mercredi, décembre 05, 2007

Sarkozy ou l’"Arsène Lupin" de la politique

Vous avez dit que la France était une démocratie ?

Après 200 jours, mettez bout à bout et dans son programme, ce que le Président Sarkozy a fait et dites-moi si, dans ces conditions, il aurait été élu?

Mes chers compatriotes, si vous votez pour moi, je ferais accepter par le Parlement l'inverse de ce que vous avez souhaité en ce qui concerne l'Union Européenne. Je continuerais les relations pour intégrer la Turquie dans l'Union et je ferais en sorte que les syndicats de fonctionnaires puissent bloquer la France dès l'automne pour défendre leurs intérêts corporatistes, exhorbitants d'iniquité en regard des statuts de ceux qui les font vivre avec leurs impôts, de plus en plus lourds.

Quant à la fonction publique et au poids de l'état, si je diminue de 10 ou 20.000 leur effectif au budget - sur plus de 5 millions - je reverserais cette économie à ceux qui restent sous forme d'augmentation. Pour relancer votre pouvoir d'achat à court terme, je vous laisserais utiliser votre épargne salariale qui était bloquée jusque là dans vos entreprises. Je donnerais par ailleurs des instructions pour qu'à cotisations égales vous soyez moins bien remboursés de vos frais de santé, afin de ne pas réformer cette institution tel que nos partenaires européens nous le demandent depuis longtemps. etc etc.

Est-ce de la politique fiction ? Est-ce du dénigrement systématique de Nicolas Sarkozy ? Je me moquerais de lui ou bien plus simplement je lui permettrais de mettre, avec 200 jours de recul et dans son programme, les seules choses qu'il a réalisées à ce jour? En ce qui me concerne si cela ne s'appelle pas de l'escroquerie, ce sont au moins des manœuvres dolosives. Il ne s'agit plus, simplement, ne pas tenir ses promesses, mais de faire le contraire de ce qu'ont demandé ses électeurs.

Et vous parlez encore de démocratie en France ? Aurait-il été élu et même face à Ségolène ROYAL avec un tel programme ? Je suis de plus en plus persuadé qu'avec ce personnage, on n'a d'ailleurs pas encore tout vu. Comment les français qui pensaient de bonne foi au printemps, porter au pouvoir un réformateur vont-ils prendre cela ? Comment vont-ils réagir ? Voter pour la « gauche » dont ils ont soupés ? Continuer à voter pour ceux qui se réclament de la droite malgré tout pour montrer une fois de plus qu’ils ne veulent pas du socialisme ?

Quel mauvais roman auquel nous assistons et sans rien de possible sauf à une véritable révolution pour sanctionner ce « foutage de gueule » ? Toute la classe politique française avec l’appui des médias qui opprime de plus en plus de monde et conduit la France dans une impasse. Un seul échappatoire pour tous ceux qui le peuvent encore, c’est celui de s’exiler. Avec encore moins de « richesses » à partager demain pour ceux qui restent. D’un coté les nantis de l’emploi et de la qualification encore demandée et tous les autres laissés pour compte de l’école et maintenant du monde du travail qui vont continuer à s’appauvrir et qui deviennent de véritables esclaves avec aucun autre avenir que celui de survivre au jour le jour en priant que la société d’assistance puisse durer le plus longtemps possible. Ce qu’elle ne saura faire.

Et cette « démocratie » serait un « modèle social » ? De moins en moins de personne le croient encore, mais comment pour eux se faire entendre si ceux qui se réclamaient il n’y a pas 6 mois encore d’une alternative à un socialisme létal, viennent de montrer au grand jour qu’ils ne sont que des « Arsène Lupin » de la politique ?

Car il est moins question ici de savoir si la politique menée par la gauche ou la droite doit prévaloir que de savoir si ceux que l’on souhaite élire ne vont pas faire l’inverse du « mandat » électoral qui leur a été donné ! Et l’on n’entend personne après un tel déni pourtant flagrant. « Blackout » des médias ou peuple de veaux ?

6 commentaires:

Caccomo a dit…

La déception est en effet à mesure de l'espérance. En campagne, Sarkozy galvanise les foules, notamment en disant qu'il y en avait marre de la repentance et de l'autoflagellation. Puis une fois élu, il participe à la commémoration à propos de l'esclavage, et en Algérie, il fustige la colonisation pour faire plaisir à ceux qui l'ont insultés quelques jours plus tôt. Pendant ce temps, nos ministres s'inclinent devant les syndicats...

spartacus a dit…

"Arsène Lupin » de la politique ?"

Oui, mais Arsène Lupin lui était un vrai gentleman !

Ne seraient-il pas plutôt des Ténardier ?

Libéralisateur a dit…

Bien vu Spartacus ! Sarko c'est le Canada Dry d'Arsène Lupin car c'est certain il ne peut qu'avoir l'âme des Tenardier.

Mais quand même escroc d'envergure car je suis sur que pour 50 % des gens ayant voté pour lui, ce qu'il vient de faire en 200 jours n'est pas suffisant pour qu'ils ne continuent pas à lui faire confiance !

Je vais peut-être finir par changer mon tître, car Arsène Lupin (j'allais écrire AL et cela ne collait plus) n'était certainement pas un menteur. Il ne disait que la vérité, parfois si grosse que l'on n'y croyait pas. Le "Tenardier" de la politique ne va pas non plus car son âme aurait tellement "transparue" qu'il n'aurait jamais été élu.

Peut-être le "Stavisky" de la politique. Aidez-moi et merci pour cette remarque des plus pertinentes, mais il faut bien faire des accroches. D'accord elle était aussi mensongère alors que c'est ce que je dénonce. J'enrage !

KALONDERO a dit…

Choisir entre SEGO et NIKO... c'est comme choisir entre la dame de petite vertu et le julot cassecroute...
PESTE ou CHOLERA !
Dieu merci je suis féodaliste

Josick d'esprit agricole a dit…

Tout arrive ! Enfin seulement, je découvre votre blog. Belles interventions chez Caccomo. Vous êtes nettement plus qualifié que moi pour répondre.
Cordialement

Libéralisateur a dit…

Merci Josick pour ce compliment.

Je lis aussi vos commentaires avec intérêt.

Plus qualifié que vous, pourquoi ? Quand je pense que mon point de vue, sans langue de bois peut permettre dans un débat de faire réfléchir, je ne m'en prive pas. Internet le permet même si c'est assez restreint comme public.

Et le plus nécessaire pour le libéralisme que je souhaite défendre, c'est bien de dénoncer le faux libéralisme, car le sens des mots est la chose la plus importante à défendre. Sans lui, il n'y a plus rien pour communiquer. Il ne resterait qu'à subir.

Cordialement