mercredi, février 01, 2006

Les trois coups de la Comédie présidentielle

Il semblerait, aux premiers échos que j’en ai, que nos classiques de la politique nous préparent pour 2007 un remake de la politique politicienne que nous subissons depuis plus de 30 ans et je m’explique.

Dans les grands partis de gouvernement que sont le PS et l’UMP, les candidats à la candidature sortent des livres et cherchent à ratisser le plus largement possible les électeurs qui vont encore voter, tant la différence entre tous ces ténors en matière de doctrine est mince. Et dans cet espace étroit, l’UDF veut être au centre et surtout gagner des voix de gauche puisque le candidat du PS va être obligé, en fonction de ce que je viens d’exprimer, de se positionner carrément à gauche. Manoeuvres de clientélisme obligé dans la fausse démocratie que nous subissons depuis trop longtemps.

Et puis une foule de petits candidats qui savent qu’ils ne seront pas élus et qui viennent à cette élection au pire pour témoigner des intérêts corporatistes dont c’est leur fonds de commerce que de les défendre et au mieux pour gêner ces messieurs (ou dames) les premiers nommés et essayer de grappiller des sièges pour leurs désistement prévisibles.

De projet pour la France, de vision lointaine de ce que sera notre pays dans le monde que nous vivons chacun de nous et de plus en plus, rien.

Le monde bouge depuis 20 ans et va très certainement bouger encore plus dans les 10 ans qui viennent et que font nos professionnels de la politique quand il veulent briguer le mandat suprême, ils ne font que leur petite cuisine. Comme s’ils étaient incapables de la moindre vision alors qu’ils veulent être le guide ultime pour 5 ans.

Et l’on assiste comme jusqu’alors en France à la comédie politicienne rabâchée jusqu’à la nausée par cette bien piètre troupe. Celui qui a le rôle de l’opposant veut sortir les sortants, celui qui est dans le rôle du gouvernant diabolise son opposant et cela lui tient lieu de programme de candidature.

Mais ces beaux parleurs (à nos frais) oublient les leçons des élections de juin 2002 et du printemps 2004 qui ont suivies. Par manque d’imagination et en mal de solutions ? Et encore les élections du 29 mai 2005 où ce sont tous les partis de gouvernement qui se sont fait sortir et surtout par le fait que ce soit avec le concours de 20% des électeurs qui avaient l’habitude de s’abstenir (certainement parce qu’il n’y avait pas de vrai choix).

Alternative Libérale, le parti qui veut redonner ses lettres de noblesse au libéralisme et qui ne ne veut défendre aucune “chapelle”, si ce n’est l’individu tout court, doit profiter de ce désert d’idées et de promesses qui ne seront pas tenues, pour annoncer la réforme dont la France a besoin.

Et ce programme doit être simple et compréhensible de tous les français. Il faut non seulement remettre la France au travail, mais aussi permettre à tous ceux qui vivent en France de travailler pour vivre. Cela passe obligatoirement par la suppression radicale du Code du travail et un moratoire sur la répression du travail au noir. Qui cela va gêner ? Certainement pas tous ceux qui sont au chômage aujourd’hui et qui en ont honte. Supprimer le code du travail, c’est supprimer tous les freins aux licenciements et l’embauche reprendra. C’est aussi supprimer le salaire minimum et ceux qui seront demain payés au niveau du smig le seront parce qu’ils le méritent. L’âge de la retraite en France sera comme dans la plupart des pays européens ou des pays occidentaux, 65 ans au minimum. Comment faire autrement si ce n’est en tirant des chèques dont nous laisserions le paiement à nos enfants.

Le programme libéral et la vision de la société demain c’est celle d’une société libre où tous les citoyens sont égaux et ont les mêmes droits à la naissance. Leurs positions à l’arrivée dépendra du talent et du travail de chacun, mais est-ce injuste ? Et cela passe par l’abrogation de toutes les lois sur le racisme, le harcèlement moral, les discriminations et par l’affirmation stricte de la laïcité.

Et dernière mesure démocratique en regard à ce à quoi nous assistons depuis trop longtemps, c’est l’interdiction de faire grève pour tous les fonctionnaires d’état ou territoriaux. Il est proprement inadmissible de se dire démocrate et laisser la politique se faire dans la rue en prenant la France en otage, alors que leur projet a été rejeté par les français quelques mois plus tôt.

Pas plus pas moins. Il n’y a pas de recherche de clientélisme là-dedans. Seulement défendre l’individu contre tous ceux qui veulent sous différents prétextes mais toujours dans le même but, l’asservir à une classe dominante des nantis du système. Et ainsi la France, avec ces seules mesures, va rejoindre le concert des pays à forte croissance et redonner espoir et vision à long terme à tous ceux qui vivent sur son territoire. Un but pour être fier de notre nation.

Et ce ne sera pas une candidature de témoignage que notre représentant défendra, ce sera la vision de la société qui sera la nôtre demain. Que ceux qui croient encore que tous les menteurs habituels peuvent encore les guider, qu’ils votent pour eux. Mais nous porterons haut et fort les valeurs universelles qui permettront, c’est certain, à tous les autres d’enfin voter pour que la France gagne.

Dieu reconnaîtra les siens

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