samedi, janvier 21, 2006

Reconquérir la devise de la République: Liberté, Egalité, Fraternité.

Cette devise est le pendant révolutionnaire de la Déclaration des droits de l’Homme de 1789. Je vous invite à relire cette déclaration, car dans l’énonciation de cette devise et des droits fondamentaux de 1789, c’est toute la philosophie du libéralisme économique et politique qui est dite. Pas plus, pas moins.

Les fondements de la révolution de 1789 avaient plusieurs causes mais les principales étaient des impôts de plus en plus spoliateurs contre le tiers-état, dont profitaient la noblesse et le clergé, qui non seulement avaient des droits, mais des exemptions d’impôts, ce qui aggravait les injustices ressenties par le peuple. De plus un système corporatiste dans tous les métiers, protégeait au bénéfice de quelques uns, le travail qualifié.

C’est pour mettre fin à tous ces abus insupportables que la révolution a eu lieu et qu’un groupe d’hommes de bonne volonté a appelé au changement pour libérer l’individu de toutes ces contraintes arbitraires qui figeaient la France dans un ordre conservateur de plus en plus insupportable pour les 25 millions d’habitants de l’époque.

C’est à partir de ce moment là et débarrassé du joug de cet état monarchique spoliateur que la France, grâce à l’initiative individuelle libérée, va s’industrialiser et que les inventions, de plus en plus géniales, vont apporter au fil des siècles le cadre de vie que nous connaissons aujourd’hui.

Mais cette croissance s’essouffle aujourd’hui, car on est sur beaucoup de plan revenu à une situation proche de celle d’avant la Révolution, par beaucoup d’aspects. Parlons de la Liberté, celle-ci est de plus en plus limitée par un nombre de lois dans tous les domaines qui, non seulement enlèvent à l’individu son libre-arbitre mais aussi l’empêche, par divers travers, d’entreprendre.

Au plan de la simple liberté de travailler, celle-ci n’existe plus également pour tous, puisque l’état interdit de travailler à tous ceux dont les capacités économiques n’atteignent pas un niveau permettant aux entreprises de les employer. En devant les payer sous peine d’être dans l’illégalité, le montant d’un smig pour 35 heures de travail par exemple pour les plus basses qualifications. Un système tout à fait similaire aux corporatisme du XVIIIème siècle qui laissaient dans la rue, mendiants, miséreux, journaliers.

Partant de là, il ne faut pas s’étonner ni des problèmes de révolte dans les banlieues, ni du fait que 50% de nos diplômés de grandes écoles s’expatrient. Et ce n’est pas notre système social pour lequel nous assistons à une fuite en avant financière scandaleuse, sous prétexte de “paix sociale”, qui va changer le mal être de vivre en France sous les gouvernances social- démocrates que nous connaissons depuis plus de 30 ans.

Avec cette perte, de plus en plus grave, de Liberté, les individus voient s’éloigner de plus en plus le principe de l’Egalité. Aujourd’hui par exemple, 3 à 4 fois moins d’enfants, d’origine modeste, peuvent bénéficier de “l’ascenceur social”, par rapport à ce qui se passait 40 ans auparavant. Nous sommes de moins en moins égaux devant la justice, de moins en moins égaux en terme de droits, nous régressons de plus en plus sur ces deux points en particulier et cela devient insupportable pour tous. Tant pour ceux qui en souffrent, que ceux qui voient d’autres en souffrir.

Quant à la Fraternité, ce sentiment de compassion est toujours ressenti par les français - toujours aussi généreux lorsqu’il s’agit de donner de leur propre chef comme pour les collectes spontanées de genre téléthon - mais supportant de moins en moins de se voir “ponctionner” par un’état irresponsable, à travers de plus en plus d’impôts et de taxes, pour une “redistribution” qui devient de plus en plus contestable et au bénéfice de personnes qui ne leur paraissent pas le mériter.

Si notre société est aujourd’hui malade et bloquée, c’est que le régime social-démocrate qui lui est appliquée depuis l’après-guerre vient de la conduire après moult renoncements démagogiques et sans savoir vraiment où elle allait, dans les mêmes travers que ceux qui ont provoqués la Révolution en France il y a plus de 2 siècles. Il n’y a plus de privilèges issus de la monarchie, mais un pouvoir, domaine réservé de quelques uns qui finissent par se coopter, tout comme du temps des corporations et autres “charges royales”.

Aux mêmes maux les mêmes remèdes doivent aujourd’hui être appliqués. Il importe de libérer l’individu. Et comme en 1789, c’est par le libéralisme que cela pourra se faire. Comme l’a montré d’évidence toute l’Histoire du XXème siècle. Le collectivisme et l’excès d’étatisme sont de mauvaises choses. Tournons leur le dos.

9 commentaires:

Kelvin a dit…

Kia Ora (Hello) from a blogger down under in New Zealand. I was surfing the blog world when your blog popped up. I cannot understand your language, but I thought I would say hello & all the best for 2006.

Libéralisateur a dit…

Thanks and I return your Hello and best wishes for 2006.

Could, french people, learn and understand, your previous experiment to reduce state's power.

We need it !

We'll show to whole world that we could be, one more time, an exemple to reconquer our freedom

Libéralisateur a dit…

Complement for Kelvin and others.

You could go to this URL :
http://www.google.com/language_tools?hl=fr

and ask for a translation with the URL you need. It's perhaps not very good but it's closer to your mind that french.

Bye

Gisli Sursson a dit…

Tout à fait d'accord avec vous. Peut-être faudrait il néanmoins procéder à une opération cosmétique sur la DDH en la purgeant des quelques points de droit positif qui la minent.

Libéralisateur a dit…

Je suis bien sur d'accord.

Mais dans la révolution que nous devons faire en France pour sortir de la crise il faut un discours simple et compréhensible par le plus grand nombre.

Dire que nos dirigeants actuels dénaturent gravement les DDH énoncés par les révolutionnaires et qui sont des valeurs universelles doit être mobilisateur.

Et plus si affinités. Le mieux est l'ennemi du bien.

Merci pour votre mot

Simon a dit…

Bonjour jeune bloggeur libéral et militant actif de Liberté Chérie, je viens de découvrir votre blog.. plutôt intéressant.

Seulement vous devriez le faire connaitre un peu plus sur les réseaux libéraux...

pensez par exemple à vous faire référencer sur http://reseaulib.org/ et http://www.peres-fondateurs.com/ultima

ce sont des "chronos" qui regroupent les derniers articles de blogs libéraux..

Bien à vous

Libéralisateur a dit…

Merci à vous Dostix de votre intérêt et des 2 adresses données.

J'ai essayé de le faire aussitôt, mais je ne sais si cela va marcher. Ce qui ne m'empêchera pas d'insister.

Cordialement

furgole a dit…

Il est vrai que la révolution française était en partie (mais en partie seulement) due à la pression fiscale. Mais remettons les choses en place : la pression fiscale globale à l'époque était de 2 % dans la plus grande pays, et de 1 % dans certaines régions à statut spécial, comme la Bretagne. Il est vrai que cet impôt était inégalement réparti, tout comme aujourd'hui. Il est vrai aussi que les corvées notamment d'entretien des routes, étaient mal ressenties par le monde paysan. Mais, à bien des égards, la France d'ancien régime serait un paradis de liberté, comparée à la France républicaine d'aujourd'hui.

Libéralisateur a dit…

Le problème de l'impôt tenait plus dans le fait que certaines classes sociales en étaient exonérées. C'était là une injustice et c'est d'abord l'injustice plutôt que la misère qui déclenche les révolutions.
Mais surtout, à mon avis, le fait que certains et avec les protections étatiques, monopolisaient le droit des individus à travailler.
Mon analyse de la situation actuelle est que cette protection de ceux qui travaillent (salaire minimal, nb d'heures maximales, licenciements etc) empêche tous les non qualifiés (au dela de l'immigration par la carence de notre système éducatif) d'accéder au simple droit naturel de gagner leur subsistance avec leur propre travail.
Le droit à jouir de son travail est plus important que de recevoir de l'aide sociale qui ne peut qu'avilirn sur le long terme et surtout structurellement. Le marché du travail étant de plus en plus faussé, cela ne peut se terminer qu'en révolution, même si la pression est longue à couver dans la marmite. Mais le château fera plus de bruit en tombant.