et qui est à 15,5% aujourd’hui – spolier totalement leurs économies ?

Ils voudraient tuer notre économie qu’ils ne s’y prendraient pas autrement. Et le plus triste de l’Histoire, c’est que la France ne sait pas et ne saura pas, quand le crime perpétré aujourd’hui aura laissé tant de cadavres derrière eux, les traduire devant une Cour pénale.

Que Dieu nous vienne en aide .



vendredi, septembre 21, 2012

Revenir vite à un strict secret bancaire !


Revenir vite à un strict secret bancaire !

Tout laisse à penser que sans cela la Suisse va non seulement perdre sa souveraineté mais aussi péricliter. Et dans peu d’années.

Il n’y a plus aucun compte d’étrangers en Suisse pour la simple raison que c’est secret et que la Constitution Suisse est la première garante de la défense de cette sphère privée des individus et des personnes morales, faisant appel aux services bancaires implantés sur son territoire.

Dans ces conditions, Rubik est une ineptie puisque par définition il n’y a plus de base taxable. Nos dirigeants ne voient-ils pas qu’aller agiter le chiffon rouge de milliards de francs suisses de prélêvements libératoires reversés aux Etats de nationaux autres que suisses, implique de détenir un montant x fois plus grands de capitaux de ces ressortissants ? Gamineries.

Distinction entre la fraude et l’évasion, c’est le doigt dans l’engrenage létal pour le secret bancaire. Assez de fonder des lois sur des impressions et appréciations forcément arbitraires. Il faut mettre fin à un tel distingo. Le secret bancaire doit redevenir univoque et absolu. Dans la foulée il importe d’exclure de l’assiette de l’impôt sur la fortune les valeurs mobilières. Les choses ainsi seront plus claires pour tous, banques, administrations et clientèles.

L’argent « sale », en voilà encore une qualification arbitraire ! Et on le voit bien ces dernières années, quand un temps les Etats déroulent les tapis rouges à leurs détenteurs et quelques années plus tard quand ce même argent devient de l’argent « détourné ». Ce n’est pas aux coffre-forts d’être le juge de leur « odeur ».

L’argent du « crime », c’est aux institutions bancaires d’y prendre garde. Car sinon cela s’appelle de la complicité, mais je ne pense pas que les banques n’aient pas le devoir d’y veiller avec la plus grande des attentions. Mais il n’y a pas à franchir le pas de confondre « affaires » et trafics délictueux.

Il est bien certain qu’un tel retour à un strict secret bancaire va désamorcer bien des affaires arbitraires comme ces bagarres actuelles entre oligarques russes ou porte à faux vis à vis d’Etats défaillants et toujours plus avides de jouer, contre la Suisse, du poids dont ils jouissent encore.

Les banques suisses sont bien sur, dès ce moment, prêtes à être le plus transparent possible vis à vis de toutes les demandes dans le cadre de ce que lui impose la Constitution Suisse. Il n’y a spontanément plus d’argent déposé de la part de quelque ressortissant que ce soit sur le principe que c’est un secret inviolable.

Toutes les accusations possibles et imaginables auront beau faire, elles ne seront que supputations et accuser la Suisse d’être un paradis fiscal ne dépendra plus de l’argent mis dans ses banques par des ressortissants étrangers, puisqu’il n’y en aura plus. Et ce qui y avait été mis dans le passé a été enlevé par leurs propriétaires pour être mis je ne sais où.

A ce prix la Suisse va retrouver non seulement le calme absolu mais aussi sa pleine souveraineté et son pendant qui est la neutralité, ce qu’elle entend défendre depuis plusieurs siècles. Comment penser être neutre sans être souverain ?

Comme dans le même temps je persiste à croire que ce secret bancaire, inscrit dans la Constitution de la Suisse, est le principal facteur clé de succès de sa réussite économique, tout va redevenir pour le mieux dans le meilleur des mondes. Car défendre le secret bancaire, la Suisse devra être le dernier pays à le faire si c’est nécessaire. Ce sera strictement défendre la sphère privée des individus et leurs droits naturels de propriétés. Et sans cette sphère privée c’est le collectivisme qui va gagner et c’est le monde entier qui perdra.

Cette lutte, car c’est bien une lutte, entre l’individu et l’Etat, la Suisse doit être en première ligne pour la défendre. Car l’Etat est au service des individus et non le contraire. Tout dans l’Histoire du monde le montre à l’envie. Des faillites du monde communiste à la fin du siècle dernier au redressement de la Chine que l’on voit depuis 30 ans et depuis que les instances dirigeantes chinoises font confiance aux individus. Du simple paysan dans son champ, aux capitalistes et entrepreneurs. A contrario la sociale démocratie européenne depuis des décennies nous montre que le tout-Etat est létal pour les sociétés et ne plus privilégier la valeur travail une hérésie pour la condition humaine.

Revenir à un strict secret bancaire sera aussi de la responsabilité absolue des banques et ce n’est pas à un moment où l’espèce humaine bénéficie d’un développement exponentiel des techniques en tout genre que cela va représenter un frein pour ces dernières. Celles qui ne sauront pas faire doivent sortir du « jeu ».

Et la Suisse (re)devenant le coffre fort du monde libre a tout à gagner. Et certainement plus que tous les coups tordus que pourraient lui faire tous les jaloux. Rétorsions économiques ? Le monde est grand et c’est tous les jours, comme on le voit, que les cartes sont redistribuées. Prendre, pour la Suisse, une position juste ne peut être qu’un facteur clé de succès pour se maintenir comme le pays le plus riche du monde. Non pas par des ressources pétrolières ou autres, mais par sa confiance dans l’individu et en le conservant au dessus de tout.

mercredi, mai 23, 2012

Journée de Libération fiscale !


Cet article paru aujourd'hui 23 mai 2012 dans le journal Le Temps de Genève. Qu'en penser quand on sait qu'en France ce jour de libération fiscale se situe à la fin du mois de juillet ?

Y a-t-il en Suisse plus de pauvres qu'en France dans ces conditions ? Ou moins de riches puisque c'est une classe sociale à laquelle il importe de faire rendre gorge en France ? Le chômage est à 3,1% de la population active et il y a plus de 20 % d'étrangers. Le salaire moyen (il n'y a pas de smig) est autour de 3.500 euros. Le code du travail décrète que le chef d'entreprise est maître dans son entreprise. La sécurité depuis que la Suisse est entrée dans Schengen se détériore, mais les suisses vont savoir y faire face et déjà parce que dans ce pays on a le droit de faire des statistiques ethniques. Et désigner le problème, c'est déjà l'avoir à moitié résolu.

Mais on peut voir aussi qu'ici en Suisse il y a une concurrence fiscale entre les 26 cantons. Et elle n'est pas légère. Mais par contre dans tous les partis (à l'exception peut-être du PS suisse) chacun essaye de faire le service administratif avec le moins possible de fonctionnaire, dans une recherche perpétuelle d'optimisation de leur nombre. Ceci explique peut-être cela.

Alors quand en France nos politiciens nous disent qu'ils ont tout essayé, ne poussent-ils pas le bouchon un peu trop loin ? Surtout qu'on ne peut pas dire que la vie soit moins agréable ici qu'en France ni que les citoyens aient moins la parole. Donc les dirigeants français devraient essayer d'en prendre de la graine, mais savent-ils bien où se trouve la Suisse ? Ne croient-ils pas que ce "paradis fiscal" (et on voit que là dessus ils ont raison avec ces chiffres) dans les Caraïbes ? Car leur Président sortant n'y a pas mis les pieds durant son dernier quinquennat.

Alors cette concurrence fiscale par canton et si la France la mettait en place au niveau des régions ? Il n'en faudrait pas plus pour faire cesser ce centralisme excessif de la Région Parisienne. Il n'y a donc pas d'argent à mettre dans ce redéploiement des français sur l'ensemble de la France, juste laisser se mettre en place une concurrence fiscale. Et si demain il doit y avoir des référendums populaires, la Suisse montre bien que le maximum requis pour ce faire ce sont des territoires grands comme une région française mais pas plus.

Alors fi d'une égalité de traitement pour tous les français pour tous et partout, même dans les territoires d'outremer. C'est justement de cette inégalité et de la concurrence que se feront les premiers choix des français. Sur strictement tous les plans, mais cette fois-ci librement choisis.

Qu'en pensez-vous ?

dimanche, mai 13, 2012

Le "coup de Jarnac" de Marine Le Pen (fiction)


Marine Le Pen n’a donc pas réussi à s’entendre avec Jean-François Copé, le représentant de l’UMP sur des accords de désistements réciproques au bénéfice du candidat de leurs mouvements le mieux placé lors du premier tour des législatives le 10 juin prochain. Des discussions il n’y en a pas eu, car ces messieurs de l’UMP ne veulent rien avoir à faire avec les représentants de ce 6 millions et demi de français.

Si accord il y avait eu et en fonction des résultats, circonscription par circonscription, de la récente présidentielle, l’Assemblée Nationale aurait eu sans coup férir une majorité de droite et le programme de François Hollande n’aurait pas pu être voté durant son quinquennat. Car la France est majoritairement à droite à raison de 55% contre 45% pour l’électorat de gauche. Le stratège de l’UMP, le très intelligent Copé va même jusqu’à rajouter qu’en se maintenant au deuxième tour, le FN et ses alliés du Rassemblement Bleu Marine (les souverainistes et des indépendants rassemblés autour de Marine Le Pen) feraient passer la gauche. C’est noté Monsieur Copé.

Mais le premier combat de Marine Le Pen d’ici le 17 juin prochain, c’est bien sur d’empêcher François Hollande d’appliquer son programme renié par 55% des français. Et dès le 18 juin prochain être en mesure de rassembler toutes les composantes de la nouvelle droite française. En son temps, les centristes de Charles Millon avaient été exclus de la Droite et l’ostracisme avait été prononcé contre eux car ils avaient été élus avec l’appui du Front National. Aujourd’hui, le stratège de l’UMP informe qui veut l’entendre que tous ceux qui se prêteraient à des accords de désistements avec le Rassemblement Bleu Marine seraient immédiatement exclus du parti de « droite » qu’est l’UMP.

Voulez-vous vous vraiment faire gagner la droite et donner à la France sa vraie représentation électorale, Monsieur Jean-François Copé ? Ou bien au contraire avoir une nouvelle fois les triangulaires que vous imposerait le Rassemblement Bleu Marine comme bouc émissaire, pour laisser à la gauche la majorité à l’Assemblée Nationale et faire passer des mesures qui vont désavantager pour longtemps les français ? Je pense pour ma part et tout mon blog en est témoin, que vous n’avez été depuis 35 ans que le partenaire conscient du PS dans une fausse alternance pour la même politique qui mène la France à la faillite et à la déliquescence.

Aujourd’hui M. Copé et vous aviez déjà convenu de cela avec vos donneurs d’ordre, de laisser la France sous l’emprise de vos alliés du PS (ce n’est pas pour rien que vous avez pris celui qui était le plus « plombé » de vos candidats possibles pour la présidentielle) depuis le printemps 2008, moment où vous êtes rangés derrière Sarkozy que vous combattiez encore la veille. Car en 2017, ce sera vous le candidat de ce parti lors de la présidentielle, « ils » vous l’ont promis lors de la prochaine « fausse alternance » !

Et si tous vos plans de technocrates s’effondraient M. Copé ? Si demain vous et votre parti vous aviez la majorité des représentants à l’Assemblée Nationale ? Si la droite était majoritaire alors et que les élucubrations de François Hollande ne trouvaient pas de majorité pour être votées ? Et si toute la France de droite avait pendant 5 ans les yeux sur vous et sur votre capacité à rejeter tous les points que vous avez en particulier durant les 15 derniers jours de campagne pour la présidentielle de 2012, « empruntés » au programme de Marine Le Pen pour, comme en 2007, siphonner ses électeurs avec de vaines promesses.

Et si vous aviez à gérer la France, vous et votre parti durant les 5 ans qui viennent ? Parce que vous avez bien vu lors des différentes élections intermédiaires entre 2008 et 2011, que le FN, en se maintenant faisait gagner la gauche et vous faisait perdre . Vous faisait perdre ? Non car vous étiez, avec les mêmes refus qu’aujourd’hui de faire un front de droite avec le FN un allié objectif de vos duettistes du PS. Cela vous arrangeait bien et comme c’est confortable que de laisser l’autre se débattre avec l’état dans lequel vous et votre parti depuis 17 ans, avez laissé la France.


Et si le 17 juin 2012 le FN vous faisait roi ? S’il pouvait vous faire « perdre », il peut aussi vous faire gagner vous en conviendrez. Cela voudra aussi dire à la face de tout l’électorat que compte la France à droite, que vous ne les défendez pas et que par contre le FN le fait, sait le faire. Et vous et beaucoup de vos amis tiendrez votre élection de l’action patriotique du FN que vous le vouliez ou non. Charles Millon devra bien rigoler dans son coin. Bon début pour le Rassemblement Bleu Marine qui souhaite rebâtir une vraie droite en France vous ne trouvez pas, Monsieur Jean-François Copé ?

Cela s’appelle le « coup de Jarnac », un coup peut-être imprévu mais loyal et fatal que votre ostracisme à l’égard de la représentativité de ces 6 millions et demie de français oblige. Ensuite pour vous raconter la fin de l’histoire, la Châtaigneraie s’était laissé mourir. Vous saisissez M. Jean-François Copé ?

Et cette annonce de désistement systématique unilatéral pour le candidat le mieux placé entre le Rassemblement Bleu Marine et vous, ce dernier rassemblement peut l’annoncer sans votre accord. Et même mieux, il peut aussi dire que sans désistement de vos candidats arrivés derrière eux lors du premier tour du 10 juin 2012, dans les 24 heures qui suivront, ce sera encore ce Rassemblement qui une nouvelle fois va se désister en faveur de votre candidat. Et va faire gagner la droite Monsieur Copé. C’est le Rassemblement Bleu Marine qui va faire gagner la droite et pas vous et tous les français en seront témoins.

Et une telle annonce va encore rapporter des millions de subventions supplémentaire à tous ceux du Rassemblement Bleu Marine, car il n’y a plus besoin pour aucun électeur de faire lors du premier tour un vote utile pour faire « barrage à la gôche ». Les candidats vont donc faire le plein de voix dès ce premier tour et vous attendre, vous et vos séides de l’UMP, puissants stratèges. Dès ce 10 juin 2012, les français sauront aussi où est la vraie droite. Vous serez, que vous le vouliez ou non leurs otages. La France aura les yeux sur vous.

Bien sur je ne suis pas Marine Le Pen ni ses alliés. Et mon propos que je souhaite bien sur voir se réaliser, n’aura jamais autant été la bonne stratégie d’un parti et d’un Rassemblement qui hier a montré qu’il pouvait faire perdre la pseudo droite, mais aujourd’hui la faire perdre en la faisant gagner. D’abord en la mettant au pied du mur et à la vue de tous les français et face à ses mensonges. Mais aussi d’avoir montré à tous et sans aucune perte électorale qu’il faudra demain compter avec la nouvelle et vraie droite, le Rassemblement Bleu Marine.

Merci de m’avoir lu.

vendredi, avril 20, 2012

L'entourloupe 2012


Bravo pour la désinformation. Bravo messieurs les candidats favoris pour respecter la démocratie.

D'abord l'éthique et la règle voulaient que sur vos communications de campagne, les drapeaux français soient exclus. Les "petits" candidats ont su respecter cette règle. Dans les meeting que vos deux équipes de campagne, Messieurs Sarkozy et Hollande, ont fait passer aux médias nationaux et de grande écoute, on ne voit qu'eux. Que cela pour Sarkozy et de temps en temps un drapeau de l'UE pour Hollande.


Car si vous savez bien, Messieurs du système, qu'il n'y a que notre appartenance à l'UE qui vaille en ce printemps 2012, puisque non seulement déjà 80% de nos lois sont des régularisations de directives européennes, mais que de plus, Nicolas Sarkozy vient de pousser à la roue l'UE pour faire sur la demande de Merkel un nouveau traité, qui dès mai 2012 le nouveau Président devra ratifier. Hollande en bon normand a déjà dit "pt'être ben que oui, pt'être ben que non". Il s'agit ni plus ni moins que de soumettre à la Commission européenne, nos budgets nationaux avant que de les faire valider par notre Parlement. De la souveraineté en moins.


Mais ces Messieurs n'en parlent pas, alors que cela devrait être le point d'orgue du choix des français. Au contraire, ils ne nous parlent que de la France et c'est à "plus français que moi tu meures". C'est ni plus ni moins que de l'entourloupe que d'essayer de faire croire que l'on ne pense qu'à la France et aux français alors que dans les faits, ils nous livrent pieds et poings liés aux technocrates de Bruxelles depuis des années.


Mais à contrario, leurs services marketing savent bien qu'il n'y a que la France et le sentiment Patriotique qui valent en ce printemps 2012. Les électeurs français ne sont pas aveugles et voient bien ce que la Commission de l'UE fait, d'abord aux grecs, puis les potions infligées aux portugais, aux italiens, aux espagnols et bien sur demain aux français. Et ils savent aussi tout leurs cinémas de manipulateurs de bonneteau. C'est aussi pourquoi c'est presque 40 % des électeurs qui disent encore aux sondeurs ne pas encore savoir pour qui voter.


Et c'est bien aussi pourquoi ils annoncent une abstention massive. Du moins espèrent-ils que tous les déçus de Sarkozy resteront chez eux et ne voteront pas contre lui. Surtout qu'il y en encore deux clairvoyants qui défendent ce point de vue contraire qui est de sortir de l'UE et de l'Euro, Nicolas Dupont-Aignan et Marine Le Pen. Les français vont-ils voter pour eux ?


Quand en 2005, l'ensemble des partis de gouvernements appelaient à voter "oui" au projet de Traité sur la Constitution européenne (dont on sait ce qu'il est advenu), c'est à une participation massive à laquelle nous avons assisté. Pourquoi ? Mais simplement parce que les français y voyaient là un vote vraiment utile. Ne faisant plus confiance dans leurs politiciens, ils savaient qu'un tel message allait leur changer leurs plans. En se déplaçant pour un référendum ils allaient donner un vote qui compte. Les Pays-Bas leur ont emboîté le pas. Ratifications populaires vite arrêtées tant la déculottée était annoncée.


Mais en ce 22 avril 2012, c'est à un nouveau référendum auquel nous allons assister. Voter Marine Le Pen ou Nicolas Dupont-Aignan et certainement pas pour Nicolas Sarkozy, cela va être la réponse du berger à la bergère. Surtout après Lisbonne en 2008 et en voyant les dégâts causés par l'euro depuis ce moment là en particulier. Vite à vos bulletins et prenez les paris sur les résultats du dimanche 22 avril au soir. Je fais encore confiance en la France. Et les autres peuples partenaires de l'Europe attendent le signal de notre révolution pour se lever à leur tour.

vendredi, avril 13, 2012

Payé à ne rien faire !.... toute sa vie !



Après un article dans le journal Le Temps de janvier 2011 par un docteur en sociologie du travail, excusez du peu, que j’ai relaté sur ce même blog ICI

Voilà que dans le même journal, l’information tourne pour annoncer le dépôt sur la Feuille fédérale, un projet d’initiative populaire qui va essayer de transformer un essai qui date, paraît-il du XVIème siècle. La Confédération va-t-elle devoir accorder à chacun une somme lui permettant de ne plus travailler pour vivre ? Il faudra d’abord que des milliers de personnes s’y collent pendant 18 mois pour récolter les 100.000 signatures nécessaires.

Après avoir vu l’article du Dr Kundig de l’année dernière, vous allez apprécier celui d’Oswald Sigg ce mois-ci et heureusement que 2 jours plus tard c’est Marie-Helen Miauton qui vient nous dire son embarras. Je vais essayer de dire le mien aussi. Embarrassé par le fait que des citoyens puissent se livrer à de telles élucubrations. L’ancien vice-chancelier de la Confédération va nous expliquer que c’est jouable financièrement. Bon d’accord c’est sur le papier et n’est valable que la première année, mais cela va certainement lui permettre de rêver. « Devoir travailler est une injustice » nous dit-il, les 3 milliards d’individus au bas mot qui le font sur notre terre et déjà sans savoir si ce sera encore possible demain apprécieront. Au moins pour ceux qui savent lire ou ont encore du temps disponible pour le faire.

Revenu de base pour permettre à chacun de vivre dignement. Hey, qu’est-ce que c’est de vivre dignement sans travailler ? Avec vue sur le Lac ou dans un dortoir communautaire, avec une assurance maladie ou sans, parqués ou au milieu de tout le monde, seul ou en famille et avec des enfants. Et pour les enfants, quelle éducation ? Celle de ses parents auquel cas ce n’est pas besoin quelle aille bien loin, ou une toute autre éducation. Qui y aura droit, parce que si c’est tous ceux présents sur le territoire, il va falloir mettre du monde aux frontières. Economiquement au delà de la mise en place en année 1, en année deux comme ceux qui travaillent vont demander à être payés plus chers puisqu’ils ont une « famille » à nourrir, tout va coûter plus cher et si le principe de l’allocation est de permettre de vivre sans travailler, il va falloir augmenter cette allocation pour lui conserver le même pouvoir d’achat, etc.

Je vais plutôt essayer de bien comprendre si cette démarche peut arriver, in fine, à satisfaire les individus qui auront choisit, par ce vote référendaire aboutit, d’en profiter. Est-ce dans la nature humaine de ne pas gagner son pain à la sueur de son front ? Cette allocation sera-t-elle versée chaque mois et soumise à la responsabilité des individus, au risque de voir cette somme mise le jour du versement sur le tapis vert pour la voir doubler au risque de voir tout perdre à des gens ne travaillant pas ? Bien sur le travail sera de mise pour tous, mais pour une rémunération moindre puisqu’il y aura ce revenu inconditionnel, permettra-t-elle à l’individu qui a joué cette somme de vivre le reste du mois ?

Alors les promoteurs de l’initiative nous disent que le travail pourra être bénévole, que chacun pourra faire ce qu’il veut et quand il le veut. Oh la République des bisounours ! Il faut être loin de la vie professionnelle pour croire que l’on peut au pied levé, faire un véritable travail de production. Parce que ces taches là et encore plus après qu’une telle initiative ait imposé à la Confédération ce mode de vie, ce seront des robots qui vont les faire. Ou des pays à bas salaires. Et si dans le pays, à terme, il n’y a plus de production de biens qui va, continuer à financer cette vie de château ? Cela me rappelle un peu la fable de « La cigale et la fourmi ».

Et même est-ce bien une vie de château que nous aurons là ? Logés, nourris, « bouchonnés » peut-être, en viendront-ils aussi à nous traire ? Marie-Hélène Miauton nous parle de redevenir des esclaves, je ne crois pas que ce qualificatif soit le bon, c’est bien pire que cela. Car les esclaves, leurs maîtres leur demandaient un travail. Imaginez-vous bonnes gens qu’ils n’aient rien demandé à leurs esclaves en retour, mais les aient parqués sur leurs terres en leur apportant chaque jour leur pitance et ce pendant des dizaines d’années. Même les fameux promoteurs d’une telle initiative auraient été les premiers à hurler à un traitement inhumain.

Pour se réaliser, les individus doivent se transformer tout au long de leur vie et se nourrir d’épreuves pour améliorer toujours et toujours leurs expériences. C’est cela une vie bien remplie. Et se lever chaque matin pour aller gagner sa vie est peut-être dur, mais c’est aussi une source de bonheur ne serait-ce que parce que cela donne un sens à la vie. Alors je ne veux même pas discuter d’avoir côte à côte des productifs et des profiteurs, mais seulement de l’oisiveté de ceux qui n’ont plus aucune obligation que celle de leur envie du moment. Pas d’effort et c’est certain, pas de plaisir de vaincre non plus.

Un adage est une vérité populaire qui vient de la nuit des temps. Celui qui nous rappelle que « l’oisiveté est la mère de tous les vices », comment allons-nous l’éviter M. Sigg ? L’Histoire nous dit bien ce qu’il est advenu de Sodome et Gomorrhe, Dieu nous permettra-il un autre destin ? Votre initiative va-t-elle être bénéfique pour le genre humain, ou ne cherchez-vous qu'à faire parler de vous ?

samedi, avril 07, 2012

Et l’Europe bordel !


A quinze jours du premier tour de l’élection présidentielle, entendez-vous parler d’Europe par nos trois candidats ultra-médiatisés? Moi pas.

Quand on sait que plus de 80 % de nos lois ne sont que des directives européennes que l’on fait voter par des godillots, il serait peut-être utile de nous préoccuper un peu plus de cette Union Européenne. Et que ces deux candidats qui prétendent être les seuls compétents à diriger la France et entre lesquels – nous dit-on, sur le ton d’une sempiternelle méthode Coué – devra se faire le rush final, il va bien falloir qu’avant ce premier tour ils nous en parlent.

De qui se moquent-ils, eux et leurs commanditaires, quand ils nous disent que ce sera l’objet des débats entre les deux tours ? Parce qu’enfin après le premier tour il n’y aura plus besoin de débattre de l’Europe, puisque ceux qui ont soutenu le « oui » au référendum sur le projet de TCE. Ils seront alors seuls en lice. Et pourtant cette appartenance ou non en 2012 à cette UE, telle qu’ils nous l’ont imposée avec le traité de Lisbonne, c’est bien le point crucial de la politique française.

D’abord en Europe, la France y est. Personne ne pourra y changer la géographie. La liberté de circulation des biens, des personnes et des services, c’est à dire faire librement du commerce entre nous, échanger et s’apprécier tel que l’ont voulu les Pères Fondateurs, on y était. Oui, on y était il y a encore quelques années, parce que maintenant, j’ai comme l’impression qu’il commence à y avoir de l’eau dans le gaz entre nous. Ce qui est en cause, ce n’est pas l’Europe, c’est bien cette UE et son intégration à marche forcée contre la volonté des peuples.

Jugeons-en si vous voulez bien. Dans notre communauté européenne, comme dans un ménage, il importe que chacun apporte et profite dans des proportions égales et équilibrées. Si ce n’est pas le cas, quand il y en a un qui travaille et est sérieux dans le ménage et que l’autre dépense sans compter et sans tenir ses engagements plusieurs fois répétés, il commence à y avoir de l’eau dans le gaz. Bien sur, on montre bonne figure vis à vis des enfants, mais la vie commune ne va plus durer bien longtemps. Cela ne vous rappelle rien ? Et la France et les pays du Sud de l’Europe, ont-ils été à la hauteur des engagements pris, déjà avec Maestricht et avec l’Euro pour ceux qui ont opté pour la monnaie unique ?

C’est bien évident que non. Et il est tout aussi évident qu’il nous faudra divorcer et tout simplement parce que si on maintient le mariage en l’état, on va bien finir par se taper sur la gueule, comme c’est parti. A la belle affaire que cette Union Européenne technocratique contre l’avis et dans le déni des peuples ! C’est sûr que le traité de Rome a pu établir et conforter une ère de paix en Europe, mais c’est tout aussi sur que cette Europe technocratique de moins en moins applicable ni acceptée risque bien de nous amener à nous faire la guerre.

Sous la cinquième république l’élection du Président se fait au suffrage universel. Cette voie référendaire c’est le choix du peuple pour porter à sa tête un individu. Mais ce choix par le peuple où des dizaines de millions de personnes se prononcent pour un candidat ou un autre en portant sur son nom plus d’une vingtaine de millions de suffrages n’a-t-il pas valeur sacrée ? N’y a-t-il là, dans une telle volonté, un choix inattaquable ? Il est certain que ceux qui, par quelques moyens que ce soit, ont accaparé le pouvoir veulent le croire.

Alors pourquoi, quand au bout de longs mois de campagne, en mai 2005 quand les français -ce même corps électoral - se sont prononcés à plus de 57 % dans une participation record, le résultat de ce référendum n’a pas fait force de loi pour la France. Pourquoi au contraire et après un vote populaire identique en Hollande, ce processus démocratique a-t-il été interrompu en Europe? Pourquoi ce ne sont que quelques milliers de personnes qui, en Europe, ont engagé les peuples sur une voie qu’ils réprouvaient massivement ?

C’est sur que là, non seulement la démocratie (je suis très moyennement démocrate) a été violemment bafouée, mais c’est surtout la volonté des peuples, exprimée ou non qui est piétinée par une technocratie toujours plus arrogante. Alors ne cherchons pas aujourd’hui à prendre une revanche sur ces malfrats, cherchons plutôt à voir, sept ans après si le peuple souverain français s’était trompé quand il avait répondu non à cette Union Européenne ?

Amis citoyens, c’est sur que depuis ces sept années, nous ne nous sommes pas fait (encore) la guerre, mais s’il n’y a que cela, bien que cela soit important, cela reste un peu court. Je vais donc pour la facilité de la démonstration procéder à l’envers. Vous pouvez me rétorquer toutes les choses que l’UE n’aurait pas pu faire sans le traité de Lisbonne et qu’elle n’a fait que grâce à ces institutions et surtout qui ont été positives et d’une grande avancée pour les peuples de l’Europe. Je vous les accorde toutes et les met à votre crédit.

Mais réfléchissez-y bien et ouvrez bien vos yeux sur ce que l’UE vous a apporté à vous français et à la France depuis 7 ans, depuis votre « non » au projet de TCE ? Et non seulement à vous, mais aux grecs, aux irlandais, aux anglais, aux italiens, aux espagnols, aux portugais etc. Avez-vous un meilleur pouvoir d’achat ? Avez-vous moins de chômage, avez-vous moins de déficits publics, les Etats ont-ils maigris ? Etes-vous persuadés que vos enfants vivront mieux que vous depuis que vos dirigeants politiques vous ont entraînés dans ce qui devient une galère ? Avons-nous, pays de l’UE une meilleure stature depuis ce moment là vis à vis des chinois, des indiens, des russes ou encore de brésiliens ? Pouvons-nous mieux nous faire entendre et faire respecter de ces pays émergents ? Et pourtant, je n’exagère en rien, c’étaient bien leurs promesses unanimes.

Alors pourquoi ? Trouvez-vous que la mascarade et le foutage de gueule n’ont pas assez duré ? C’est entre tous ces gens qui vous promettent un véritable cataclysme si la France et les pays du Sud de l’Europe quittent au plus vite l’Euro et ces institutions fédéralistes, qu’il va vous falloir choisir le nouveau Président de la République ? Ils se sont tous trompés en 2005 quand le peuple a dit « non » au référendum qui devait engager son avenir et les sept années qui viennent de s’écouler montrent qu’il avait raison. Et nous devrions les croire en 2012 quand ils énoncent les pires catastrophes. Comme le Maître-chanteur auprès duquel vous voulez arrêter de raquer. D’abord tout vous montre qu’ils n’y connaissent rien.

Vous avez le 22 avril prochain, la capacité de voter pour un candidat, qui d’ailleurs est une candidate et qui est la seule capable de réunir sur son nom, tous ceux qui veulent que la France sorte de l’Euro et de cette Europe là. Qui veut rétablir un contrôle à nos frontières pour les étrangers et les marchandises étrangères. Pas pour les empêcher tous de rentrer mais pour le faire d’une manière qui serve les intérêts bien compris de la France et des français. Qui veut arrêter de cracher au bassinet européen en pure perte, qui veut arrêter d’ouvrir notre pays à toute la misère du monde quand on a déjà du mal à aider les français, sans faire payer par centaines de milliards les générations à venir.

Quand vous serez dans l’isoloir pensez-y et ne vous trompez pas de bulletin. Et je ne vous parle pas que de la France et des français, chose qui peut vous préoccuper plus ou moins, je ne vous parle que de vous et de votre situation perso et de celles de vos enfants et petits enfants.