samedi, août 05, 2006

La "mère" des réformes pour la France, celle de sa fonction publique !

Il n’y aura pas de réformes en France sans commencer par celle de sa fonction publique.

Par contre celle-ci effectuée, la France enfin, pourra entrer dans la modernité du Monde. Il ne faut pas être fin observateur pour s’apercevoir que depuis des décennies, non seulement cette « caste » prend la société civile en otage au gré de ses revendications corporatistes, mais refuse dans le même temps la moindre réforme de son organisation. Elle entend, à l’aube du XXIème siècle, continuer à fonctionner, non seulement dans l’organisation du travail, mais aussi dans la gestion des Ressources Humaines, comme elle le faisait il y a des dizaines d’années.

Quand sur ces 20 dernières années et grâce à l’informatique, les entreprises mondiales ont vu leurs effectifs administratifs, fondre de plus de 30%, la fonction publique voyait, elle, les siens, passer en 20 ans de 4 à 5 millions soit une augmentation de 25% ! Or la gestion de la collectivité publique revient essentiellement à de l’administratif. Ajoutons à cela un « cloisonnement » de circonstance en 1.500 corps différents qui ne « s’interpénètrent » pas et l’on voit rapidement que le « mammouth » va être dur à bouger !

Ce qui est d’autant plus grave, c’est que cette population et ceux qu’elle fait vivre, érigée en véritable Etat dans l‘Etat ne fonctionne plus pour le bien de l’ensemble de la collectivité des français, le bien et le service publics, mais avec comme principale finalité de toujours créer de nouveaux emplois dans lesquels ils arrivent à se coopter, sans s’occuper si ceux-ci ont une véritable utilité publique. De plus en plus comme un véritable « cancer » létal pour l’ensemble de notre société.

Les agents de cette fonction publique, « forts » d’un « statut » léonin et archaïque ont pu, dans le même temps, prenant à maintes reprises la France en otage, faire évoluer les relations du travail dans la société civile – alors que cela ne les concerne pas directement – jusqu’à ce que ce « Code », figeant les relations employés-employeurs, bloque de plus en plus les nouvelles embauches en France. C’est d’autant plus dommageable à l’ensemble de la population, que le marché mondial s’imposant de plus en plus, nous assistons à un exil, caché par les pouvoirs publics, de tout ce qui fait la richesse d’un pays, ses jeunes entrepreneurs et ses capitalistes.

Et la « partition » de « mise en musique » de la réforme de cette fonction publique est non seulement simple à énoncer, mais aussi complètement compréhensible par l’ensemble des français. Un seul bémol à cette « révolution », c’est que, sur un vote démocratique auquel participeront aussi – un peu anormal toutefois - ceux qui « vont perdre ces avantages exorbitants de légitimité », ces derniers commencent à devenir aussi nombreux que ceux qu’ils « rançonnent » ! Il est à souhaiter que dans un sursaut de lucidité une grande partie d’entre eux se rendent compte qu’ils sont en train de « tuer la poule aux œufs d’or ».

Cette «mise en musique » devra faire l’objet d’un référendum global auprès de la population et passera invariablement par, d’abord une réforme constitutionnelle interdisant à tous agents, sous peine de révocation, de faire grève, comme d’ailleurs cela se passe dans nombre de pays industrialisés et aussi dans l’armée et la police en France. Ensuite il y aura la suppression des 1.500 corps différents pour une gestion globale des Ressources Humaines de cette fonction publique, tant sur tout notre territoire qu’au travers des différentes collectivités publiques ou les services de l’Etat, en fonction de la seule qualification et du mérite.

S’il ne s’agit pas là de supprimer l’emploi à vie de cette catégorie de français, la contrepartie c’est qu’un travail effectif devra être rendu pour autant que les aptitudes physiques et intellectuelles des personnes le permettent. Il ne doit plus y avoir chez cette population de personne, mise en « disponibilité » quasiment à vie, sous le prétexte qu’elle « bénéficie » d’un poste qui, soit n’existe plus, soit qu’elle a été déclarée inapte à le remplir. Et c’est le fait aujourd’hui de centaines de milliers d’agents de la fonction publique ! Dans l’état actuel des finances de la France et quand on sait que c’est la société civile et elle seule qui supporte cela, c’est proprement inadmissible.

Tant pour leur retraite que pour ceux inaptes à remplir le moindre emploi public, ce sera le droit commun qui devra s’appliquer et ce sera juste ! Sous quelques années, ces quelques mesures « révolutionnaires » dans le sens d’une véritable justice sociale pour l’ensemble de notre nation, permettront à la France et aux français de reprendre courage et de rejoindre le « peloton de tête » des nations, place qu’elle n’aurait jamais du quitter.

Il semble évident que cette réforme de la fonction publique et je n’ai même pas parlé de « recentrer l’Etat sur ses simples fonctions régaliennes » va contribuer à faire baisser dans les 10 prochaines années les effectifs de cette population de près de un million de personnes si on s’appuie aussi sur les nombreux départs en retraite. Ceci diminuera d’autant la pression fiscale sur la société civile, pourvoyeuse de richesses.

Il est aussi tout à fait évident qu’une levée de boucliers, tant de la part de « biens pensants » désinformés, ainsi que de ceux pour qui « la vie de château » va se terminer, va avoir lieu devant de telles mesures pourtant légitimes et de justice sociale. Mais qui va pouvoir honnêtement me démontrer que le redressement de la France pourra se faire sans ce « passage obligé » par la « mère » des réformes, celle de sa fonction publique.

2 commentaires:

baptiste jacomino a dit…

je ous invite à lire sur ce sujet ce texte de françois fillon sur l'administration française : http://strani.over-blog.com/article-3503236.html

Libéralisateur a dit…

Il s'agit là de l'Education Nationale et cette "péripétie" montre bien qu'il n'y a aucune transparence entre la gestion de notre Administration et les français.
Fillon connait les chiffres et son "affirmation" est véritablement tendancieuse à ce titre. Il pourrait dire, au lieu de 50%, le nombre de postes que cela représente. Et aussi nous dire combien de "fonctionnaires" de l'Education nationale sont en disponibilité. Peut être un nombre encore plus élevé. Et pourquoi ? parceque certains "recrutés sur concours" dans ce "mammouth" de 2 millions de salariés, sont incapables de remplir, par inaptitude, l'emploi qu'on leur rémunère.
Et ce n'est pas parce que ce Ministère, plus que tout autre, est mal géré, surtout à cause de la tutelle mafieuse des syndicats et que le "Pouvoir" ne veut "troubler" la paix sociale, que les français devrait une fois de plus remettre la main à la poche pour faire cesser une situation (le remplacement des absents) qui est inadmissible.

Cela donne encore plus de poids à mon article, il importe au plus tôt de réformer la "fonction publique".

Merci pour votre intervention.