lundi, juillet 26, 2010

Etre de gauche rend intolérant et peu généreux (par Nick de Cusa)

Les personnes de gauche et, plus généralement, les interventionnistes de tout bord, sont les premiers à revendiquer les valeurs de tolérance et de générosité. En particulier pour cette dernière valeur, le fait de vouloir utiliser l’Etat à des fins « sociales » est présenté comme gage de générosité. Les politiques « sociales » sont bonnes par nature, les autres « égoïstes ». Pourtant, comme le montrent les études récentes, ce sont les gens de gauche qui sont les moins tolérants et les moins généreux.
L’intolérance, une valeur de gauche ?

« L’intolérance est une maladie contagieuse car elle contamine toujours ceux qui la combatte » disait Raymond Aron. La phrase pourrait s’appliquer à la gauche française qui a fait de la lutte contre l’intolérance un de ses chevaux de bataille et pourtant, à en croire la sociologue (de gauche) Anne Muxel, se révèle largement moins tolérante que la droite.

Anne Muxel a mené une étude sociologique pour voir comment les les gens de droite et de gauche réagissaient face à des personnes proches ne partageant pas leurs idées. Le constat a été sans appel : les personnes se disant de droite se montrent beaucoup plus tolérantes que celles se déclarant de gauche. Ce qui explique cette plus grande tolérance de la droite, c’est sa culture de la liberté (et donc l’influence libérale) à en croire Anne Muxel dans son ouvrage Toi, moi et la politique, amour et conviction.

La sociologue résumait ainsi les conclusions de ses travaux sur France Inter : « Ça a été une surprise pour moi dans la mesure où les valeurs de tolérance, de respect de la différence, du respect de l’autre font partie d’une culture en tout cas revendiquée par la gauche. [Pourtant] il y a une plus grande difficulté pour les personnes qui se classent à gauche d’accepter la divergence politique dans la sphère privée… [..] La culture de la droite suppose la liberté, la liberté de l’autre de penser, de vivre et d’être comme il veut. Cela suppose une plus grande ouverture ».

Ces résultats d’une étude sociologique se retrouvent sans surprise confirmés par l’étude de la générosité respective des personnes de droite et de gauche.
La générosité, une valeur libérale, et non étatiste ou "de gauche"

Arthur Brooks est docteur en économie, spécialiste des sciences sociales et d’économie comportementale. Dans Who really cares (Basic Books, 2006), il étudie les comportements respectifs des conservateurs et des liberals (gauchistes) américains en matière de générosité [1].

Ces deux positions ont une traduction concrète dans le comportement des individus qui s’en revendiquent [2] : ceux qui « pensent que le gouvernement devrait mener une politique de redistribution plus forte » donnent... nettement moins à des associations ou aux moins fortunés que ceux qui veulent réduire le rôle de l’État. Cela alors que les premiers ont un revenu supérieur de 6% aux seconds.

Là encore, c’est la culture individualiste qui explique en grande partie cette différence de générosité en fonction des opinions politiques. Ceux qui font confiance à l’individu et non à l’État pour aider autrui donnent plus. Ceux qui en appellent à l’action de l’Etat donnent nettement moins et se reposent sur les autres pour aider les moins fortunés. Ils n’ont aucun droit à revendiquer la notion de générosité dont ils parlent mais qu’ils ne mettent pas en pratique.

On retrouve exactement le même schéma pour le don du sang : les gens de droite donnent nettement plus souvent leur sang que les gens de gauche. Si les gens de gauche et du centre donnaient autant que ceux de droite, il y aurait 45% de don du sang en plus aux États-Unis selon Brooks ! ("If liberals and moderates gave blood at the same rate as conservatives, the blood supply of the United States would jump about 45 percent.")

Une autre comparaison intéressante qui vient à l’appui des conclusions d’Arthur Brooks est celle entre les États-Unis et le Canada. Comme l’écrit Martin Massse (depuis le Canada) :

« On pourrait croire qu’une société comme le Québec, où les mots solidarité, équité et compassion sont sur toutes les bouches, une société qui « résiste au vent froid de droite qui souffle sur le reste du continent » comme se plaisent à nous répéter nos politiciens défenseurs du « modèle québécois », est un endroit où les individus font preuve d’une plus grande générosité qu’ailleurs. Comparés à ces Anglos matérialistes et individualistes du reste du continent, ne sommes-nous pas une grande famille généreuse et tricotée serrée ?

Eh bien non. Comme des sondages et études le montrent année après année, les Canadiens sont moins généreux que les Américains, et les Québécois sont les moins généreux des Canadiens. Ils sont donc les Nord-Américains qui contribuent le moins aux œuvres de charité. Une étude du Fraser Forum de décembre 2000 (Canadian & American Monetary Generosity) qui compare tous les États américains et provinces canadiennes en termes de générosité (nombre de donateurs et montants données) place les provinces au bas de la liste. C’est l’Alberta, paradis du conservatisme et de la fiscalité minimale au pays, qui fait meilleure figure. Le Québec est bon dernier.

Cette réalité n’est pas si surprenante et l’explication en est fort simple. Le contribuable québécois doit supporter l’État le plus lourd sur le continent et est forcé de contribuer au financement d’un tas de programmes sociaux pour les plus démunis, dont un Fonds spécial de lutte contre la pauvreté. Logiquement, il se dit qu’il fait déjà sa part. Pourquoi donner une seconde fois à des œuvres privées, alors qu’on est déjà obligé de donner pour des programmes publics ?

Les Québécois ne sont pas plus égoïstes que les autres Nord-Américains, ils agissent de façon rationnelle dans le contexte socialiste qui est le leur. Les Albertains aussi, eux qui sont les moins taxés au pays. Ils se sentent logiquement plus responsables et contribuent donc plus à des œuvres privées.

Le résultat est cependant loin d’être le même sur le plan de la moralité. Les donateurs privés peuvent prétendre être véritablement généreux : c’est leur argent à eux qu’ils donnent, de façon libre et volontaire. Au contraire, la charité publique n’est qu’une vaste tromperie socialiste. Ceux qui y contribuent sont forcés de le faire. Et ceux qui s’en attribuent le mérite, nos gouvernants, ne sont en réalité que des bandits de grand chemin et des hypocrites. »
Conclusion

La liste des travaux appuyant ces conclusions serait sans fin, mais la logique reste toujours la même. A force de demander à l’Etat de tout faire, on finit par ne plus rien faire pour l’autre par soi-même. Aller vers toujours plus de socialisme et d’étatisme, c’est aller vers une société fermée. Le socialisme et l’étatisme, qu’ils soient de droite ou de gauche, ne mènent qu’à une société de personnes intolérantes et repliées sur elles-mêmes.

Aller vers une société ouverte implique de responsabiliser l’individu, de cesser de tout confier à l’État pour rendre le pouvoir à celui qui en est la source : l’individu. Comme certains le disent bien, « je n’ai pas trahi mon idéal socialiste en devenant libéral ». Tout individu de bonne foi qui veut réellement l’épanouissement de l’individu dans une société ouverte et tolérante ne peut vouloir qu’une société de liberté.


lundi, juillet 12, 2010

Une révolution pour 2012 (2ème partie)

Quelles sont les garanties d’un bon programme pour l’économie française ? D’abord qu’il soit juste et que la plus grande de ses qualités soit l’égalité de chacun devant la loi. Aujourd’hui on en est loin !

Il n’y a pas d’égalité devant la loi lorsque certains sont payés pour un travail qui n’est pas exécuté. Il n’y a pas d’égalité lorsque certains profitent d’avantages auxquels ils n’ont pas droit. Il n’y a pas de justice ni égalité devant la loi quand, sur notre territoire, certains sont obligés de résider dans des zones où ce n’est plus la sécurité républicaine qui prévaut. Il n’y a pas d’égalité devant la loi quand les diplômes d’Etat sont donnés à tous et quels que soient leurs résultats afin de cacher le manque d’éducation, d’enseignement et de rigueur que nécessitent de tels exercices.

Et il serait vain de croire que l’économie de la France pourrait être redressée sans qu’au préalable, cette égalité républicaine ne soit restaurée. Cela passe par des Tribunaux qui devront appliquer avec une rigueur accrue des sanctions sur les délits et les crimes avérés qu’aucune circonstance atténuante ne viendra édulcorer. Cela passera par le recrutement de dizaines de milliers de fonctionnaires de police supplémentaires et certainement la construction rapide de prisons supplémentaires. Mais demain, violer la loi ou s’attaquer aux représentants des forces de l’ordre doit être un acte réprimé avec une grande vigueur. Ce sera le début de la reconstruction de notre nation et un nouveau sentiment commun que la sécurité des biens et des personnes est de nouveau rétablie.

Et pour être garant que demain et nulle part dans les services de l’Etat des gens ne soient payés alors qu’ils ne remplissent plus les contreparties de leurs emplois, c’est à tous les niveaux de ces services que les évaluations doivent avoir lieu par des corps d’inspecteurs qui devront aussi rendre des comptes de leurs missions et ce, à tous les échelons des hiérarchies. La Cour des Comptes doit aller plus loin et accompagner de mesures de sanctions les anomalies rêvélées.

Les services publics doivent être assurés en tous temps et en tous lieux sans discontinuité. Ceux qui y sont dédiés ne peuvent y manquer sans se voir radier de la fonction publique. Et si le « droit » de grève doit être exercé dans de tels services, cela ne pourra jamais s’accompagner de la cessation du service aux usagers. D’autres moyens doivent être mis en œuvre pour cela, jamais donc par la prise en otage des usagers, comme de leur côté, ils ne peuvent cesser le paiement de leurs impôts qui en sont la contrepartie. Les moyens informatiques le permettant, tous les services de l’Etat doivent croiser leurs informations afin que nul ne puisse prétendre indûment à des prestations auxquelles il n’aurait pas le droit. Des cartes d’ayant droit comme celle dite « carte verte » devra être infalsifiable et ne correspondre qu’à l’ayant droit.

Toutes ces mesures de bon sens sont indispensables afin de cesser de toujours re-construire notre Etat sur du sable et ce seront des dizaines de milliards d’euros qui cesseront rapidement d’être dépensés inutilement par les services de l’Etat. Il me semble que cette rigueur est un préalable légitime dû à ceux qui cotisent à l’impôt et la première de ses contreparties. Quel respect les citoyens peuvent-ils avoir vis à vis d’un Etat qui jette par les fenêtres l’argent public sans véritable contrôle et qui, pour éponger ses fins de mois, dans de telles conditions est obligé d’emprunter toujours plus. Ce n’est plus acceptable et si tout ceci a encore lieu dans notre pays, c’est parce que ce n’est plus le pouvoir élu qui le gouverne, mais des « mafias » parées de costumes de respectabilité qui ne prospèrent que dans le désordre comme on le voit.

C’est pour toutes ces raisons qu’il importe d’abord de revenir, déjà dans les programmes, vers un Etat de droit et c’est la droite qui doit porter un tel espoir. Si nous sommes tombés depuis quelques années dans une telle déliquescence, c’est qu’il n’y a plus de parti de droite en France. Et on le voit tous les jours dans les arbitraires et toutes les affaires qui font l’actualité et à un niveau tel, que nos voisins étrangers nous regardent de plus en plus étrangement.

Et si la politique est l’art d’administrer un pays et de répartir équitablement ses richesses, il est tout aussi évident qu’il ne peut y avoir de bonne politique sans qu’avant et au préalable des richesses aient été crées par ses ressortissants. Quoiqu’en pensent certains politiciens ignares et imbus de leur personne, le premier rôle dévolu aux lois est d’abord de favoriser la création de richesses et sans cela c’est à une débandade à laquelle on assiste. Pour créer des richesses et là, c’est l’Histoire qui se prononce, il importe d’abord d’en laisser la réalisation à la société civile et de privilégier l’individu et son sens des responsabilités. Toutes les autres expériences ont fait long feu. C’est ce que recherche le libéralisme.

On voit bien dans ces conditions que, si demain des propositions innovantes doivent venir sur le devant de la scène politique pour 2012, ce sera d’abord le fait qu’un certain nombre d’élus quitteront les partis actuels de gouvernement qui ont perdu toute crédibilité. La reconstruction entre eux et ex-nihilo, d’un nouveau parti, crédible cette fois ne serait-ce que par le courage montré pour tourner le dos à la facilité, qui va défendre un credo de vraie droite libérale et qui va viser et proposer aux français de rétablir l’ordre public et les réalités des services de l’Etat dans leur véritable optimisation. Plus de gens payés à ne rien faire du fait d’un statut dépassé et des services publics permanents aux ordres du Parlement et non de syndicat mafieux.

Ce nouveau parti devra aussi redonner un vrai pouvoir aux individus dans l’accomplissement de leurs responsabilités et mieux protéger leurs biens comme leurs personnes. C’est un préalable avec une bonne gestion des droits et des devoirs de chacun, si l’on veut voir à nouveau ceux qui ont des capitaux, venir les investir ou ré-investir en France et créer des emplois. Il ne s’agira plus comme on l’a trop vu depuis des décennies faire barrage à son adversaire politique mais enfin, proposer un nouveau modèle social tant l’ancien est malade et dépassé.

Une révolution pour 2012, (1ère partie)

Certains hommes politiques, qui se réclament de la « droite », demandent autour d’eux que leurs sympathisants les aident à élaborer des propositions pour « changer » la France . Quelle est cette posture ? Quelle est cette nouvelle imposture ? Pourquoi demander à des milliers de citoyens ce qu’ils aimeraient voir défendu ? C’est renverser les rôles, c’est une peu se moquer de la démocratie, car enfin, voter c’est choisir entre tous ceux qui postulent à un vote citoyen. Montrant leur capacité à remplir leur fonction et énonçant leur propre credo et ce, dans les limites et du mode de scrutin et de la réalité politique du moment.

Encore faut-il que ces « objectifs politiques» affichés, ne soient pas, dès le départ entachés des plus grands travers possibles, dont d’abord celui de la perte de confiance irrémédiable envers un parti et son oligarchie. Dès 2002, l’UMP n’a eu de cesse que de vouloir bi-pôlariser le terrain politique entre la gauche et la droite, partant du principe simple que les français étant majoritairement de « droite » et ne voulant plus donner leurs voix pour un futur socialisant, ne pourraient plus que…. voter pour eux.

Après avoir rallié en, 2002 tous ceux qui croyaient que voter Le Pen, n’était ni démocratique ni censé, en 2007 c’est sur un programme mensonger que ces électeurs ont été amené à voter. Aussi parce qu’ au delà de ce vote anti-gauche, c’était aussi pour encore un peu plus longtemps de statu-quo et pour une certaine politique de paix sociale qu’ils pensaient voter. Et c’est sûr que ces trois dernières années, il n’y a eu ni émeutes ni véritable arrêt de l’activité économique en France. Mais à quel prix ? … C’est sûr que si nos dirigeants cèdent en permanence au racket mafieux et aggravent jusqu’à l’absurde nos déficits publics, ils peuvent dans le même temps, s’enorgueillir et de vie calme et d’avoir jugulé les mouvements sociaux revendicatifs. Mais quels bilans laissent-ils ? Et cette vie de château qu’il faudra bien payer, nous et nos descendants, ne peut durer que pour autant qu’un financement puisse prendre ce relais. Tout le monde voit bien que cette époque est révolue.

Alors demain ? Au delà de savoir si une telle prestation de gouvernance publique est condamnable pénalement, car tous ces gens en charge des affaires de la France ont bien sur, trouvé leurs comptes personnels dans un tel statu quo, par la vie facile que cela leur procure durant cette période, il importe aussi de savoir si les français souhaitent que cela continue et si ces incapables d’hier sont encore crédibles pour porter des projets pour demain. Lincoln l’avait déjà énoncé clairement, « on ne peut tromper tout le monde, tout le temps » ! Les dernières élections régionales en France, ont bien montré que cette majorité silencieuse qui pensait voir la France se redresser en 2007, refusent de se voir une nouvelle fois pris en « otage démocratique » par la fausse droite et ils restent chez eux. Ne restent plus en lice que ceux de gauche qui défendent leurs prébendes de situations acquises et qui souhaitent que rien ne change.

Quelle crédibilité accorder alors à ceux qui se disent aujourd’hui de droite et qui sont encore inféodés au parti félon qu’est l’UMP et à son chef Nicolas Sarkozy et tous ses affidés. Chaque jour qui passe, met à jours de nouveaux arbitraires et l’incapacité majeure pour ce parti à être crédible pour la grande majorité de l’électorat français. Le plus grand et le comble des arbitraires réside pour ma part dans l’affaire Bettencourt et pas forcément de la manière populiste dont les médias la présentent encore aujourd’hui. Voilà une femme, héritière du fondateur de L’Oréal, à la tête d’une fortune de près de 17 milliards d’euros et qui, peut-être du fait de son grand âge et d’engagements moraux pris antérieurement, reste en France et en est le plus gros contribuable privé. Elle paye au titre de 2009, 70 millions d’euros d’impôts soit quand même plus de 460 millions de francs de 2001. Pour limiter sa participation fiscale à 50% de ses revenus l’Etat, par le mécanisme du bouclier fiscal, lui en restitue 30 millions. Une simple règle de calcul montre, qu’au delà de l’énormité de cette somme, sans ce bouclier fiscal, ce serait plus de 90% de ses revenus qui seraient partis en impôts !

Déjà à ce moment là, je pose la question de savoir si une telle imposition est juste. Si Madame Bettencourt avait – comme la plus grande partie des autres familles riches françaises et qui sont bien sûr aimées et respectées en France parce qu’aussi les plus gros créateurs d’emplois – émigrés dans les pays limitrophes comme la Suisse par exemple, le montant de son impôt n’aurait pas été de 40 millions, mais d’un montant maximal de 2 à 3 millions seulement. Et où l’arbitraire devient nauséabond dans cette affaire, c’est que pour rester en France et en être le plus gros contribuable, Madame Bettencourt en soit réduite à financer tout à fait illégalement des hommes politiques pour ne pas avoir de contrôle fiscaux ! Et en 15 ans, elle n’en a pas eu ! Que ces contrôles aient été fructueux est une autre affaire et cela on ne le sait. En aurait-elle eu, y aurait-il eu pour autant mise en évidence d’optimisations fiscales délictueuses ? Je suis loin d’en être persuadé. Parce que déjà la plus grande optimisation fiscale aurait dû, comme tous y sont contraints, de s’exiler fiscalement. Elle ne l’a pas fait. Mais dans le même temps, certains venaient chercher des enveloppes – et il y en a eu pour 400.000 euros dans les 4 premiers mois de 2007 – alors qu’ils ne proposaient rien .. si ce n’est de faire barrage à la « gôôôche » qui, lui disaient-ils, si elle revenait au pouvoir, devait tout prendre à cette pauvre femme âgée. Parce qu’au delà d’avoir 17 milliards d’euros de patrimoine, Madame Bettencourt est une personne âgée comme les autres et avec la même crédulité si j’ose m’exprimer ainsi et comme le montrent les dizaines d’heures d’enregistrements téléphoniques pris à son insu.

Et il existeraient encore des hommes politiques honnêtes et sincères qui souhaiteraient encore faire un bout de chemin en vue de 2012 avec de tels aigrefins aussi incompétents – comme on le voit aux résultats – que malhonnêtes, comme il apparaît un peu plus chaque jour. Je crois au contraire l’inverse. Ceux de nos élus qui voudront un vrai programme pour la France, commenceront, dès aujourd’hui, à « apostasier » l’UMP. Seuls face à leur conscience et avec la certitude d’aider la France à tourner le dos à tous ceux qui abusent d’elle et de ses citoyens. Déjà au niveau de leurs circonscriptions, c’est un gage certain pour eux de la reconnaissance à venir de leurs électeurs et de ne plus rester dans le mensonge avéré. Mais ce faisant c’est aussi bien plus qui sera fait pour la France. C’est aussi pour ceux qui restent, les marquer du sceau de la compromission avec un pouvoir toujours plus dévoyé. Et il y a fort à parier que ce seront dès cette fin de l’été 2010, des dizaines d’entre eux qui prendront le même chemin, pourvu que l’un d’entre eux ait le courage de sortir du rang. Il y aura donc là, enfin, les véritables ingrédients pour la création d’un vrai parti de droite qui ne pourra être que libéral, tant il n’y a pas d’autres chemins pour le redressement de l’économie française.

A partir de là, ce ne sera pas à l’homme de la rue, aussi pertinent fut-il, d’élaborer les propositions pour que la France change, mais à des économistes patentés, car c’est d’économie comme on le voit, dont les Etats ont besoin avant que de vouloir faire de la politique.

mardi, juin 15, 2010

Alternative Libérale veut exister au coté du Nouveau Centre

Vraiment l'Histoire - même à très court terme - est un éternel recommencement !
Louis-Marie Bachelot et Alternative Libérale que l'on n'entendait pratiquement plus depuis le début de l'année, annoncent en ce début juin 2010, leur rapprochement - sous validation par l'assemblée générale des adhérents d'AL - avec le Nouveau Centre. Ceci parce que leurs valeurs seraient communes ! La belle affaire !
Sur les "valeurs" que sont l'humanisme, la responsabilité individuelle, l'éthique, la liberté d'entreprendre, la juste récompense de la prise de risque et de l'épargne (c'est sur que lorsqu'on épargne aujourd'hui l'on prend un risque!) toute la classe politique française, du moins dans les discours, est unanime !
Mais dans les actes. Aussi capable et pondéré que puisse être Hervé Morin, pour ce qui me concerne, son parti le Nouveau Centre, aidé lors de sa constitution par Nicolas Sarkozy, "roule" pour lui et fait parti de "son" gouvernement. Et qu'il veuille s'émanciper de la "tutelle" de l'UMP au moment où de Villepin veut créer son propre parti n'a rien d'étonnant. C'est tout à fait une nouvelle manœuvre de Nicolas Sarkozy pour nous imposer son incompétence 5 ans de plus.
De plus, le moindre bon sens mathématique, place celui qui se dit au Centre, entre celui qui se dit à "Droite" et ceux qui se recommandent de l'utopie socialiste. Et là tel que Bayrou (vieux démon d'AL) un moment, se placer mécaniquement plus à gauche que l'UMP quand on sait la surrenchère sociale que ce parti fait en tirant des traites sur l'avenir, cela ne me va pas.
Bien sur il y a là une nouvelle manœuvre politicienne qui vise à placer l'entier de la classe politique française sur les quelques sièges au centre de l'hémicycle afin de ne pas "faire peur" au bon peuple de France, mais c'est rester toujours sur les mêmes grilles d'analyse qui ont fait rester chez eux près de 50% des électeurs en avril 2010. Cela ne me va pas.
Erreur d'analyse politique quant à savoir ce dont la France à besoin.
Qui peut soutenir à quelque niveau que ce soit que le salut pour notre pays passera par accorder 5 ans de plus à Nicolas Sarkozy pour faire ce qu'ils nous a montré depuis un peu plus que 3 ans. Gouverner c'est anticiper. Et si c'était le cas, Nicolas Sarkozy retrouvera les mêmes "partenaires", pour son nouveau mandat. Et là on voit bien, même les moins bellicistes d'entre nous que ce n'est pas lui qui a eu le dernier mot et qu'il n'a pas eu la carrure de l'Homme (ou de la Femme) politique dont notre pays a besoin. Notre société ne sait toujours pas où elle va et nos comptes sociaux continuent à se dégrader.
Comme ce n'est pas possible de "conserver" la confiance de l'électorat de droite lors des élections à venir en 2011 et 2012 et la nature ayant horreur du vide, il est certain maintenant qu'après les défections des partis associés à l'UMP que furent "DLR", le CNI, Démocratie Chrétienne et demain le Nouveau Centre entre autres, c'est à l'instar de ce que souhaite de Villepin, l'UMP qui va rendre à ses "courants" et ce, contraint et forcé, leur autonomie.
Dans ces conditions, inéluctablement, un parti de droite - car il y a là un réservoir d'électeur primordial quoiqu'en disent les tenants du politiquement correct - va émerger d'une manière claire vis à vis de l'électorat.
Et dans ces conditions que va faire AL qui vient de s'inféoder au Nouveau Centre ? Il n'a plus de marge de manœuvre sauf, une nouvelle fois, à changer de cheval au milieu du gué. Mauvais calcul mais qui est bien prévisible tant ses dirigeants ont hâte d'exister avant que d'avoir démontré avoir rallié un semblant de début d'électorat libéral. De la politique politicienne honnie par moi et par pas mal de libéraux je crois.
Comme aujourd'hui Moody's vient de le faire pour la note grecque, AL vient de perdre 4 crans d'un coup. Va-t-il s'en remettre?

vendredi, mai 07, 2010

« Sarkozy m’a tuer »

D’abord il s’agit bien ici d’un crime d’Etat, quand ses dirigeants politiques soit ne savent plus comment faire ou que le sachant trop bien, ils ne font rien de peur d’avoir à rendre des comptes de leurs actions et dans ce cas préfèrent jouer les autruches !

Car enfin qui peut nier qu’aujourd’hui il n’y ait le feu à la maison France par suite d’euro et d’une Europe mal adaptée et surtout mal gouvernée. Les français dans leur sagesse démocratique - car un peuple se rendant aux urnes à travers le suffrage universel de mai 2005 sur un projet dont ils percevaient après des mois de débats, ne l’oublions pas, son inadaptation à la situation de leur pays - avaient répondu NON.

Et c’est bien Nicolas Sarkozy et lui seul, usant de ses prérogatives présidentielles nouvellement acquises deux ans après, qui, de sa propre responsabilité et de ses prérogatives a fait en sorte de faire passer un projet identique à Lisbonne, le faisant adopter par le Congrès, dont la plupart des représentants tenaient leurs investitures de lui ou ses affidés, alors que le peuple venait de le refuser, bafouant ainsi la démocratie.

Et cette Europe là, qui est-elle, que fait-elle aujourd’hui ? Elle n’est pas plus capable qu’avant d’exiger quoique ce soit des pays qui la composent et même à minima la discipline pourtant acceptée à Maastricht et combien nécessaire, d’une certaine convergence des politiques fiscales et sociales afin d’être compatible avec une monnaie « unique ». Au contraire, plus les politiciens réalisaient sur le papier, cette intégration fédérale, moins dans leurs pays respectifs ils demandaient à traduire dans les droits nationaux les directives de cette Europe et s’écartaient dans le même temps des critères de convergences nécessaires à leur monnaie. Sans que personne ne trouve rien à en redire, sans que personne d’ailleurs ne puisse dire quoique ce soit.

Toute cette bande d’incapables ne faisaient ni plus ni moins que réunions, discours, parades autour d’une « Europe » qui en définitive et jour après jour n’en devenait que de plus en plus, virtuelle. Et le paroxysme de la crise grecque actuelle montre bien que cette construction virtuelle, qu’il importe de gérer aussi et dans le même moment que la réalité des faits, devient un boulet qui va nous entraîner par le fond si rapidement on ne s’en débarrasse.

Car comment croire que les incantations que prononcent tour à tour, Le Premier Ministre français, son Ministre des Finances, le Président de la BCE et Nicolas Sarkozy entre autres, puissent changer quoique ce soit aux réalités financières d’un Etat qui vit depuis trop longtemps au dessus de ses moyens. Et ces déficits ont maintenant et au vu de tous une réalité économique qu’ils n’avaient pas auparavant. La Grèce, pour commencer, ne pouvant rembourser ses dettes va, soit faire défaillance, soit se faire administrer une médication impossible, avant que de toutes les façons en arriver à la même extrémité. Dans la rue, la population à juste titre en accuse ses politiciens, à tout le moins du laxisme vis à vis de leurs propres demandes.

Et ce ne sont pas là que de « viles attaques de spéculateurs tout autant internationaux que capitalistes contre les Etats », mais bien le reflet de cette « économie » que viennent de nous laisser de vieux cabots de politiciens qui ne veulent pas quitter la scène. L’euro de peut pas faire autrement que de baisser avant que d’exploser tant sa « construction » est devenue contre-nature. Et l’Europe avec ! Qui demain, dans ces conditions, va encore faire confiance à des tels apprentis sorciers et à de telles institutions. Et à de tels gouvernants pour une aussi piètre prestation. Valent-ils d’être payés aussi chers ?

Mais entre temps, si vos biens et vos revenus, par une baisse de 30% de la valeur de l’Euro sont amputés d’autant, allez vous accuser la fatalité ? Si demain les pays émergents dominent le marché mondial avec d’autres structures et d’autres méthodes de gouvernance, allez vous encore croire que ceux qui s’arrogent aujourd’hui de gouverner la France pour l’emmener dans le mur, n’y sont pour rien ? Si aujourd’hui vous n’avez plus de travail, si dans la rue la plupart des gens font grise mine, alors que d’autres et avec vos impôts roulent encore carrosse et tiennent le haut du pavé par des réformettes qui n’ont d’autres buts que ceux de créer un écran de fumée sur leurs incompétences, allez-vous encore leur accorder aujourd’hui et demain du crédit, faute d’autres candidats meilleurs ?

Il faut redresser d’abord la France pour les français et leurs autres pays pour les autres nations. Et cesser cette fuite en avant de toujours plus d’Etat. Retournons aux fondamentaux de l’Europe avec les seules libres circulations des biens, des hommes et des services. Il n’y a besoin pour cela ni de Bruxelles, ni de Strasbourg, ni de Commission européenne, ni autres constructions aussi fumantes que virtuelles. Voilà déjà des milliards d’économies de réalisés pour ceux qui produisent les richesses.

Il faut récupérer nos monnaies et à marche forcée d’ici le premier janvier 2011 au travers, si on le veut, d’une monnaie commune de référence. Et faire le ménage de toute cette gabegie technocratique dans chacun des pays de l’Europe. Si aucune commune, en France par exemple, n’avait moins de 5.000 personnes, ce serait des milliards de moins à payer à des édiles locaux inutiles et la diminution drastique des emplois communaux qui pèsent vraiment de trop, au travers les prélèvements fiscaux sur le travail de ceux qui produisent.

Et remettre la France au travail passe, comme d’autres pays l’ont fait en leur temps, par une suppression immédiate du code du travail et toutes les lourdeurs qui vont avec, tant au niveau syndical qu’au niveau législation. Aujourd’hui à force de « protéger » le travailleur, il n’y a plus de travail ! La belle affaire !.... Car la situation actuelle le montre bien, il n’y a qu’une seule guerre qu’il importe de gagner, c’est celle des batailles économiques.

Et de cette faillite, Sarkozy, au premier chef, en est le responsable. Et tous ceux qu’il a réunit autour de lui pour essayer de faire prévaloir le politique et toutes autres sortes de choses virtuelles alors que les français, comme d’ailleurs tous les individus de la planète, ne s’intéressent qu’à l’importance de ce qui va les nourrir et leur permettre d’avoir un niveau de vie normal en travaillant « à la sueur de leur front ».

Oui, la France doit être réformée et revenir aux plus vite aux fondamentaux d’il y a des décennies, mais où les prélêvements de l’Etat n’étaient que de la moitié de ceux actuels. Et en définitive pour quoi faire de mieux ? Une meilleure éducation pour un meilleur « ascenseur social », de meilleures tâches à accomplir pour gagner sa vie et le plein emploi etc ou au contraire pour transformer les français en un peuple d’esclaves que l’on prive de ses choix démocratiques pourtant conquis de haute lutte ?

Oui, Sarkozy est celui qui a fait déborder le vase de la main mise politicienne et tout montre que les français n’y ont pas trouvé leurs comptes. C’est toute la classe politique qu’il faut mettre à la porte, il n’existe pas d’autres alternatives à cela sauf à vouloir tomber encore plus bas.

mardi, avril 27, 2010

Quand la fin de la Récré socialiste sera-t-elle sifflée ?

Le communisme celà ne marche pas ! Ne pourra jamais marcher car ce n'est pas dans la nature de l'homme ! Le XXème siècle l'a mis à la porte, les utopistes français veulent le faire revenir par la fenêtre, mais sont-ils aveugles à ce point que de ne pas prendre la leçon de ce qu'ils voient autour d'eux et le problème grec pour commencer ?
Ce qui me navre pour la France , ce ne sont pas les élucubrations de Madame Aubry, mais de ne trouver aucun parti crédible pour dénoncer haut et fort et mettre tous ces socialos hors d'Etat de nuire en commençant par ceux de l'UMP.
Mais comment analysent-ils la crise grecque ? N'est-ce pas pour eux trop d'Etat et de fonctionnaires qui ne font pas leur boulot quand on sait que 20% de l'économie se fait au noir et que les impôts ne rentrent plus, c'est bien que les individus, de facto ne veulent plus travailler pour les autres ? Et quand l'Etat ne fait pas son travail de simplement faire respecter la loi et par laxisme emprunte ou plutôt simplement cherche à emprunter par ces jours-ci ce qu'il faut pour payer son personnel et demain les retraites, c'est toute la société qui va aller au tapis. Et tout cela parce que des utopistes, les mêmes socialistes d'ailleurs, puants de leur certitudes technocrates ont pensé il y a 15 ans que l'Europe et l'Euro, c'était quelque chose que eux les grands-hommes devaient décréter dans leur grande sagesse et construire ex-nihilo. Ils ont eu tout faux, ils ont tout faux. Ils ont joué aux apprentis sorciers, la boîte de Pandore vient d'être ouverte, il faudra boire ce calice jusqu'à la lie.
Comment pensent-ils que tout cela, cette grande récré socialiste, va se terminer ? On va prendre à ceux qui travaillent un peu plus de leurs richesses pour donner une nouvelle fois aux cigales et le tour sera joué ! Je ne crois pas pour ma part que le dénouement de cette grande imposture se déroule comme cela. La Grèce va faire défaut de paiement. Et si ce n'est pas le 19 mai prochain, ce sera dans les prochains mois. Le mal - à juste titre, c'est à dire légitimement - est fait ! Les prêteurs ont peurs, la supercherie est enfin éventée. Et quand est finit le moment de tromper tout le monde tout le temps il faut passer à la caisse et payer l'addition. Et l'addition que l'on doit régler pour apurer les dettes de nos dirigeants prodigues, ce sont tous les citoyens qui vont la régler. Tous! Pas seulement ceux qui payent des impôts, ils n'y suffiraient pas ! Tous, par des augmentations de la TVA, de la CSG, par les diminutions de toutes les prestations, par les augmentations des produits dits de "loisirs" etc etc.
Et si dans tout cela nos politiciens en particuliers de l'Europe du Sud pensent encore conserver quelques crédits dans l'électorat, ils se trompent lourdement. Car si ce n'est pas demain, ce sera après demain quand les moutons ne voulant plus être tondus sauteront par dessus l'enclos et iront ailleurs ou participeront de l'économie parallèle, pour précipiter là encore la faillite du système !
Comment pourrait-il en être autrement, ce n'est pas dans la nature humaine que de travailler plus qu'à un certain niveau pour les autres ! Tout simplement.
Alors que Madame Aubry et ses affidés élucubrent, laissons la faire, elle n'a pas d'autres fonds de commerce, mais plus elle jettera loin le bouchon, plus - et même si les français sont des veaux - le "grand mensonge" éclatera d'autant mieux à la face de tous.
Et je crois que nous n'allons plus devoir attendre trop longtemps pour ce grand soir. Et notre "nain" politique qui dirige la France portera à titre personnel, du moins pour ma part, une responsabilité immense dans ce fiasco. Il n'était pas à la hauteur d'une telle fonction, c'était un aventurier de la politique et un simple homme d'appareil, pas un homme d'Etat. Je le pressentais lors de sa candidature à la magistrature suprême et si clairement que je ne le voyais pas finir son mandat qui pourtant n'était que de 5 ans ! Et je vais avoir raison sur ce point, car je ne le vois pas pouvoir tenir jusqu'en 2012, tant ce que nous allons voir dans la comédie de boulevard "Le monde entier contre les déficits des Etats", va tourner au Grand Guignol. D'abord pour lui.
Et ce qui me désole c'est que tout cela a fait perdre le sens commun et le simple bon sens à tous nos politiciens et que je ne vois rien venir dans l'opposition de crédible. C'est la course à l'échalote pour savoir celui qui donnera le plus à ceux qui vivent déjà de trop aux crochets de la France. Cela ne peut pas durer.

mercredi, avril 21, 2010

Attaque médiatique manifeste contre l'Eglise catholique

Je fais passer ce texte (ci dessous) auquel j'adhère totalement car il me semble symptomatique de la manipulation que la population subit en ce moment en ce qui concerne les prêtres pédophiles. Je pressentais depuis longtemps que trop c'est trop. Et devant ces attaques l'Eglise qui semble "tendre l'autre joue" ! Est-ce encore acceptable en ce début de XXIème siècle ? Le problème de la pédophilie des prêtres, surtout celle qui s'est passée il y a bien sur plus de trente ans, si ce n'est pas de la manipulation, il n'y a nulle part de manipulation. J'ai été pensionnaire de 10 à 14 ans et dans des périodes encore plus lointaine chez des religieux et je comprend trop bien ce que cherchent certains, maintenant, plus de trente ans après, pas autre chose qu'à salir l'Eglise et à se faire de l'argent. Et s'ils ont eu véritablement des problèmes d'attouchements dans leur enfance, c'est la mode aujourd'hui, cela leur est bien pratique pour essayer de justifier leur médiocrité.
Je pourrais encore discuter de tout cela encore longtemps, mais ceux qui veulent voir la vérité le savent trop bien pour ne pas à devoir insister.
Mais cela serait le fait que de prêtres et seulement dans l'Eglise catholique ! Mais pas ailleurs et tout cela parce que les prêtres de cette église ne pourraient pas se marier ! Qui est derrière tout cela ? De vrais croyants de cette Eglise ? Cela m'étonnerais car les dommages collatéraux pour celle-ci sont sans commune mesure avec le but recherché. Des gens qui voudraient "démolir" l'Eglise catholique ? Mais qui aurait intérêt à le faire ? L'Islam, les laïcs ? Avec ce que tous les médias nous ressassent à longueur de temps sur les bienfaits de ces deux mouvements tout aussi sectaires l'un que l'autre, je vais finir par le croire.
Mais ces chiffres statistiques qui viennent d'être donnés et qui m'ont toujours semblé évidents, le sont tellement que je ne peux penser une seule minute que la grande majorité des journalistes et des éditeurs de journaux et autres médias, ne le savent pas aussi bien que moi. Donc pourquoi cette campagne inique et tendancieuse si ce n'est simplement que de vouloir vraiment démolir d'une manière structurée cette religion catholique qui tient encore quelque part la moralité de notre société ?
Mais dans tous les cas et parce que c'est une constante de l'Histoire, le balancier va forcément aller dans un moment de l'autre coté et toujours aussi fort.
Voilà ces statistiques :

" Depuis maintenant plusieurs mois, les médias martèlent sans retenue que :

Prêtre de l'Eglise Catholique = pédophile.

Voyons les chiffres :

- Depuis 2001 il y a eu dans le monde 3000 plaintes contre des prêtres dont 10% pour des attirances envers mineurs impubères. En neuf ans, les cas de prêtres accusés de pédophilie sont donc environ 300 pour des faits s'étendant sur les 50 dernières années. Il y a actuellement 405 000 prêtres dans le monde, ce qui fait 0,074% des prêtres accusés (et non pas condamnés) de pédophilie.

(Source = Journal italien l'Avvenire le 13 mars 2010)

- Sur la même période aux USA (1950-2000) il y eut 100 prêtres condamnés pour 6000 professeurs d'éducation physiques et d'entraîneurs sportifs.

(Source = étude indépendante du John Jay College of Criminal Justice de la City University of New York)

- Les médias réclament la fin du célibat des prêtres : plus de 80% des condamnations pour pédophilie sont le cas d'hommes mariés.

Les médias ont défendu Cohn-Bendit, Polanski et Mitterrand et maintenant il se permettent d'attaquer l'Eglise ? ... "

Qui peut s'inscrire en faux sur ces données ? Réfléchir et comprendre c'est déjà apporter la moitié de la solution.

mercredi, mars 24, 2010

Assez de maintenir ce quiproquo, il faut reconstruire un parti de droite libérale !

Au lendemain des élections régionales en France, la plupart des commentateurs annoncent à l’envi que la gauche revient en force sur l’échiquier politique français, tout comme le FN qui reprend des couleurs en récupérant ses électeurs et la droite qui serait désavouée par les français.

J’ai une autre analyse bien plus simpliste.
La gauche dans son ensemble a maintenu le nombre de ses votants. Il s’agit pour la plupart des conservateurs de l’Etat providence dont ils profitent, avec l’aide musclée des syndicats qui peuvent bloquer la France au cas où quelqu’un voudrait toucher à leur « os ».
L’UMP, déjà par son chef Nicolas Sarkozy, et tous ceux qui n’osent quitter le navire sont complètement désavoués par les français, tant pour leur incapacité à tenir leurs promesses faites en 2007 que par manque de certitudes de leur part à savoir ce qui demain sauvera la France de cet endormissement létal, mais aussi du courage nécessaire pour mettre en œuvre la moindre réforme efficiente.
Le FN revient dans la course avec le même électorat qui a été berné en 2007 par un UMP qui se voulait rassembleur à droite, mais qui en définitive n’a fait qu’enterrer tout ce qui faisait sa spécifité. Cet électorat recommence à voter FN au deuxième tour, là où c’est possible, pour dire NON aux 2 partis de gouvernement.

Dans ces conditions, il est aisé de comprendre que la France, majoritairement à droite, n’a pas eu de champion à qui adresser un vote et s’est donc abstenue. Si Nicolas Sarkozy qui comprend quelque part que ses électeurs l’ont quitté faute d’avoir fait les réformes promises, ce n’est pas en disant continuer à faire des réformettes comme celles que nous lui avons vu faire depuis 3 ans qu’il va les reconquérir.

Dans le temps où Bayrou qui pensait reconquérir un centre se fait laminer car il n’y a plus de place pour un centre et qu’il n’a pour se faire aucune idéologie pour se faire si ce n’est le « destin national » dont il se croit personnellement investit, c’est aussi Dominique de Villepin qui va créer un nouveau parti au moment où son plus fidèle supporter le quitte pour rejoindre Sarkozy ! C’est dire que ce nouveau parti va encore se repositionner à un emplacement où la majorité des politiciens croit encore voir une « clientèle ».

Parce que d’abord pour qu’il y ait un parti au centre de l’échiquier en France il faut qu’il y ait à la fois une droite et une gauche et en France il n’y en a plus, les électeurs viennent d’en faire la plus impressionnante des démonstrations en restant chez eux. Que l’on ne viennent pas me dire que ces élections régionales n’intéressent pas les français. Ils n’ont pas tellement souvent l’occasion de s’exprimer dans les urnes pour bouder la moindre élection. La gauche est allée voter et ceux du FN aussi, sauf qu’il n’y a plus de droite, c’est tout ! Et donc plus de place pour un centre.

De la même manière la participation massive à l’élection présidentielle des français en 2007 et la confirmation des mêmes à la législative qui a suivi s’analyse tout autant par le fait que les français ont entendus, à ce moment là, de la part du candidat Nicolas Sarkozy un vrai discours de droite et une volonté de redresser la France par des mesures qui avaient à l’époque trouvé un consensus dans la majorité trop souvent silencieuse. La montagne ayant accouché d’une souris, cette majorité de français reste chez eux et surtout ne va plus accorder la moindre confiance à l’UMP.

Quiproquo voulut par une gauche qui analyse l’élection de 2010 comme la volonté manifeste de la « majorité » d’arrêter les réformes en France et aussi de la part du chef de l’UMP qui analyse cette désaffection des urnes comme un manque de réforme de sa part et il crie alors haut et fort qu’il va les continuer. Sauf que ces réformes à la Sarkozy, bien inutiles pour la France, les français n’en veulent pas. Elles sont tout sauf pertinentes, surtout en ce moment où il y a le feu à la maison.

Tout ceci me porte à croire qu’il n’y a qu’une seule voie à suivre c’est la reconstruction d’un vrai parti de droite en dehors de l’UMP moribond aujourd’hui et forcément enterré demain. Un parti qui va, par cause de crise de l’économie mondiale, avoir à remettre une couche supplémentaire à ce qui avait été promis en 2007 mais non réalisé. Les hommes et les femmes qui pourront porter un tel projet ont deux ans pour « vendre » aux français un vrai programme, qui va trancher avec les incantations entendues à toutes les élections depuis des décennies et qui consistait simplement à battre qui la « droite » et qui la « gauche ».

Si la France est vraiment dans une impasse économique, c’est qu’une nouvelle fois, le socialisme ne marche pas comme cela est prouvé dans le monde entier depuis bientôt trente ans. Alors pourquoi y aurait-il en France de la place pour un « modèle social » collectiviste qui marcherait ? Ce n’est que la grande richesse de la France, acquise par le travail de ceux qui nous ont précédés qui a permis à des politiciens incultes économiquement de le faire croire pour faire perdurer leurs prébendes.

Il n’y a donc pas d’autres solutions que celle de redonner la primauté à l’individu et cela passe par la diminution drastique de l’ensemble des « services » que l’Etat accapare. Tout cela doit être vendu au privé – d’abord pour commencer le remboursement de la dette - et mis en concurrence pour enfin obtenir une optimisation de tout ceci en passant déjà par la santé.

Il importe aussi que les nouveaux hérauts de cette politique soit ceux qui, en 2007, ont servi personnellement de relais dans leurs circonscriptions pour cette « révolution » à faire de l’Etat français et qui passent maintenant pour des menteurs vis à vis de leur électorat à cause de l’incurie de Nicolas Sarkozy. Et on voit bien que dans les rangs de ce parti ils sont nombreux à contester le chemin et les couleuvres qu’ils ont du avaler depuis 3 ans. Qu’ils fassent enfin leur « coming out » politique et qu’ils regagnent vis à vis de leurs électeurs une certaine dignité.

Il y a trop d’exemple de par le monde pour savoir ce qu’il y a lieu de faire économiquement en France pour que notre pays regagne le peloton des pays où il fera encore longtemps bien vivre. Notre pays est aussi à l’origine des plus grands penseurs mondiaux du libéralisme qui, s’il n’est pas enseigné en France, inspire des milliards d’individus de par la planète. Il importe que leur credo s’appuie sur une idéologie claire qui soit démontrée aux français de façon à les faire adhérer à cette œuvre forcément de tous.

Que fait un Jean-François Copé depuis des mois à la tête de ces députés de l’UMP au Parlement ? Il ne peut se faire entendre, depuis trop longtemps, par les sourds de l’Elysée et de leur chef. L’UMP est morte et va sombrer, il lui importe de sauver les meilleurs de cet équipage et ne pas les laisser sombrer avec le navire. Il lui importe de refonder la droite libérale sur l’échiquier politique français et ce n’est pas ce que je lui entend dire depuis 3 ans qui va l’empêcher de porter un tel discours, bien au contraire.

Hardis les gars !

mardi, février 02, 2010

La défense du secret bancaire, dernier bastion de notre liberté !

Je ne sais si c’est perçu comme tel dans tous les pays du monde, mais ici en Suisse, personne ne sait bien comment traiter ce problème. Faut-il abandonner le secret bancaire car au XXIème siècle, il ne serait plus de mise ou au contraire continuer bec et ongles de le défendre.

Tous les étatistes du monde jettent, en ce moment, en pâture à la jalousie du plus grand nombre ce qui serait une injustice, c’est à dire que certains d’entre eux pourraient encore soustraire leurs avoirs patrimoniaux des fourches caudines des fiscs nationaux.

Et pourtant il est bien évident que nous sommes là devant le dernier bastion de la défense des libertés individuelles. La protection de la sphère privée sans laquelle il n’y aura plus demain d’individualisme et qui pourrait sonner le glas de la Liberté , de toutes les libertés. Et de la prospérité donc d’une vraie solidarité.

Aujourd’hui et c’est le cas dans la majeure partie des pays de l’Union Européenne, les fiscs nationaux ont la capacité, privilège exorbitant du Trésor, de demander sans plus de formalité et aussi à votre insu, la copie détaillée de ce qu’il y a sur vos comptes bancaires. Après l’obligation qui vous a été faite d’avoir un compte bancaire pour recevoir, entre autres, le paiement de vos salaires et après coup d’avoir à payer par chèque ou autre moyen de paiement « traçable » les sommes supérieures à quelques centaines d’euros, le fisc a ainsi en mains tous les détails de ce qui se passe chez vous. Soyez sujet à un contrôle fiscal personnel et vous aurez à justifier de la moindre rentrée d’argent au crédit de votre compte sur plusieurs années et faute de le faire, voir ces sommes taxées.

Pour le moment, vous ne supporteriez pas que ce « Big Brother », installe dans votre salon ou votre chambre à coucher des caméras afin d’enregistrer et d’aller consulter quand bon lui semble bon, vos faits et gestes ou de pouvoir s’introduire chez vous en tout arbitraire sans avoir un mandat de perquisition délivré par un juge. Mais demain ? Vos avoirs privés sont, à mon avis, aussi protégeables que votre logement. Pourquoi tolérer l’un alors que l’autre vous serait insupportable ? Si demain, après que vous ayez été condamné pour un crime ou un délit grave, un juge devait décider qu’une perquisition s’impose chez vous et auprès de votre banque soit. Mais sinon, il vous faut impérativement défendre cette liberté et cela passe déjà par trouver cette intrusion dans vos comptes, inacceptable. Et à en revendiquer la remise en place, là où ce n’est plus le cas.

Et le problème du secret bancaire dans les « paradis fiscaux » n’existera plus quand le problème ne réside que dans le fait que le secret bancaire n’existe plus dans ce qui deviennent déjà, des « enfers fiscaux » avant de devenir des enfers tout court.

Si la grande majorité des politiciens du monde, dans une vision à court terme, désigne à la vindicte populaire ceux d’entre eux qui seraient des fourmis qu’il importerait de faire payer pour abonder au panier commun des cigales, cela leur est aujourd’hui bien pratique alors que leurs caisses sont vides, que d’aller piocher sans aucune vergogne dans la poche de ceux qui épargnent. Mais au delà d’une totale injustice, ils sont, sans s’en rendre compte, en train de tuer la « poule aux œufs d’or ».

Toutes les faillites des Etats qui, au XXème siècle, voulaient supprimer au nom d’un collectivisme solidaire, la sphère privée des individus, ont montré et montrent encore que cela ne marche pas. La richesse produite diminue dans ce cas là inexorablement jusqu’à l’impasse. Au contraire et la Chine la montré plus qu’un autre et avec un pays de plus d’un milliard d’habitants, laisser les gens s’enrichir en défendant un capitalisme qui commence toujours par de l’épargne privée, peut sans coup férir participer à améliorer les conditions de vie d’un toujours plus grand nombre de personnes.

Alors quoi faire en ce qui concerne les états d’âmes des politiques de la Confédération Helvétique vis à vis de ce secret bancaire et quant à la défense de la sphère privée des individus maintenant qu’ils sont attaqués de toutes parts ? Et bien tenir bon et au contraire renforcer ce secret bancaire dans tous les cas où l’argent déposé à la banque n’est pas « sale » ! Et la protection des intérêts des individus et quelque soit leurs « nationalités » est aussi à défendre contre la voracité des Etats où ils résident encore. C’est accepter pour eux une sorte d’asile fiscal au coup par coup.

Et cette défense commence d’abord et parce que c’est un secret, par dire haut et fort qu’aucun étranger à la Confédération helvétique n’a de compte en Suisse. Et abandonner le principe Rubik voulu par certains banquiers qui est d’une naïveté insigne. Si c’est secret, comment dans le même temps accepter et aller payer des précomptes à des Etats, quand on soutient qu’aucun de leurs ressortissants n’a de comptes dans la Confédération ? Comment tenir une porte fermée à des meutes de chiens affamés quand ils sentent la viande fraîche de l’autre coté. C’est un peu cela que ces banquiers veulent faire avec Rubik. Ils ne peuvent pas gagner à ce jeu là !

Et aussi, si les politiciens suisses voulaient en finir avec tous ces soupçons, il y a une autre chose à faire d’important ce serait de condamner fortement ceux des banquiers qui ont violé le secret bancaire en laissant des tiers s’approprier des listings de comptes. Dans un siècle où la technique est de plus en plus performante, il devient inadmissible de penser que le secret de la sphère privée puisse être violé de cette manière au sein de certaines banques. La responsabilité des banques doit être entière là-dessus.

Maintenant qu’en France en Allemagne ou ailleurs, certains de leurs nationaux se fassent prendre par leurs autorités fiscales, y soient condamnés et que sur la demande de commissions rogatoires précises de ces autorités et dans les conditions prévues dans les textes actuels, une banque soit amenée à collaborer avec la justice pourquoi pas. Mais si la source de l’information provient d’une défaillance des banques suisses, celles ci devraient être obligées d’en supporter pleinement les conséquences pour le préjudice subit par leurs clients du fait, dans cette hypothèse, de leur carence.

Et si c’est un vrai secret bancaire qui, demain, est rétabli en Suisse en particulier, ce sera un dernier bastion dans la conservation des libertés individuelles qui y sera défendu ! Ce sera une île salvatrice pour beaucoup d’individus dans le monde entier et la Suisse ne sera pas un petit pays, ce sera le plus grand du monde ! … Que l’UE ou encore les USA veulent fermer leurs frontières économiques à la Suisse pour faire plier le Conseil Fédéral sur ce plan, la Suisse doit se dire que le monde est grand et que des conventions de libre-échange conclues avec les pays du BRIC entre autres seront plus profitables à ses productions et aussi à ses habitants. C’est tellement évident économiquement que les pressions exercées par ces pays aux abois du fait de leurs seules carences, vont fondre comme neige au soleil.

lundi, janvier 25, 2010

Le redressement de la France ne passera pas par les urnes !

Je viens d’écouter sur la « Radio Suisse Romande 1ère », une émission économico-politique où les intervenants analysaient les différents régimes qui ont prévalus dans le monde au siècle dernier et ce qu’ils ont apportés et ce qu’il en reste.

Une première conclusion à en tirer, la démocratie nulle part, à de rares exceptions près comme la Suisse qui est un petit pays, n’a apporté la richesse économique. Au contraire, que ce soit au Chili avec Pinochet, en Turquie, au Portugal ou encore en Corée ou en Chine dernièrement, ce sont les dictatures qui ont apporté un essor économique et la richesse à la population en redressant ces pays.

Aujourd’hui, les peuples se détournent de plus en plus des votations dans lesquels ils ne servent que d’alibi à une pseudo démocratie dans laquelle, ils se rendent bien compte n’avoir plus aucun pouvoir. Par contre, qu’un référendum se présente sur un sujet dans lequel leur vote va compter et là, la participation est toute autre. On l’a vu en mai 2005 en France et en Hollande, on vient de le voir lors de l’initiative anti-minarets en Suisse. Et cette dernière n’a d’ailleurs pu avoir lieu, que parce que ces électeurs ont avancé « masqués ».

Personne dans les sondages n’a vraiment annoncé la couleur et au contraire. Sinon les politiciens auraient bien trouvé, avant que le peuple ne s’exprime, de bonnes raisons pour parler de sujet qui ne pouvaient pas faire l’objet d’un référendum populaire. Même si en Suisse ce droit d’initiative est constitutionnel, certains vont chercher dans les textes européens et les droits de l’homme, de bonnes raisons pour ne pas pouvoir poser les bonnes questions aux bonnes personnes.

Si on analyse bien la situation en France, il apparaît que sur une question aussi importante que celle de notre culture et de l’acceptation sans condition de règles de la Charia musulmanes, en vertu des droits de l’homme (surtout musulman), le peuple n’a pas le droit de se prononcer mais … n’en pense pas moins !

Ensuite sur le plan économique tout le monde voit bien que toute notre classe politique nous mène dans le mur par incapacité idéologique et inculture économique. Mais dans le même temps pour asseoir leurs différentes clientèles, tous autant qu’ils sont, promettent de raser gratis. Comme on le voit cela ne peut pas durer éternellement.

Et comme si toutes ces pseudos élections démocratiques ne suffisaient pas, ils ont abandonnés avec le traité de Lisbonne, le contrôle que nous pouvions encore faire de sortir les sortants – même si ce la ne servait à rien puisque les mêmes – le pouvoir politique donc économique à des commissaires cooptés de Bruxelles. Si leurs « directives » nous conduisent dans le mur, dites-moi qu’elle est la méthode pour « sortir » Baroso et sa commission !

Tout cela me conduit à penser que comme il faudra bien un jour sortir de cette fuite en avant, qui va nous appauvrir de plus en plus, alors que d’autres vont au contraire s’enrichir dans cette globalisation mondiale, que notre salut politique ne pourra plus sortir des urnes, il devra être le fait d’un régime d’exception dictatorial. Et la majorité des français, qui aujourd’hui ne s’opposent pas – car ils ne le peuvent pas par les urnes – à cette descente aux enfers, seront de plus en plus enclins à accepter une dictature éclairée qui va vraiment s’atteler à redresser la France en leur rendant leurs libertés.

Et d’une manière tout à fait classique, s’appuiera pour ce faire, sur l’armée. Il faudra non seulement redonner de la liberté économique, mais aussi restaurer ses valeurs et les français l’accepteront d’autant plus facilement que le retour à un certain conservatisme, passera par un front qui s’opposera à l’islam et ses valeurs décadentes. Alors tous les « socialistes étatiques » auront beau crier haro sur des « privations de libertés », les français sauront bien par ce qu’ils viennent de vivre ces dernières décennies que ce ne sont que des mots et que les liberticides sont bien au contraire dans les rangs des étatistes.

Non seulement je ne vois pas d’autres solutions pour le redressement de la France, mais non plus d’autres manières de s’en sortir. Seules les libertés économiques et un pouvoir fort et même dictatorial peut permettre aux français de redevenir un pays riche de son génie, à défaut d’avoir des ressources minières. Je ne sais pas quand cela surviendra, mais cela arrivera. A quel niveau de décrépitude en serons-nous arrivé à ce moment là, je ne sais, mais un jour un homme fort viendra car c’est le sens de l’Histoire. Une Histoire qui se répète partout dans le monde et que les français ne pourront éternellement ignorer.

jeudi, mars 19, 2009

Et si le "secret bancaire" était "la" solution !

Ici en Suisse, c’est tous les jours que l’on parle du secret bancaire dans les rapports de ce petit pays avec les autres grands du monde. Et le sujet est d’importance tant, ici, cela représente paraît-il un des fondements de l’activité bancaire qui donne à la fois des dizaines de milliers d’emplois, des ressources fiscales importantes et une notoriété mondiale. Mais aussi sur le plan moral c’est aussi l’ultime défense de la propriété privée et de sa sphère de confidentialité.

Alors quand j’essaye à mon petit niveau d’élargir le débat, je remarque plusieurs choses dont une première évidence, c’est que si le secret bancaire suisse fait recette c’est qu’ailleurs le secret bancaire n’est pas de mise en matière fiscale. La deuxième remarque que l’on peut faire c’est à l’évidence que l’économie ne repartira que lorsque la confiance reviendra. Et c’est d’autant plus vrai que tous les milliards que l’on voit mettre dans l’économie par les Etats ne servent à rien, sauf à appauvrir encore plus les populations.

Essayons de voir un peu loin et de brosser des solutions pour sortir de cette crise économique mondiale et à peu de frais. Confiance dans l’économie, c’est à dire confiance dans l’avenir et quand on n’a pas confiance et qu’on le peut on thésaurise. Et quand c’est d’abord de l’Etat dont on se méfie, on le fait avec des valeurs refuges comme l’or et en ne consommant pas et en retirant de l’activité économique son bas de laine on aggrave encore cette crise.

J’ai entendu par ailleurs, lors de débats où des spécialistes essayaient d’expliquer pourquoi ce jeune allemand était passé à l’acte en tuant une quinzaine de personnes et l’un d’eux à dit que c’était à cause de notre société qui est de plus en plus liberticide. Quand aujourd’hui on habite en France ou en Allemagne, où sont les vrais espaces de liberté. Avec un fisc-big-brother omniprésent qui, à tous moments peut venir taxer votre épargne, qu’il connaît parfaitement et vis à vis duquel vous n’avez que la solution de faire ce qu’il vous demande quand ses équilibres budgétaires, pour quelque cause que se soit, sont rompus.

Il y a longtemps j’avais lu que lors d’expériences avec des rats, si dans un espace et dans une situation donnée vous faisiez en sorte de leur supprimer le moindre échappatoire, ils déprimaient et finissaient par se laisser mourir et cessaient d’être ingénieux. Il semblerait que certains pays à force de supprimer le plus petit recoin de vraie liberté en particulier avec des lois de plus en plus liberticides et un fisc omniprésent donnent ce sentiment. La « dépression » va d’abord se traduire à moins se prendre en charge, travailler à minima et chercher à se mettre de plus en plus à la charge de l’Etat « providence ». Nous savons tous, comment cela se termine.

Quand on met tout cela en perspective, une solution apparaît évidente pour rétablir la confiance d’abord et ce serait de permettre à chacun de retrouver un espace de liberté où il puisse se réfugier. Et pourquoi ce ne serait pas au sein des banques où chacun pourrait mettre son épargne à l’abri de tous et du fisc compris. Mais bien sûr c’est la solution !

Et il s’agirait alors, moins pour l’OCDE de faire droit à tous ces Etats qui ne savent pas gérer leurs finances publiques et qui prétendent venir piocher en toute impunité dans la poche de ceux de leurs ressortissants qui sont des fourmis, mais au contraire d’obliger toutes les banques de l’OCDE a instaurer un vrai espace de liberté pour tous les ressortissants de ces pays. Et là on va commencer sérieusement à sortir de la crise et inverser la tendance. Quant aux finances publiques des impécunieux, ils trouveront d’autres solutions et commenceront, nécessité faisant loi, à vraiment se réformer.

Et l’économie mondiale me direz-vous ? Et bien ce sera le bout du tunnel, car la confiance chez les industrieux, les épargnants, les travailleurs sera revenue. Et les bas de laine sortiront de dessous les matelas et la consommation repartira, donc l’activité économique. Ce capitalisme qui a fait la richesse des économies développées retrouvera des couleurs et il n’y aura plus besoin d’argent public pour la faire repartir. Mais demain il faudra aussi revenir à plus d’orthodoxie économique et cesser jusqu’à la banqueroute, comme maintenant et par pure démagogie électorale cesser de donner tout autant à celui qui a des talents et qui travaille, qu’à ceux qui ne veulent pas donner, à la société, la sueur de leurs fronts.

Quoi de neuf alors pour la position concurrentielle de la Suisse quant à ses banques, les seules à «garantir » aujourd'hui le secret bancaire. Et bien il faudra qu’elles se montrent les meilleures pour gérer tous ces capitaux, mais une chose est sûre c’est bien le capitalisme qui aura encore gagné. Pour continuer à développer l’économie du monde entier et donner de meilleures conditions de vie à des milliards d’êtres humains comme elle montre savoir le faire ces 20 dernières années comme jamais auparavant.

lundi, mars 16, 2009

"Secret bancaire" et "Economie"

C’est fou comme quoi en cette période de crise il importe pour nos gouvernants de chercher des boucs émissaires, souvent à leur incurie ou à celle les leurs prédécesseurs. L’argent « au noir » en fait partie. Vouloir à tous prix taxer le moindre profit dans les échanges surtout quand il provient du travail. Si c’est la juste contrepartie à un certain niveau de « protection sociale », soit, mais encore faudrait-il que celle-ci soit optimale dans la mesure où elle est obligatoire.

Ce qui est plus dommageable pour l’économie en général, c’est de taxer l’épargne constituée et donc les patrimoines dont les revenus constitutifs ont d’ailleurs déjà subits l’impôt. Au delà du débat qui est de savoir s’il importe ou non d’épargner au sein d’une société qui pourvoît à tout de la naissance à la mort, il faut prendre en compte ce qu’est cette épargne et quel est son rôle.

Cette épargne constituée retourne pour sa majeure partie dans l’économie. Que ce soit à travers les livrets d’épargne, les assurances vie ou les portefeuilles d’actions pour ne citer que ceux-là ou pour ce qui est investi dans l’immobilier où cela fait travailler la construction et chacun sait que lorsque le bâtiment va, tout va. Mais en recherche toujours insatisfaite de ressources, les Etats non seulement taxent les revenus de l’épargne mais aussi le capital constitué après impôts, comme avec l’ISF.

Et plus les Etats sont mal gérés, plus cette taxation devient spoliatoire pour des épargnants-fourmis qui ont un véritable sentiment d’injustice de la manière dont ils sont traités quand d’autres-cigales, eux, se mettent impunément et sans vergogne à la charge de l’Etat, donc des contribuables que sont bien souvent ces épargnants.

Alors il y a soustraction de la vue de l’ogre fiscal de cette épargne dans des comptes off-shore et ceci depuis que le monde est monde et que le système capitaliste existe. Et si là-bas, ces « patrimoines » sont soustraits à l’avidité des fiscs par leurs propriétaires étrangers, ils ne sont pas pour autant perdus dans leur rôle économique puisque cet argent est pour sa majeure partie, réinvestit par l’achat d’actions ou d’obligations dans l’économie mondiale ce qui profite à tout le monde.

Mais dans la crise que nous vivons depuis 2008, les pays occidentaux veulent et surtout vis à vis de leur opinion publique, faire la chasse à ces « tricheurs », par lesquels bientôt la crise sera survenue et soit disant faire le plein, par un acte moral, de toute la contribution fiscale due par tous ceux qui ont eu le « privilège » d’avoir un passeport ressortant de ces pays. Mais la réalité est bien sur, toute autre et si ces actions au niveau médiatique peuvent apporter une certaine « cohésion » nationale parmi une population inculte de gogos, l’addition à payer le sera toujours par ces mêmes qui seront bernés.

Je n’en veux pour preuve ce qui se passe en Suisse et que je suis dans les médias actuellement et avant le sommet du G20 qui devrait les mettre sur une liste noire de « paradis fiscaux ». Et les sanctions de l’OCDE vis à vis des pays sur cette liste, seront dans les relations économiques avec ces pays. Inopérantes pour des pays comme Jersey, les îles Caïmans ou Monaco entre autres, mais pénalisantes pour des pays comme la Suisse qui, au delà de son tourisme et de ses banques, a une production industrielle et agricole exportatrice.

Quand la Suisse pour protéger les avoirs des ressortissants étrangers, oppose aux pays tiers un secret bancaire, c’est d’abord et avant tout pour respecter le sacro-saint droit de propriété que les Etats dans leur insatiable avidité bafoue de plus en plus. Comme en bons protestants ils sont honnêtes en ce qui concerne les choses d’argent, ils ne souhaitent pas protéger l’argent sale et participent au système Tracfin. Mais jusqu’alors et dans une certaine naïveté ils se sont arc-boutés sur la notion d’évasion fiscale qui serait différente pour eux de la fraude et ne veulent pas coopérer avec les fiscs étrangers mais seulement avec leurs instances judiciaires.

Et ils se sont « laissés enfermer » dans tout un ensemble de relations bilatérales avec les différents Etats du monde pour traiter de doubles impositions pour les ressortissants de ces pays. Et pour aller encore plus loin dans le plaisir à accorder à leurs co-contractants, ils ont été jusqu’à proposer ou accepter de mettre en place un système de prélêvements à la source des revenus de cette épargne, aujourd’hui de 20% mais qui devait progresser jusqu’à 30% dans les années à venir et qui est reversé globalement aux Etats desquels se sont déclarés ces déposants étrangers. Fatale erreur.

Fatale erreur. Car ces Etats voient bien du fait de ces re-versements, venir sur les taxations des revenus de cette épargne dont les sommes doivent donc se compter par milliards et qui appartiendraient à certains de leurs ressortissants. Si économiquement l’opération est fiscalement transparente pour les Etats tiers qui encaissent bien souvent des sommes plus importantes que si cette épargne était taxée sur leurs territoires, un tel état de fait devient un bien-venu bouc émissaire à dénoncer à la vindicte populaire quand ces Etats sont par ailleurs aux abois.

Fatale erreur d’un secret bancaire qui n’en est plus un et les molosses affamés qui sentent la viande et qui grattent à la porte, menaçant de l’enfoncer. Alors que va-t-il se passer demain ? Que vont faire tous ces titulaires de comptes « off-shore » à votre avis ? Que vont faire les banques et la Fédération Helvétique demain ? A mon avis ils vont faire une chose simple, rétablir un vrai secret bancaire, un secret qui n’a plus d’odeur. Car il ne faut pas trop compter que, comme au temps de la révolution culturelle chinoise, tous ces braves gens, titulaires d'une épargne off-shore, rentrent chez eux une pancarte autour du cou pour faire acte de repentance publique pour avoir soustrait à l'avidité du fisc une partie de leur patrimoine et dans une valise tenue à la main, cette épargne dedans pour la remettre dans une banque de leur pays d'origine, avant que se soit à la Banque Nationale de leurs pays après confiscation pénale des sommes.

Tous ces gens vont vider leurs comptes et les redéposer dans une autre banque ou dans la même et dans un autre canton de la Fédération. Là ils seront connus à travers des comptes à numéro et dans des conditions telles qu’aucune fuite ne sera envisageable. Ce n’est pas à une époque où l’on installe des stations orbitales et que le problème est maintenant bien posé que celui-ci ne sera pas résolu avec 100% d’efficacité. Et ils seront tous apatrides. Français pour les allemands, allemands pour les français et sud américains si l’UE ne devenait qu’un. Alors oui, les Suisses, entre autres, répondront à toutes les demandes faites par les Etats comme ils l’ont promis au G20, mais il n’y aura plus de compte détenus par les ressortissants de ces Etats dans les banques suisses entre autres. Tous ces gens là ont compris la leçon et ont vidé leurs comptes et ont certainement rapatrié ces liquidités dans leurs pays d’origine.

Mais de retenues à la source et de facto il n’y en aura plus ! C’est bien dommage pour les déficits publics de ces pays. Et encore une fois dans le monde sauvage dans lequel l’on vit, il faut arrêter d’être naïf et ne pas balader sous le nez de "chiens affamés" des morceaux de viandes sanguignolantes. Le « secret bancaire » va redevenir un vrai secret bancaire. Et ce sera bien pour tout le monde, non seulement pour les banquiers de ces « paradis fiscaux », mais aussi pour les vrais propriétaires de ces avoirs et pour l’économie mondiale. Où cela va coincer encore un peu plus, ce sont pour les dirigeants des « enfers fiscaux ».

lundi, septembre 29, 2008

"Le droit de porter des armes"


Hier, débat à Vouvry, canton du Valais en présence de Pierre Lemieux, économiste et auteur canadien de nombreux ouvrages de référence sur le libéralisme. Son ouvrage éponyme du titre , édité en 1993 par les Belles Lettres est épuisé, mais c’est toujours une référence pour toux ceux qui , libertariens ou non, défendent ce droit. Je n’ai pas lu cet ouvrage, mais je me permet toutefois de me demander si Pierre Lemieux, défendrait aujourd’hui ce principe, indiscutable pour lui en 1993, de la même manière. Parce que d’abord le monde a beaucoup changé en 15 ans, mais aussi parce qu’avec 15 ans de plus et si on veut être honnête, on ne voit pas forcément les choses pareil.

Ce droit de porter une arme, pour le théoricien libéral est consubstantiel de l’identité de l’individu. Mais le tout est de savoir de quel individu l’on parle et de voir ce que peut apporter de pratique, en 2008, le fait de porter une arme.

Une arme pour se défendre.

Avoir en permanence sur soi un colt, c’est quelque chose de lourd. J’en sais quelque chose moi qui n’est déjà que mon portable et mon appareil photo dans mes poches, en plus d'un portefeuille. Et encore il faudrait l’avoir sur soi jour et nuit pour que, dans un pays comme la Suisse, puisque c'est ici que nous sommes, cela puisse avoir une chance sur plusieurs centaines de millions de permettre de s’en servir un jour pour se défendre. Avoir la simple possibilité légale de le faire, mais sans user de ce droit, représente-t-il un intérêt quelconque, sauf … lors d'un débat théorique. Par contre et avant d’aller plus loin dans la discussion je veux signaler que si d'aventures, mes activités professionnelles m’obligeaient à vaquer dans un pays comme l’ex-Rhodésie par exemple, j’aurais à coup sur une arme sur moi.

Donc et même si j’avais, en ce qui me concerne, une arme sur moi, ici en Suisse serait-elle un sauf-conduit pour sauver le cas échéant ma peau ? Trois anecdotes : d’abord celle de ceux qui aux USA se sont fait abattre, victimes du hasard, par un homme armé d’un fusil à lunette muni d’un silencieux et qui forfait fait, partait en voiture à quelques centaines de kilomètres plus loin pour encore frapper à l’aveuglette. Puis celle d’un jeune homme de 19 ans, survenue à Ste Maxime il y a plus de 20 ans : au milieu de la nuit un groupe de jeunes gens émêchés passe près d’une voiture garée le long du trottoir et dans laquelle un homme et une femme participent d’une discussion animée. Le jeune homme s’en mêle, à la fois par jeu et par forfanterie devant sa bande de copains. L’homme qui était un gangster et assurément macho se sent rabaissé devant la femme à coté de lui. Il sort son revolver et dans le même temps , abat d’une balle en pleine tête, le jeune homme près de sa portière. Enfin à Jérusalem il y a peu d’années, un homme fait irruption dans une classe d’une école rabbinique où se trouvent des jeunes de 15 à 18 ans. En raison de l’insécurité dans ce pays, certains des élèves sont armés. Mais devant la soudaineté de l’événement avant que l’un d’eux ne puisse réagir et l’abattre, ce sont plus d’une demi-douzaine d’entre eux qui sont tués. Avec ou sans armes, quelles chances avaient toutes ces victimes d’agressions gratuites ?

Se défendre contre son alter-ego ou contre un tyran ? Je pense que contre un tyran, il ne faut même pas y songer tant la lutte devient inégale. Bien sur, contre un tyran et avec une arme on peut envisager de faire une action d’éclat en y laissant sa peau, mais dans ce cas précis, il vaut alors  mieux ne pas avoir eu un quelconque droit de posséder une arme et de s’en procurer une, spécialement, pour la chose.

Individu ou "individu".

Dans la discussion, après la partie sur l’utilisation éventuelle de l’arme, le problème posé étant celle de sa détention légale par un individu, il me semble important de discuter de l’individu. Pierre Lemieux raconte l’anecdote d’un individu se rendant armé à un bureau de vote et qui subissait une fouille. Avec un certain réalisme il soutiendrait que ce serait plus à un individu qui assume la responsabilité d’être armé qu’à celui qui n’a pas d’arme que le vote devrait être réservé. Je ne vais pas, en ce qui me concerne, le contredire, car pour ma part et pour éviter une véritable dictature du pouvoir démocratique, je réserverais le droit de vote qui concerne le budget d’un Etat, aux seuls citoyens qui payent des impôts directs.

Il nous faut bien alors, dans cette discussion, déterminer de quel individu l’on parle. La première discussion que j’ai eu sur ce concept, ce fut avec un grand maître d’une obédience franc-maçonne lors d’un débat ouvert au public (car je ne fais partie d’aucune). Je l’interpellais sur le fait que ses prétentions à défendre l’individu ne me satisfaisait pas alors qu’il me semblait être un individu et que je me sentais concerné. Avec une certaine condescendance il m’a répliqué que ce que je pensais ne le concernait pas, lui ne s’occupant que de « l'individu » pris dans sa globalité, certainement collective. Cela m’a rappelé Coluche qui disait que « tout le monde était égaux, mais il devait y en avoir qui sont plus égaux que d’autres ». Ici, il doit donc falloir croire qu'il y a des individus qui sont plus « individus » que d’autres !

Dans ces conditions et pour la tranquillité publique, je finirais par avoir plus confiance dans une loi qui interdit de porter une arme, mais qui permet à un certain nombre, montrant « patte blanche » d’en détenir une s’il en est jugé capable dans son plein sens du terme. Et cela, plus qu’à permettre constitutionnellement à tous de le faire, en l’interdisant par contre aux mineurs, aux incapables, à ceux qui ont un casier judiciaire etc etc. Par pragmatisme.

Ancien officier de réserve, ancien membre de l’état-major de la protection civile départemental, chasseur, à coup sur, si j’en faisais la demande, je crois pouvoir m’en faire attribuer une. Mais est-ce pertinent au delà du poids dont nous avons parlé plus haut ? Je me demande si, à mon age et avec le peu d’entraînement actuel à ce sujet, cela ne serait pas, en fin de compte, une arme contre moi. La raison et la responsabilité qui font aussi parties de mon identité actuelle me persuadent du contraire. Et si par malheur ces lignes étaient prémonitoires d’avoir à mourir sous les balles d’un malveillant, je prend le risque, ici en Suisse, de le faire, tout autant que je traverse la rue, tout aussi dangereuse dans ces conditions.

mardi, mars 18, 2008

Appel au civisme de l'UIMM

L’Union des Industries Métallurgiques et Minières (UIMM) s’est constitué au fil des années une caisse noire qui aurait servie à « fluidifier » les relations sociales avec leurs « partenaires sociaux ». Je ne discuterais pas ici de ce besoin qu’avaient les patrons de « fluidifier » ces relations. Aujourd’hui cette cagnotte se monterait à 600 millions d’euros. Et ce qui était une caisse noire devient par la force des médias une caisse blanche puisque connue de tous.

Cet argent, fruits de cotisations collectives de la part des entreprises adhérentes, appartient bien aux entreprises qui y ont abondé. Comme leur destination était occulte, il n’est pas possible que ces sommes aient été déductibles des assiettes fiscales, donc elles font intégralement parties des « fonds propres » des dîtes entreprises, sauf qu’elles ne peuvent aujourd’hui, au vue de leur antériorité, n’être qu’un patrimoine collectif.

J’ai entendu sur les ondes ces derniers jours que Martin Hirsch, ancien d’Emmaüs et maintenant Secrétaire d’Etat, souhaitait qu’une telle cagnotte soit versée au bénéfice des défavorisés. C’est symptomatique de notre gouvernement actuel et bien loin de l’adage ancestral issu de la sagesse populaire qui veut que pour le bien de la population, il vaut mieux lui « apprendre à pêcher plutôt que de lui donner du poisson « ! Une nouvelle fois et bien que nous soyons en 2008, nos instances dirigeantes ne savent que donner des aides, loin de son rôle qui devrait être, avant tout, d’apprendre à pêcher.

Alors de mon point de vue qu’est-ce qui serait bon de faire pour la population, de la part de l’UIMM, avec cette cagnotte ? Ils pourraient, puisque cela me semble nécessaire mais malheureusement oublié par les pouvoirs publics, ce serait d’« apprendre aux français à pêcher ». Ce serait là un magnifique acte de civisme de leur part, ce dont les français ne pourraient que les en féliciter.

« Apprendre à pêcher » c’est apprendre d’abord à en avoir envie et ensuite savoir comment créer des richesses. Tous les jours l’on s’aperçoit que notre système éducatif et depuis des dizaines d’années ne donne plus cet esprit d’entreprise qui fera émerger ceux qui créeront non seulement de l’emploi demain, mais seront les seuls « moteurs » de la croissance dont notre pays à besoin.

Je recomande donc à l’UIMM de constituer, avec cet argent, une fondation qui favoriserait une partie de la culture économique manquante chez notre jeunesse, c’est à dire toute la culture libérale, totalement occultée actuellement par notre système éducatif. Les premiers théoriciens de ce bon sens humain sont français et leurs textes, parfois de plusieurs siècles, sont toujours et complètement d’actualité. Ils ont inspiré les américains en leur temps et aujourd’hui ils sont les « gourous » du décollage de l’Asie toute entière. Qui les connaît en France parmi nos étudiants ?

On ne fera pas gagner le Prix de l’Arc de Triomphe à un cheval boiteux et il ne s’agira pas là de formater, avec une « pensée unique » notre jeunesse. Or aujourd’hui c’est bien la seule pensée économique marxiste qui est enseignée par nos enseignants et c’est là, la cause principale de l’absence de solutions pour la réforme dans toute notre classe politique . Ensuite il appartiendra aux individus de se déterminer entre ces deux conceptions sociales en pleine connaissance de cause. Et je ne crains pas qu’ainsi, demain, nous assistions à l’émergence d’une nouvelle génération qui, grâce à cela, tant dans les entreprises que dans la sphère étatique puisse comprendre les vrais moteurs de l’économie et nous aider à sortir de l’impasse dans laquelle se trouve la France.

Cette fondation pourrait ainsi financer des chaires d’économie libérale au sein des universités ou des cours dans les lycées ou encore des bourses de recherche et montrer que les ressorts naturels de la création d’entreprises ne peuvent exister que dans ce jeu libéral. L’économie collectiviste qui a encore cours dans notre pays est fondée sur la répartition de richesses que l’Etat ne sait plus provoquer. Et dans une telle économie et cela commence par l’école, cela consiste seulement à exiger des droits de la part des citoyens, c’est à dire chercher à vivre aux dépens des autres. Il importe bien de montrer que sur le long terme, seul l’intérêt individuel est un moteur à ce que des individus libres prennent des risques et créent des entreprises.

Pour la pérennité de notre tissu économique, il importe donc de restaurer en France et le plus tôt sera le mieux, la vraie connaissance économique de la liberté d’entreprendre. Si ce n’est pas aujourd’hui les patrons qui doivent le faire, faut-il attendre cela de la part d’un FMI demain? Alors faire œuvre utile, c’est pour l’UIMM, créer cette fondation et aider la population à sortir, d’abord par l’entremise de ses étudiants de l’impasse idéologique où les ont conduits nos « élites » enseignantes.

lundi, février 04, 2008

Déshonneur

Par Nicolas Dupont-Aignan, lundi 4 février 2008 à 12:51


"Les parlementaires français se rendent-ils compte à quel point ils vont aujourd’hui déshonorer leur fonction, affaiblir notre démocratie et rendre illégitime l’Union européenne ?

Comment ceux qui sont censés représenter, servir et défendre le peuple, peuvent-ils ainsi le trahir ?

Hélas, le lundi 4 février 2008 restera comme le jour où pour la première fois dans l’histoire de notre pays, le Parlement s’érige en censeur du peuple.

Pour préserver les formes et se donner bonne conscience, certains font encore semblant de croire que ce traité de Lisbonne est différent de la Constitution Giscard rejetée par le peuple français le 29 mai 2005. Mais tous ceux qui ont lu le traité de Lisbonne savent qu’il n’en est rien.

En vérité, le peuple n’ayant pas voté il y a deux ans comme les élites le souhaitaient, elles ont décidé tout simplement de passer outre. Mais plus grave encore, ce coup de force dans la forme se double d’une atteinte sans précédent à notre souveraineté nationale. En effet, ce traité par ses principales dispositions (généralisation de la majorité qualifiée, charte des droits fondamentaux contraire à la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, alignement sur l’Otan, etc.) met en cause le droit du peuple français à disposer de lui-même.

Bien entendu, aucune leçon n’a été tirée des échecs du passé, notamment sur le commerce international ou la monnaie. La nomenklatura française, UMP et PS confondus, a tout cédé à nos partenaires sans rien obtenir pour au moins rendre plus efficace le pouvoir oligarchique de la Commission et de la Banque Centrale européenne !

L’histoire a toujours défait les constructions politiques artificielles imposées par la force. Les parlementaires aujourd’hui, par un mélange inconscient de facilité et de lâcheté, vont décrédibiliser un peu plus nos institutions et rendre illégitime une construction européenne qui aurait besoin d’être réorientée et profondément réformée. Le temps viendra où, par la force des choses, cette Europe-là s’effondrera et il faudra alors rebâtir une Europe des Nations qui, autour de projets concrets et de coopérations libres, s’appuiera sur les peuples.

Le combat ne fait que commencer. A ceux qui seraient tentés par le renoncement ou la résignation, je rappellerai ce propos du général de Gaulle, qui prend toute sa force aujourd’hui : « Soyons fermes, purs et fidèles ; au bout de nos peines, il y a la plus grande gloire du monde, celle des hommes qui n’ont pas cédé. » "

mercredi, décembre 05, 2007

Sarkozy ou l’"Arsène Lupin" de la politique

Vous avez dit que la France était une démocratie ?

Après 200 jours, mettez bout à bout et dans son programme, ce que le Président Sarkozy a fait et dites-moi si, dans ces conditions, il aurait été élu?

Mes chers compatriotes, si vous votez pour moi, je ferais accepter par le Parlement l'inverse de ce que vous avez souhaité en ce qui concerne l'Union Européenne. Je continuerais les relations pour intégrer la Turquie dans l'Union et je ferais en sorte que les syndicats de fonctionnaires puissent bloquer la France dès l'automne pour défendre leurs intérêts corporatistes, exhorbitants d'iniquité en regard des statuts de ceux qui les font vivre avec leurs impôts, de plus en plus lourds.

Quant à la fonction publique et au poids de l'état, si je diminue de 10 ou 20.000 leur effectif au budget - sur plus de 5 millions - je reverserais cette économie à ceux qui restent sous forme d'augmentation. Pour relancer votre pouvoir d'achat à court terme, je vous laisserais utiliser votre épargne salariale qui était bloquée jusque là dans vos entreprises. Je donnerais par ailleurs des instructions pour qu'à cotisations égales vous soyez moins bien remboursés de vos frais de santé, afin de ne pas réformer cette institution tel que nos partenaires européens nous le demandent depuis longtemps. etc etc.

Est-ce de la politique fiction ? Est-ce du dénigrement systématique de Nicolas Sarkozy ? Je me moquerais de lui ou bien plus simplement je lui permettrais de mettre, avec 200 jours de recul et dans son programme, les seules choses qu'il a réalisées à ce jour? En ce qui me concerne si cela ne s'appelle pas de l'escroquerie, ce sont au moins des manœuvres dolosives. Il ne s'agit plus, simplement, ne pas tenir ses promesses, mais de faire le contraire de ce qu'ont demandé ses électeurs.

Et vous parlez encore de démocratie en France ? Aurait-il été élu et même face à Ségolène ROYAL avec un tel programme ? Je suis de plus en plus persuadé qu'avec ce personnage, on n'a d'ailleurs pas encore tout vu. Comment les français qui pensaient de bonne foi au printemps, porter au pouvoir un réformateur vont-ils prendre cela ? Comment vont-ils réagir ? Voter pour la « gauche » dont ils ont soupés ? Continuer à voter pour ceux qui se réclament de la droite malgré tout pour montrer une fois de plus qu’ils ne veulent pas du socialisme ?

Quel mauvais roman auquel nous assistons et sans rien de possible sauf à une véritable révolution pour sanctionner ce « foutage de gueule » ? Toute la classe politique française avec l’appui des médias qui opprime de plus en plus de monde et conduit la France dans une impasse. Un seul échappatoire pour tous ceux qui le peuvent encore, c’est celui de s’exiler. Avec encore moins de « richesses » à partager demain pour ceux qui restent. D’un coté les nantis de l’emploi et de la qualification encore demandée et tous les autres laissés pour compte de l’école et maintenant du monde du travail qui vont continuer à s’appauvrir et qui deviennent de véritables esclaves avec aucun autre avenir que celui de survivre au jour le jour en priant que la société d’assistance puisse durer le plus longtemps possible. Ce qu’elle ne saura faire.

Et cette « démocratie » serait un « modèle social » ? De moins en moins de personne le croient encore, mais comment pour eux se faire entendre si ceux qui se réclamaient il n’y a pas 6 mois encore d’une alternative à un socialisme létal, viennent de montrer au grand jour qu’ils ne sont que des « Arsène Lupin » de la politique ?

Car il est moins question ici de savoir si la politique menée par la gauche ou la droite doit prévaloir que de savoir si ceux que l’on souhaite élire ne vont pas faire l’inverse du « mandat » électoral qui leur a été donné ! Et l’on n’entend personne après un tel déni pourtant flagrant. « Blackout » des médias ou peuple de veaux ?

dimanche, novembre 25, 2007

De la "démocratie"

Quand je dis que l'on ne peut voter la tête dans un sac, c'est bien pour montrer à tous ceux qui se veulent démocrates, toute l'inanité de leur credo du moins à notre époque?

La démocratie ne peut exister s'il n'y a pas une totale transparence autour de tout ce qui accompagne, qui fait un choix. Et encore continue-t-elle à être toute relative car l'entendement n'est pas le même pour toutes les personnes. Je crois même qu'il est différent pour chacun d'entre nous. Tout ceci me laisse donc à penser que la démocratie ne peut exister. Et elle n'est qu'un alibi qui permet aux politiciens et chacun à leur tour de légitimer leurs actions. Que chacun en soit bien conscient.

Et l'exemple entre autres, du projet de constitution européenne en est un exemple flagrant. On produit un texte abscons et on le soumet au vote référendaire en 2004. Il n'y a que des technocrates qui pouvaient penser, Giscard d'Estaing en tête, que les français allaient l'approuver et dans le fond et dans la forme. Mais c'était compter sans le réflexe "franchouillard" qui, pour une fois nous a "sauvé". Echaudés par les "petites lignes" spoliatrices des contrats d'assurances, les français ont - c'est du moins mon avis - voté "NON" dans leur grande majorité, justement parce qu'ils se méfiaient à juste titre d'un texte incompréhensible pour eux. Et plus la campagne pour ce référendum perdurait, plus les gens s'en tenaient à l'expression de ce vote. En janvier 2004, le "OUI" serait passé, en octobre 2004, cela aurait été 60% de "NON" que nous aurions eu . J'ai lu ce projet et trop de choses y étaient inacceptables pour moi. Je me suis battu et j'ai essayé en provoquant et animant des réunions publiques d'être le prosélyte de ce "NON". Et que l'on ne s'y trompe pas, c'est devenu un "NON" à la technocratie. Et l'on voit bien ce que les politiciens vont faire de ce "NON". C'est bien représentatif de ce que l'"on" (le politicien) fait de la démocratie. Pour moi celle-ci ne devrait exister - et encore - que réservée à un aréopage de sages pour prémunir la nation d'un despotisme qui deviendrait liberticide si outrances.

Alors par quoi remplacer la démocratie pour régir notre beau pays ? Je crois que cela ne peut-être que par un despotisme éclairé et justement tempéré par un conseil de sages. Mais tout cela n'est "vivable" que si l'Etat limite son action à ses fonctions régaliennes. C'est ce dont nous avons besoin et ce que réclament les libéraux, du moins les vrais. Laisser faire les gens entre eux et "sécuriser" les "contrats" passés entre eux. Et dans une certaine mesure, c'est ce à quoi l'on assiste en Chine, pour ceux qui veulent voir les résultats d'une telle politique. Un régime de fer pour empêcher de transgresser les règles imposées par les "contrats", mais après que les individus s'entendent entre eux. Et l'on voit bien que par ajustements successifs, les équilibres se font et vont continuer à se faire sur le marché qui aujourd'hui ne peut-être que mondial. Et "l'étalon" de référence c'est le seul travail et le capital, rien d'autre. Mais cela conduit aussi à un équilibre dans la tête de ceux qui sont régis par de telles règles. Ils savent que s'ils travaillent plus et prennent aussi le risque d'entreprendre, ils élèveront leur condition. Et ceci quels qu'ils soient et de quelques origines qu'ils soient. Est-ce le cas en France aujourd'hui dans notre "société" ? Et comment la démocratie est-elle - comment d'ailleurs pourrait-elle - être appliquée dans cette Chine de près d'un milliard et demi d'habitants et de niveaux "intellectuels" tellement différents ?

Tout ceci montre bien que pour le seul "bien du plus grand nombre" et la capacité d'évolution des individus pris dans leur véritable individualité, la démocratie n'est pas une condition obligatoire. Et à partir de ce que l'on voit en faire en France par les "politiques", cette démocratie n'est qu'un mot qui finit, comme on le voit, qu'à servir à manipuler et à contraindre. Et comme on le voit aujourd'hui en France, dans la mauvaise direction. Mais comme le disait Lafontaine, "tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle casse". Les aménagements de ce constructivisme qui croyait ne plus avoir de fin, finit par montrer non seulement des limites, mais le rend de plus en plus irréformable. Et quand un "système" devient de plus en plus figé et à la fois irréformable, il n'existe plus que la solution de tout mettre à terre et de rebâtir depuis "zéro". Cela va peut-être être une chance pour la France. Cela va certainement donner le vertige à beaucoup de français, mais au même titre qu'à l'animal que l'on tient encagé et qui est brutalement et enfin, renvoyé à la nature. Il va s'adapter. Les français le feront aussi et ce sera un bien pour notre nation. C'est la force des choses. Et cela montrera s'il en était encore besoin que le mot démocratie n'était qu'une "tournure d'esprit" permettant à des individus d'en manipuler d'autres sous l'alibi de la recherche d'un fallacieux "intérêt collectif", mais qui n'est en fait que la "défense" d'un intérêt corporatiste, celui de la classe politique.

dimanche, novembre 11, 2007

Vous avez dit "blocage" pour les Universités françaises ?

Et l’on recommence, en particulier dans les universités, ce qui s’est passé au début de l’année 2006 lors du CPE. Assemblées générales fantoches et complaisance pour ne pas dire complicité de certains directeurs et médias et voilà l’université fermée !

Ce sont moins de 5 % des acteurs de l’université (étudiants, professeurs, directeurs) qui véritablement bloqueraient ces universités. Pour un spectateur extérieur cela peut paraître irréaliste, mais cela traduit bien, une fois de plus, la société française.

Quand on sait que c’est plus de la moitié des jeunes, donc des étudiants, qui auraient voté pour Sarkozy et son programme de réformes et en particulier pour l’autonomie des universités comme partout dans le monde occidental, cela peut paraître surréaliste que de ne pas voir s’exprimer, dans ces temps d’agitation étudiante, tous ceux qui, il n’y a pas si longtemps, la voulaient dans les urnes.

Je ne parle pas de les voir s’exprimer dans les grands médias - tenus par les forces de gauche, - mais de s’exprimer en allant « foutre une raclée » et en les sortant d’une enceinte où ils ne devraient pas être, à ces groupuscules de quelques dizaines d’individus.

Peur et docilité de français dans la soumission.

Docilité dans la soumission. Docilité dans le politiquement correct véhiculé par les médias avec la complaisance de la plupart de nos hommes politiques. Il serait de « mauvais ton » qu’un seul des 95% des acteurs restant se rebelle et avec la même agressivité combative que ces groupuscules, contre ce diktat d’une ultra-minorité.

Et pourtant empêcher cette chienlit pour les citoyens majeurs que sont la plupart des étudiants et professeurs ce serait bien faire preuve de civisme. Contre l’illégalité c’est aussi à chacun de remonter ses manches, de prendre ses responsabilités et de foutre dehors ceux qui s’arrogent, par des parodies de démocraties, de troubler impunément l’ordre public.

Demain, tous ces étudiants qui pleurent que leurs universités soient fermées et qui de ce fait ne peuvent étudier, devront faire preuve d’une autre combativité et d’une autre détermination dans leur vie d’individus dans le monde qui les attend. Et faire le coup de poing pour défendre leur »bien » qui est l’enseignement supérieur public, n’est pas, ne doit pas être répréhensible. Alors pourquoi, nous, autres citoyens, ne voyons-nous rien venir ?

Il semblerait donc en l’espèce que tous ces « étudiants » n’auraient rien à défendre. Que pour la grande majorité d’entre eux, ils n’attendent rien de leurs études supérieures à l’Université, qu’ils seraient là que pour avoir une peau d’âne dont chacun d’entre eux sait bien la perte de pertinence et de valeur.

Car enfin si ces études représentaient quelque chose à leurs yeux, il y a longtemps qu’ils se seraient occupé de faire le ménage, même à coup de barre de fer parmi ceux qui les prennent en otage. Attendent-ils que ce soit le Président de la République, en personne, qui les appellent solennellement à se révolter et à prendre les armes pour faire valoir leurs droits aujourd’hui bafoués ?

Et là pour une fois ce ne serait pas une mauvaise chose. Pourquoi ce serait toujours aux autres et à la police de monter au créneau, alors que ces provocateurs n’attendent que cela et la « bavure » ou l’incident éventuel à la Malik Oussekine, pour changer de sujet et faire oublier le fond. « Etudiants, prenez vos propres affaires en mains et montrez-nous que vous tenez à une université libre où la seule chose que vous désirez y trouver c’est le savoir et le savoir-faire ! » aurait franchement de l’allure.

Mais le principal problème de tous ces étudiants, ne serait-ce pas d’abord la peur. Peur de ne pas être dans le politiquement correct, peur pour leur intégrité physique dans une confrontation avec d’autres jeunes embrigadés qui eux ne l’ont pas. Peur de la mondialisation contre laquelle, il demandent (là dans leur plus grande majorité) à l’Etat de les protéger. Attendant encore une fois tout des autres.

Aujourd’hui c’est d’abord à eux qu’il appartient de relever la tête et de défendre ce en quoi ils croient. Et ce sera là le premier pas vers leur autonomie et leur liberté d’individu. Et ce sera d’abord pour eux le début de la confiance en eux, dont il leur faudra immanquablement faire preuve, dans les années à venir pour seulement vivre, dans la mondialisation inéluctable à laquelle ils seront confrontés. Cela c’est une certitude.