mercredi, janvier 18, 2006

Discriminations, les pieds dans le plat !

Les lois technocratiques contre les discriminations, en France, sont mauvaises. Elles doivent être abolies. Pour être acceptable, une loi doit être consensuelle et applicable sans arbitraire, ces mesures sont tout le contraire.

Personne ne peut nier que dans une collectivité, quelle qu’elle soit, les personnes qui la composent œuvrent de concert dans une communauté de valeurs. Personne ne peut nier non plus que les valeurs de l’islam ne sont pas et de loin les mêmes que celles de la judéo-chrétienté et en particulier sur les points que sont leurs rapports avec la femme et la notion de respect de la parole donnée, pour ne parler que de ces deux points.

L’entreprise, comme la nation, est un corps vivant où tous les acteurs doivent “fonctionner” de concert. On n’en est plus aux caricatures de Charly Chaplin, où les travailleurs, dans un travail posté, n’étaient ni plus ni moins que des “machines”. Chacun sait bien, pour le vivre dans sa sphère associative ou professionnelle que, dans une entreprise et quelle que soit sa taille, si tous les participants prennent à cœur d’aller dans la même direction et en partageant les mêmes valeurs, l’entreprise est performante et peut évoluer dans l’environnement qui est le sien.

Au contraire et il n’y a pas un seul contre-exemple d’entreprise qui serait performante alors que ses participants verraient leurs relations interpersonnelles ne pas être optimales. C’est donc le rôle principal du Chef d’entreprise qu’à coté de la prospective à moyen et à long terme, il s’attache à ne réunir que des gens partageant les mêmes buts et les mêmes valeurs.

Dans ses choix, il est bien évident qu’il va chercher en permanence à créer une “équipe” homogène ou complémentaire dans la compétence la meilleure, mais surtout dont les participants auront la même conception des relations interpersonnelles, afin de faciliter la communication entre tous, facteur essentiel de réussite du groupe.

De plus les lois du code du travail en vigueur l’empêcheront, par le principe de précaution cher à certains, de prendre le moindre risque d’avoir à se séparer dans les mois ou les années qui suivront l’embauche d’une personne, pourtant compétente dans l’emploi, mais dont la manière d’aborder ces fameuses relations interpersonnelles dans l’entreprise, ne sont pas celle du groupe. Comment dans ces conditions penser que les personnes se réclamant d’une religion ne portant pas les mêmes valeurs que la majorité de la population, ne puissent pas être discriminées. Cela me semble une évidence. Et il ne sert à rien de procéder à des tests “en aveugle” pour s’en convaincre. Si ces lois “anti-discriminatoires” n’existaient pas et avec elles la peur de se voir condamner pénalement, tout cela serait étalé au grand jour par les intéressés. On ne peut tout concilier et son contraire.

Comment dans les limites de ce qui précède, des technocrates peuvent prétendre imposer à l’entreprise ou à d’autres communautés, des lois réduisant les choix de ceux qui ont à faire fonctionner les hommes de ces structures en complètes interactions. C’est bien mal connaître les mécanismes, non pas seulement de l’entreprise, mais du management des hommes. Chacun sait que dans n’importe quel groupe d’individus, lorsqu’il y a au sein de ce groupe un “mouton noir” et que le “manager” du groupe ne l’écarte pas, c’est la productivité et la réussite du groupe qui en sont gravement affectés. Un chef d’entreprise, dans l’économie que nous connaissons actuellement peut-il se le permettre lors d’une phase de recrutement?

A qui la faute ? A des lois qui ne sont pas adaptées et à des manœuvres politiciennes et technocratiques pour faire croire le contraire. Car lorsque l’on ne porte pas les mêmes valeurs, l’on peut vivre “à coté” mais difficilement “avec” dans certains cas et l’entreprise en est un. Le chef d’entreprise, sur son capital risqué et la société toute entière a besoin que certain de ses membres soient “porteurs” de tels risques, doit être seul Maître à bord de son entreprise et lorsque l’état lui impose par des lois, des entraves à des choix qui sont capitaux pour la réussite espérée, il ne faut pas s’étonner que celà n’incite que de moins en moins à entreprendre.

Il ne s’agit pas là d’un quelconque racisme ou autre ostracisme contre certaines populations. Il y a sans aucun doute un effet d’amalgamme, mais comment s’en défendre quand on sait combien il est difficile dans l’état actuel des lois sociales de licencier, ceux qui pourtant devraient l’être sur ce motif aussi capital pour la survie du groupe que d’être sur un marché porteur. Il est dommage que tout cela échappe à nos politiciens. C’est le fait qu’ils soient complètement coupés de la société civile qui provoque cette méconnaissance de leur part alors qu’ils veulent intervenir en légiférant sur ce terrain.

Il importe donc, dans les relations interpersonnelles, si on veut voir la France sortir de son bourbier, de supprimer de telles lois, qui non seulement sont anti-économiques, mais font preuve d’une méconnaissance absolue de la nature humaine. Comme si les technocrates, dans le but de tout vouloir contrôler et régenter avaient oubliés qu’ils avaient à faire à des hommes. Je crois que dans leurs bureaux et loin du monde c’est malheureusement bien souvent ce qu’ils pensent.

De la même manière en ce qui vient d’être démontré pour les embauches, qu’en est-il des licenciements avec non seulement les lois que nous connaissons mais celles voulant prévenir le racisme - qui sont de la même veine - lorsque l’entreprise veut se séparer d’une personne d’une autre race que celle de la majorité des français. Comment faire la part du subjectif lorsque l’entreprise doit pourtant avancer et faire des choix.

Dans un temps où tout doit être fait pour “libérer” à tout point de vue l’entreprise tant la concurrence est de plus en plus rude et alors que chacun sait que ce sont elles qui font la richesse de la France, l’on assiste au contraire à la restriction de plus en plus manifeste de ses marges de manœuvres. C’est un véritable suicide de notre société auquel nous assistons. Il faudra que les français écartent en 2007 et 2008 tous ces fossoyeurs.

Et comme il ne faut pas terminer, en ce qui me concerne, une analyse en laissant le lecteur se dire qu’il n’y a plus rien à faire, je vais vous donner ma solution pour ce problème. Faire d’autres lois est une chose impossible, tout le monde le sait. Il ne reste que la solution de réformer en supprimant des lois. Pour ma part je supprimerais toutes celles ayant attrait au racisme, au harcèlement moral et tout le code du travail. Que chacun des lecteurs de “bonne volonté” analyse dans toutes ses composantes ce qui se passerait dans toutes les situations qu’ils pourraient imaginer si ces lois n’existaient pas. Je l’ai fait et cela marche. Mais c’est peut-être trop simple quand on sort de l’ENA.

2 commentaires:

Gérald Alexandre Roffat a dit…

Il est vrai que la réussite d’une entreprise dépend du degré d’adhésion de ses salariés. L’entreprise gagne à ce que ses salariés partagent les valeurs de l’entreprise et développent de bonnes relations interpersonnelles. Je suis de votre avis.

Par contre, vous semblez supposer que des relations interpersonnelles de qualité ne sont pas possibles entre adeptes de différentes religions et personnes d’origine différente. C’est sur ce point que vous faites selon moi une erreur, lorsque vous évoquez le monde de l’entreprise. Prenons par exemple, les valeurs de la poste : « La Poste : une entreprise accessible à tous, attentive, proche de chacun, acteur du développement de la société. » Les valeurs de cette entreprise peuvent être partagées par tous.

Vous rêvez de supprimer les lois contre l’incitation à la haine raciale, le harcèlement moral et toute la législation sur le travail. Votre programme pour l’épanouissement de l’homme me semble plutôt un programme pour l’épanouissement des plus forts.

Vous parlez de survie mais c’est justement la diversité qui donne la meilleure garantie de survie. Regardez la nature et les conditions de survie des espèces.

Gérald Alexandre Roffat
http://recrutement.over-blog.com/

Libéralisateur a dit…

Je suis content d'avoir déjà votre accord donné dans votre premier paragraphe.

Sur votre deuxième paragraphe, je veux juste vous faire savoir que sur 40 années de vie professionnelle j'ai été 35 ans chef d'entreprise. Je ne pense pas me tromper beaucoup dans mes affirmations quand j'ai commencé les 5 autres premières années, comme manutentionnaire puis employé de banque et ayant fait mon service militaire comme officier.

Ceci dit, dans les deux points suivants que vous évoquez, d'abord celui des relations personnelles avec des personnes d'origines et de religion différentes de la mienne, je suis, par les hasards de la vie actuellement ami entre autres et ayant beaucoup d'affinités intellectuelles, avec un cambodgien, une chinoise, un béninois, un sénégalais et un togolais et j'ai en son temps embauché comme responsable informatique un sénégalais de 30 ans exceptionnel pour être arrivé à 21 ans comme ouvrier chez Renault à Flins sans avoir été à l'école dans son pays si ce n'est d'y avoir appris à lire et à écrire. Comprenez que je sache faire la part des choses dans mes propos.

Sur votre exemple de la Poste, je pensais justement à cette entreprise pour avoir dans certain secteur des "chasses gardées" pour les antillais. Pour ne pas être long je ne m'étendrais pas là-dessus. Mais un autre exemple d'esprit d'entreprise qui "change tout", l'exemple d'Air France. Je prends depuis 15 ans l'avion chaque année pour aller dans l'Ohio, une ou deux fois l'an. Air France essayé au départ, avait un service détestable et je préférais voyager sur Delta Airlines. Après le passage de Christian BLANC, la réactivité de ce personnel a changé du tout au tout et je préfère aujourd'hui Air France et de loin. Dans le même temps Delta, au bord de la faillite, emploie un personnel démotivé et désagréable et je vois la différence quand Air France au dernier moment m'oblige à utiliser, avec leurs arrangements, un vol Delta. Aujourd'hui Air France est une des compagnies aériennes mondiales qui gagne le plus d'argent.

Ce sont aussi les lois contraignant les licenciements qui empêchent à terme les "ajustements" lorsque l'esprit de groupe devient dévoyé par un "mouton noir" et de ce fait l'entreprise va au tapis. Dans son "principe de précaution" le chef d'entreprise ne veut pas faire d'essais et écarte ceux qui ont le moindre risque d'avoir des valeurs qui peuvent se révéler, parfois dans le temps, néfaste au groupe.

Je rêverais de supprimer certaines lois, ce n'est pas un rêve je prédis qu'elles seront supprimées tôt ou tard. Elles ne sont pas consensuelles et font preuve non pas de sagesse, mais d'une méconnaissance totale de l'âme humaine. Je vais mettre en ligne la "déclaration des droits de l'homme et du citoyen" de 1789 sur ce blog et vous y retrouverez ce qu'est le concept de "liberté" que vous ne semblez pas comprendre dans son humanisme.

Nous sommes ce que nous sommes et c'est cette vie que nous devons vivre, il y a des forts, il y a des faibles, des beaux des laids, des personnes intelligentes et d'autres moins, mais dans tout celà ce n'est pas des lois qui vont y changer quoique ce soit. L'égalité et le bonheur ce n'est pas celà. C'est de vivre à sa place et n'attendre de richesse et de son évolution personnelle que de son travail, à quelque niveau que l'on se trouve. Et ce n'est absolument pas la richesse qui va départager les hommes là-dessus. Seulement le sentiment d'injustice.

Pour ce qui est de la nature, je vous remercie encore de me donner une telle perche pour mieux vous faire comprendre mon propos. C'est sur que la nature est un équilibre et que c'est seulement l'homme qui perturbe cet équilibre. Mais cet équilibre, c'est aussi le lion ou les autres fauves qui mangent les plus faibles des herbivores etc etc. Alors, quand ceci se verra remis en question, je veux bien que l'on rediscute de cet égalitarisme que vous me semblez aujourd'hui, dévoyer dans son concept.